Étape 5 sur 7

Le béguinage Ten Wijngaerde : maisons blanches et jardin

Prinselijk Begijnhof Ten Wijngaerde

Il montrera pourquoi les maisons blanches préservent à la fois une communauté et témoignent de la fin de l’ancien mode de vie.

20 min
Maisons blanches autour de la cour verdoyante du béguinage de Bruges, avec de l’herbe et des arbres
Torsade de Pointes · CC0 1.0 Universal; cropped/resized for app
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Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • La grande pelouse commune
  • Les façades blanches
  • Les entrées séparées des maisons

L’histoire du lieu

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Sous les façades blanches s’est conservé un quartier de femmes qui vivaient autour d’une même cour commune, mais dans des maisons séparées. Elles appartenaient à une communauté catholique, mais ne prononçaient pas de vœux à vie, pouvaient posséder des biens et partir. Les maisons sont regroupées autour d’un jardin et des parcelles privées s’étendaient derrière elles ; c’est pourquoi les entrées indépendantes comptent ici davantage que l’enceinte monastique. La pelouse sert encore de cour commune, mais derrière la rangée occidentale de façades commence déjà le monastère, tandis que des femmes seules vivent dans les anciennes maisons des béguines.

En mille huit cent quatre-vingt-seize, Geneviève de Limon Triest ne fut admise dans aucun de deux monastères. Cette jeune femme issue d’une famille aristocratique cherchait une communauté religieuse et finit par entrer au béguinage de Bruges. Elle y vivrait soixante-quinze ans et deviendrait la dernière grande maîtresse, titre donné à la dirigeante élue des béguines.

Les béguines étaient des catholiques célibataires, mais elles ne devenaient pas moniales. Elles ne prononçaient pas de vœux monastiques à vie, conservaient leurs biens et pouvaient quitter la communauté. Certaines possédaient une maison, d’autres vivaient ensemble ; beaucoup subvenaient à leurs besoins par la couture, la dentelle et les soins aux malades. De là vient le plan de Ten Wijngaerde : des maisons séparées entourent une cour commune, et derrière les maisons se trouvent des jardins privés.

Après la Première Guerre mondiale, Geneviève dirigeait une poignée de béguines âgées. Les revenus de la communauté diminuaient, les maisons se délabraient et, sans jeunes femmes, le béguinage devait se vider avec elles. Geneviève tenta de recruter de nouvelles membres. Rodolphe Hoornaert, nommé ici recteur, se fixa le même objectif : ce prêtre était responsable de l’église locale et s’efforçait de maintenir dans les maisons une communauté religieuse de femmes.

Hoornaert écrivit sur les béguines, chercha des dons et, en mille neuf cent vingt-cinq, organisa une célébration de trois jours pour le sept-centième anniversaire du béguinage. La campagne attira l’attention sur les bâtiments délabrés, mais trop peu de femmes se présentèrent. Deux ans plus tard, Geneviève et Hoornaert acceptèrent une autre solution : ils invitèrent ici des bénédictines de Nîmes, en France, et les unirent aux béguines restantes.

Le quatre août mille neuf cent vingt-sept, les seize membres de la nouvelle communauté adoptèrent la règle de saint Benoît et le nom de « Filles de l’Église ». Parmi elles se trouvaient les quatre dernières béguines de Bruges. Geneviève fut élue première prieure. La communauté religieuse trouva ainsi une continuité, mais l’ancien mode de vie prit fin : depuis lors, il n’y a plus eu de béguines à Bruges.

Pour Geneviève elle-même, la transition resta incomplète. On continua à l’appeler « Madame », comme on appelait les dirigeantes du béguinage depuis des siècles. Elle ne s’installa pas avec les nouvelles sœurs, mais conserva une maison séparée et y vécut avec une domestique. Le béguinage l’avait autrefois accueillie après le refus de deux monastères ; elle dirigeait désormais une communauté monastique tout en conservant l’organisation domestique d’une béguine.

La maison de la grande maîtresse et plusieurs bâtiments voisins furent réaménagés pour les sœurs. En mille neuf cent trente-sept, derrière une rangée de façades blanches, on trouvait une galerie couverte autour d’une cour intérieure, une salle de réunion, un réfectoire et des cellules monastiques. Les autres maisons conservèrent leurs entrées séparées et leurs jardins privés.

La grande pelouse reste aujourd’hui une cour commune, ouverte le jour. Des femmes seules vivent dans les anciennes maisons des béguines et, derrière les façades occidentales, se trouve le monastère issu de la décision de mille neuf cent vingt-sept. Les murs blancs dissimulent une frontière précise : là où s’achève la rangée de maisons indépendantes et où commence un seul corps de bâtiment monastique.

Sur place

Temps sur place20 min
Point suivantÉglise du Béguinage
Entréede l’extérieur
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Entrée libre ; Visit Bruges tient un calendrier et prévient que les horaires peuvent changer et que les portes ferment au crépuscule.

Vérifié : 28 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

C’est un espace religieux et résidentiel en activité : restez sur les chemins autorisés, ne vous approchez pas des fenêtres et gardez le silence.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Laissez la pelouse derrière vous et approchez-vous de l’entrée ouest de l’église.

Étape 5 sur 7Ensuite : Église du Béguinage

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Lac d’amour et le Béguinage : le sud paisible de Bruges » — 7 étapes, environ 750 m, environ 2 heures.

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