Étape 8 sur 8

African Meeting House

African Meeting House

Le point final ramènera l’itinéraire à l’endroit où les Noirs de Boston ont eux-mêmes créé une église, une école et une salle pour les affaires communes.

15 min
African Meeting House à Smith Court
ajay_suresh · CC BY 4.0; cropped/resized for app
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0 sur 8 terminé

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Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Façade en briques
  • Hautes fenêtres en arc
  • Portail d’entrée
  • Inscription portant le nom de Cato Gardner

L’histoire du lieu

Taille du texte

La façade en briques aux hautes fenêtres en arc est conservée de l’ancien temple. Des offices religieux et des assemblées générales se tenaient dans la salle supérieure, et une école pour les enfants noirs ouvrit plus tard au rez-de-chaussée ; ensuite, des abolitionnistes prirent ici la parole et des opposants à l’esclavage s’y réunirent. Après le déménagement de la communauté baptiste, le bâtiment devint une synagogue, puis le Musée de l’histoire afro-américaine l’acquit. Au-dessus du portail d’entrée est restée une inscription portant le nom du forgeron Cato Gardner, qui recueillait des fonds pour la construction.

Au début du dix-neuvième siècle, un Noir de Boston pouvait être admis dans une église baptiste blanche, mais seulement assis à la galerie et sans pouvoir voter sur les affaires de la communauté. Thomas Paul, un prédicateur noir de New Hampshire, voulait créer une paroisse où ses fidèles éliraient eux-mêmes les ministres du culte et disposeraient de l’argent recueilli.

En août mille huit cent cinq, Paul et ses soutiens fondèrent la Première église baptiste africaine. Le mot « africaine » désignait alors la communauté noire de Boston. Sur ses vingt-quatre premiers membres, quinze étaient des femmes. Il leur fallait désormais leur propre maison.

On confia notamment la collecte de fonds à Cato Gardner. Il était né en Afrique, avait auparavant été réduit en esclavage et gagnait sa vie à Boston comme forgeron. Gardner recueillit mille cinq cents dollars, presque autant que coûtait le terrain destiné à la construction. Les fidèles vendaient à l’avance des places sur les futurs bancs, revendaient les bâtiments restés sur le terrain et sollicitaient des dons dans les États voisins. Des maçons et des charpentiers noirs effectuèrent la plus grande partie des travaux. Les dépenses dépassèrent tout de même les sommes recueillies ; le comité de construction ne remboursa ses dettes qu’au bout de treize ans.

Le six décembre mille huit cent six, l’église fut ouverte. Lors de la cérémonie publique, les bancs de la salle principale furent réservés aux bienfaiteurs blancs, tandis que les fondateurs noirs étaient assis à la galerie de leur propre temple. Tel fut précisément le jour de la dédicace. Après lui, la communauté indépendante de Thomas Paul exerça ici ses activités.

Le bâtiment eut immédiatement plusieurs fonctions. Des offices religieux et des assemblées générales se tenaient à l’étage, et une école pour les enfants noirs ouvrit au rez-de-chaussée en mille huit cent huit. Plus tard, dans cette même salle, des abolitionnistes prirent la parole et des organisations qui luttaient contre l’esclavage se réunirent. C’est pourquoi le nom d’« African Meeting House » s’imposa : l’église n’occupait qu’une partie de la vie pour laquelle on l’avait construit.

À la fin du dix-neuvième siècle, la communauté baptiste déménagea et l’ancien temple fut transformé en synagogue. En mille neuf cent soixante-douze, le Musée de l’histoire afro-américaine acheta le bâtiment. C’est aujourd’hui le plus ancien bâtiment encore conservé aux États-Unis, construit pour une église noire. Au-dessus de l’entrée figure toujours le nom du forgeron : « Cato Gardner, premier bâtisseur de cet édifice, mille huit cent six ».

Sur place

Temps sur place15 min
Point suivantFin de l’itinéraire
Entréemusée selon le créneau du billet

Point muséal du Musée de l’histoire afro-américaine ; à la date de vérification, les horaires indiqués vont de 10:00 à 16:00 du mardi au dimanche, avec des créneaux d’entrée à 10:00, 12:00 et 14:00.

Vérifié : 1 juillet 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

L’observation depuis la rue achève l’itinéraire sans condition supplémentaire. Pour visiter l’intérieur, renseignez-vous à l’avance sur l’accès au musée et respectez les règles du lieu.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Ici, la promenade s’achèvera devant le bâtiment que la communauté a construit pour sa propre foi, son instruction et ses décisions communes.

Étape 8 sur 8Fin de l’itinéraire

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Boston noir à Beacon Hill » — 8 étapes, environ 2,3 km, 1,5–2 heures.

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