Étape 2 sur 6

Vuelta de Rocha

Vuelta de Rocha / Plazoleta de los Suspiros

Le coude du fleuve montrera comment les ateliers du rivage ont contribué à transformer des navires marchands en une escadre de guerre.

15 min
Le quai de Vuelta de Rocha près de l’ancien port de La Boca.
Agustin Gagliardone · CC BY-SA 3.0; cropped/resized for app; ShareAlike applies
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À remarquer

  • Mât
  • Canon de marine
  • Buste de Guillaume Brown
  • Ancien pont transbordeur

L’histoire du lieu

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Le coude protégé du Riachuelo offrait aux navires un port naturel, et cette rive réunissait la voie fluviale et le travail des ateliers portuaires. Vuelta de Rocha tire son nom du négociant et propriétaire foncier Antonio Rocha, qui acheta ces terres au dix-septième siècle. Des charpentiers de marine réparaient ici les navires en bois, tandis que les calfeutreurs rebouchaient les joints de leur bordage. À l’emplacement de ce travail se trouve une placette commémorative qui ressemble à un pont de navire, avec un mât, un canon et un buste près de l’eau.

Le mât, le canon de marine et le buste de Guillaume Brown sont apparus sur cette rive bien après les événements pour lesquels ils y furent installés. Il ne reste rien des ateliers où l’on préparait les navires de son escadre.

Vuelta signifie coude. Rocha est le nom de famille du négociant et propriétaire foncier Antonio Rocha, qui acheta ces terres en mille six cent trente-cinq. Le coude protégé du Riachuelo servait de port naturel ; sur la rive travaillaient des charpentiers de marine et des ouvriers qui calfeutraient les joints des coques en bois.

Ce sont précisément eux dont Guillaume Brown eut besoin au début de mille huit cent quatorze. Les royalistes espagnols tenaient Montevideo, leurs navires contrôlaient les eaux du Río de la Plata et ravitaillaient la garnison assiégée depuis la terre. Le gouvernement de Buenos Aires acheta plusieurs navires marchands et chargea Brown de les transformer en une escadre de guerre.

Brown était un capitaine irlandais qui gagnait sa vie dans le commerce maritime et venait ici à bord de sa propre frégate. Il devait désormais couper cette même voie d’eau dont il s’était auparavant servi comme négociant. À Vuelta de Rocha, il installa une maestranza — des ateliers riverains de réparation et de ravitaillement — et la nomma Arsenal del Riachuelo. Des charpentiers et calfeutreurs locaux remettaient les navires en état, installaient leur armement et les préparaient à la campagne.

Le premier combat près de l’île Martín García se solda par un échec pour Brown, le onze mars. Quatre jours plus tard, il revint, débarqua des hommes sur l’île et força l’ennemi à se replier en amont du fleuve. Brown obtint ensuite l’autorisation d’attaquer Montevideo. Le dix-sept mai, son escadre écrasa les navires royalistes et, le vingt-trois juin, la ville, privée de ravitaillement maritime, se rendit. Les navires marchands achetés ne devinrent une flotte qu’après le travail effectué sur cette rive.

L’actuelle placette commémorative fut aménagée au milieu du vingtième siècle sous la forme d’un pont de navire. Le canon appartenait à la frégate sur laquelle Brown commandait déjà lors d’une guerre plus tardive contre l’Empire du Brésil ; c’est un objet commémoratif, non une pièce d’artillerie de la campagne de mille huit cent quatorze.

La placette porte un autre nom : Plazoleta de los Suspiros. Une tradition locale l’associe aux immigrés génois : ils seraient venus sur la rive attendre des lettres acheminées d’outre-mer, tandis que les marins se rassemblaient ici dans l’attente de nouvelles de ceux qui étaient partis en mer. Il n’existe aucun document sur des rencontres précises ni sur des lettres reçues ; il s’agit donc bien d’une tradition.

La placette elle-même apparut en mille neuf cent quarante-cinq, alors que l’ancien port n’existait déjà plus sous la forme familière aux immigrés. Le nom « Plazoleta de los Suspiros » ne fut officiellement adopté qu’en deux mille. De l’attente des lettres, il ne reste ici ni quai ni banc : seulement une inscription sur le plan de la ville.

Sur place

Temps sur place15 min
Point suivantFundación Proa : l’art face au pont
Entréede l’extérieur

Promenade ouverte ; pour l’itinéraire, empruntez le côté fréquenté près de Caminito et Pedro de Mendoza.

Vérifié : 28 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

Tous les principaux repères se trouvent à l’extérieur. Près de l’eau, il peut y avoir du bruit et du vent ; choisissez donc un endroit où vous ne gênez pas le passage et d’où vous voyez bien le coude.

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Où aller ensuite ?

Laissez le mât derrière vous et approchez-vous du bâtiment de verre en face de l’ancien pont.

Étape 2 sur 6Ensuite : Fundación Proa : l’art face au pont

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« La Boca : port, artistes et football » — 6 étapes, environ 1,3 km, 1,5-2 heures.

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