Regardez d’abord autour de vous
À remarquer
- Le dôme à huit pans
- Les colonnes de fer
- Les parties vitrées du toit
- Les gouttières de marbre
L’histoire du lieu
Le marché a reçu le nom du quartier. San Telmo est une forme abrégée du nom de Pedro González Telmo, prédicateur dominicain du treizième siècle. Il était vénéré comme le protecteur des marins et des pêcheurs ; dans le quartier portuaire de Buenos Aires, une paroisse porta son nom, puis le quartier, et enfin le marché fut nommé d’après le quartier.
À la fin du dix-neuvième siècle, des milliers de nouveaux arrivants d’Europe s’installaient dans les conventillos locaux. Ils avaient besoin de produits près de chez eux, et les commerçants de lieux permanents protégés de la rue. L’ancien marché occupait la place voisine, l’actuelle Plaza Dorrego. En mille huit cent quatre-vingt-dix-sept, José Ocantos, propriétaire de la nouvelle entreprise, y ouvrit un marché alimentaire couvert. Les anciennes rangées d’étals de la place fermèrent ensuite.
L’architecte Juan Antonio Buschiazzo conçut le bâtiment pour les denrées périssables. Il entoura la halle intérieure de boutiques ayant des entrées distinctes depuis la rue : les espaces extérieurs retenaient la poussière avant qu’elle n’atteigne la viande, le poisson et les légumes. Des colonnes de fer libéraient de la place pour les étals, des parties vitrées du toit apportaient la lumière du jour, et le haut dôme ainsi que les ouvertures assuraient la ventilation.
Chaque vendeur louait un petit emplacement dans cette halle. Un collecteur passait chaque jour aux étals pour percevoir le paiement. Il n’y avait pas encore de réfrigérateurs : les commerçants brisaient de la glace pour le poisson, et gardaient les poules vivantes dans des caisses de bois jusqu’à leur vente même. Des Polonais, des Napolitains et des personnes originaires de Sorrente et de Galice y gagnaient leur vie. Les acheteurs demandaient des produits auxquels ils étaient habitués dans leur ancienne vie ; c’est pourquoi un même marché proposait des charcuteries espagnoles, des saucisses allemandes, des châtaignes et du pain portant des étiquettes destinées aux immigrés d’Europe de l’Est.
Les acheteurs furent si nombreux que les propriétaires agrandirent le bâtiment à deux reprises. En mille neuf cents, ils aménagèrent une galerie vers la rue Defensa. En mille neuf cent vingt-deux, ils ajoutèrent une aile plus large avec deux passages parallèles vers la rue Estados Unidos. Le marché occupa ainsi presque tout le pâté de maisons et obtint quatre sorties.
Plus tard, les supermarchés retirèrent aux commerçants une part importante de leurs clients. Au milieu du vingtième siècle, on comptait ici environ vingt poissonneries ; puis la dernière disparut. Des antiquaires commencèrent à louer les espaces libérés, dans le sillage des acheteurs de la foire voisine. L’un d’eux, Manuel « Kike » Fernández, y vendit des objets anciens pendant plus de trente ans. Les boutiques d’antiquités occupèrent d’abord la galerie vers la rue Defensa, puis des cafés et de petites cuisines apparurent entre elles.
Sous le dôme à huit pans se trouve le noyau de mille huit cent quatre-vingt-dix-sept : on y vend toujours de la viande, des légumes et d’autres produits alimentaires. Le couloir d’antiquités vers la rue Defensa fut ajouté trois ans plus tard, le double passage vers la rue Estados Unidos vingt-deux ans après. Les étals de poisson et les caisses de poules vivantes ont disparu ; les fermes de fer, les gouttières de marbre et le découpage de la halle en petits emplacements loués ont été conservés.
Sur place
Tous les jours 9:00–20:00 selon le tourisme officiel de la ville ; certaines boutiques peuvent avoir d’autres horaires.
Vérifié : 1 juillet 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.Les passages peuvent être étroits : arrêtez-vous sur le côté et demandez l’autorisation avant de photographier les vendeurs. Le marché convient pour une pause, mais gardez du temps non seulement pour manger, mais aussi pour le bâtiment lui-même.
