Étape 5 sur 8

pont des Chaînes Széchenyi

Széchenyi lánchíd

L’histoire du pont expliquera quel événement personnel a lancé le projet d’une liaison permanente et pourquoi sa construction a pris dix-sept ans.

15 min
pont des Chaînes Széchenyi
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Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Chaînes de fer
  • Pylônes en pierre
  • Tablier suspendu

L’histoire du lieu

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Les chaînes jetées entre les pylônes en pierre soutiennent au-dessus du Danube le tablier suspendu. Le pont a assuré une liaison permanente entre Buda et Pest, qui existaient auparavant comme deux villes : en été, des bateaux étaient réunis pour former une traversée et une chaussée était posée au-dessus, puis l’ensemble était démonté pour l’hiver. De la construction d’origine subsistent les fondations et les parties basses des appuis en pierre. Les éléments métalliques furent remplacés plus tard et, après la guerre, le pont dut être reconstruit.

À la fin de décembre mille huit cent vingt, István Széchenyi, officier de hussards âgé de vingt-neuf ans, arriva à Pest en hâte pour les funérailles de son père. Il n’avait avec lui que son uniforme et des vêtements de voyage : il avait laissé tout le reste à Vienne, comptant ne s’arrêter ici qu’une demi-journée.

Pest et Buda étaient alors deux villes distinctes. Par temps chaud, elles étaient reliées par un pont de bateaux formé d’embarcations placées côte à côte, mais celui-ci était démonté pour l’hiver. Parfois, le Danube gelait et une route était tracée sur la glace. Széchenyi arriva dans l’intervalle où le pont de bateaux avait déjà été retiré, tandis qu’au lieu d’une glace solide, le fleuve charriait des glaçons. Les bateliers refusèrent de le faire traverser, même contre une forte somme. L’officier passa presque une semaine à Pest.

Le quatre janvier mille huit cent vingt et un, Széchenyi déclara à son ami qu’il était prêt à donner le revenu d’une année pour un pont permanent. C’était un serment impulsif, non un plan de construction déjà établi. Széchenyi vivait des revenus des domaines familiaux et pouvait promettre une telle somme, mais même un comte riche ne pouvait pas payer le pont entier. Pendant les dix-sept années suivantes, il chercha des ingénieurs, convainquit des hommes politiques et réunit des investisseurs privés.

Le principal obstacle fut un ancien privilège de l’ordre même auquel appartenait Széchenyi. Les nobles hongrois ne payaient ni droits de voirie ni péages de pont. Les investisseurs privés n’acceptaient de donner de l’argent qu’avec la garantie d’un revenu provenant de la traversée. Széchenyi obtint une loi selon laquelle tous, nobles compris, devaient payer pour passer sur ce pont. Il priva ainsi son propre ordre de l’un de ses anciens privilèges. Après cela, la société par actions put réunir les fonds, et les ingénieurs commencèrent les travaux.

Le pont des Chaînes Széchenyi porte ce nom au sens littéral : le tablier est suspendu à des chaînes de fer jetées par-dessus des pylônes en pierre. Le dix-huit juillet mille huit cent quarante-huit, les constructeurs hissaient la dernière, douzième section des chaînes porteuses. Széchenyi se trouvait sur le fleuve avec ses deux fils et les personnes qui dirigeaient les travaux. Alors qu’il ne restait presque plus rien avant la jonction, le mécanisme de levage se rompit. La section, qui pesait plus de cent tonnes, s’effondra sur la structure provisoire et projeta dans le Danube les personnes qui se trouvaient à proximité.

Un ouvrier mourut. Széchenyi et ses fils sortirent de l’eau ; le comte fut sauvé par son aptitude à bien nager. Dans son journal, il écrivit que le pont ne serait plus jamais achevé et qu’il resterait une ruine. Les constructeurs remontèrent du fond la chaîne tombée, réparèrent le mécanisme et, quelques semaines plus tard, la fixèrent tout de même à sa place.

Il restait un peu plus d’un an avant l’ouverture, mais Széchenyi ne la vit déjà pas. À l’automne mille huit cent quarante-huit, il subit une grave dépression nerveuse et fut placé dans un établissement de soins près de Vienne. Le vingt novembre mille huit cent quarante-neuf, le pont ouvrit comme première liaison permanente entre Buda et Pest. Son initiateur resta dans l’établissement et, durant tout le reste de sa vie, ne traversa pas une seule fois le pont achevé.

La structure de fer fut remplacée plus tard et, après sa destruction durant la Seconde Guerre mondiale, le pont fut reconstruit. De la première construction subsistent les fondations et les parties basses des appuis en pierre. Le nom de Széchenyi fut officiellement ajouté à celui du pont en mille neuf cent quinze : le pont des Chaînes Széchenyi porte le nom de l’homme qui consacra dix-sept ans à sa création et qui n’eut jamais l’occasion de l’emprunter lui-même.

Sur place

Temps sur place15 min
Point suivantVigadó
Entréede l’extérieur

Le pont est accessible aux piétons, aux cyclistes, aux taxis et aux transports publics ; la circulation automobile privée n’y est pas le régime habituel.

Vérifié : 25 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

Il n’est pas nécessaire de traverser le fleuve pour poursuivre le parcours. Si vous vous engagez sur le pont pour la vue, restez sur la partie piétonne et tenez compte de la circulation des vélos et des véhicules.

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Où aller ensuite ?

Tournez vers le sud et continuez le long du quai de Pest jusqu’au Vigadó.

Étape 5 sur 8Ensuite : Vigadó

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« La rive du Danube à Pest : du Parlement hongrois à la place Vörösmarty » — 8 étapes, 2,2 km, environ 2 heures.

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