Étape 4 sur 7

Musée du palais Poggi

Museo di Palazzo Poggi

Les cabinets scientifiques relieront l’effondrement militaire d’un homme à la fondation d’un nouvel institut municipal.

40 min
Façade en brique du palais Poggi, Via Zamboni
Phyrexian · CC BY-SA 4.0; cropped/resized for app; ShareAlike applies
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Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Cour du palais Poggi
  • Fresques des salles d’apparat
  • Modèles de forteresses en bois
  • Tour de l’observatoire

L’histoire du lieu

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La cour et les salles d’apparat ornées de fresques ont été conservées au palais : elles faisaient autrefois partie de la résidence de la famille Poggi, agrandie pour un diplomate pontifical devenu cardinal. Plus tard, les salles furent affectées à des espaces d’enseignement, à une imprimerie, à un atelier de reliure et à des cabinets abritant des cartes, des instruments et des collections d’histoire naturelle. Une partie de ces objets est aujourd’hui revenue ici, au musée, dont trente-neuf maquettes en bois de fortifications bastionnées. Au-dessus du bâtiment s’élève la tour de l’observatoire, qui conserve le souvenir des observations et des expériences qui animaient ce palais.

En mille sept cent trois, Luigi Ferdinando Marsili, comte bolonais, naturaliste et général de l’armée impériale, se retrouva parmi les commandants qui avaient livré aux Français la forteresse rhénane de Vieux-Brisach. Un tribunal militaire le priva de son grade et ses biens furent confisqués. Pour Marsili, cela signifiait perdre le service qui, pendant de longues années, lui avait donné les moyens et la possibilité de voyager en Europe de l’Est, de dresser des cartes, d’étudier les fleuves et de recueillir des plantes, des minéraux, des livres et des instruments.

L’idée d’un institut scientifique lui était venue dès un an avant Vieux-Brisach. La défaite ne l’avait pas fait naître, mais, après l’effondrement de sa carrière militaire, Marsili fit de ce projet sa priorité. Dans sa propre maison bolonaise, il installa un observatoire et y admit de jeunes savants. Il devait désormais donner ses collections à la ville et aménager des laboratoires permanents où la nature serait étudiée par l’expérience, et non seulement analysée à partir de vieux livres.

Le Sénat de Bologne ne se pressait pas. Il faudrait entretenir le nouveau centre, tandis que l’Archiginnasio — qui abritait alors l’université — exigeait déjà des fonds municipaux. Les sénateurs craignaient de lui financer un concurrent. Marsili obtint le soutien du pape Clément XI, disposé à financer l’institut et insistant pour que la ville accepte le don. En mille sept cent onze, l’Institut des sciences de Bologne fut fondé, et le Sénat acheta ce palais pour ses collections.

Poggi est le nom des anciens propriétaires. Au milieu du seizième siècle, le diplomate pontifical et futur cardinal Giovanni Poggi agrandit les maisons familiales afin d’obtenir une résidence correspondant à son nouveau rang. Il en resta le nom, la cour, les salles d’apparat et les fresques. Marsili décida de remplir ces salles tout autrement : on y installa des cabinets de géographie et de navigation, des instruments de physique, des collections d’histoire naturelle, des modèles de forteresses, des salles d’enseignement, une imprimerie et un atelier de reliure. En mille sept cent quatorze, l’institut ouvrit.

Les sénateurs acceptèrent la collection, mais le différend avec son propriétaire se poursuivit. Marsili les accusait de ne pas respecter les engagements inscrits lors de la fondation et menaçait de reprendre les manuscrits et les dessins offerts. En mille sept cent vingt-huit, il diffusa dans Bologne un manifeste d’adieu et partit pour le lac de Garde, sans avoir obtenu l’organisation du travail qu’il avait envisagée. Avant de mourir, il remit néanmoins à l’institut les manuscrits qui lui restaient.

Plus tard, l’ancien institut fut fermé, et ses collections réparties entre les départements de l’université et d’autres musées. En mille huit cent trois, l’université elle-même s’installa au palais Poggi. À la fin du vingtième siècle, une partie des instruments et des pièces exposées fut rendue à ses anciennes salles : le musée présente donc les cabinets reconstitués de l’Institut des sciences de Bologne à l’endroit même où ils étaient utilisés.

Dans la salle d’architecture militaire sont exposés trente-neuf modèles en bois de fortifications bastionnées, déjà énumérés dans l’acte de donation de mille sept cent onze. La forteresse dont la reddition fit perdre à Marsili son service et ses biens est restée loin, sur le Rhin. Ses modèles de forteresses sont restés dans le bâtiment que les sénateurs avaient acheté pour sa collection.

Sur place

Temps sur place40 min
Point suivantBibliothèque universitaire de Bologne
Entréesur billet

Mar–ven 10:00–16:00 ; sam., dim. et jours fériés 10:00–18:00 (dernière entrée 30 min avant) ; lun. fermé ; plein tarif 10 €, tarif réduit 6 €. Gratuit pour les étudiants de l’université de Bologne.

Vérifié : 28 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

Les collections se trouvent à l’intérieur et nécessitent une visite distincte du musée. Si vous n’entrez pas, écoutez le récit devant la façade du palais.

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Où aller ensuite ?

Ne sortez pas du palais : passez des cabinets du musée aux salles de la bibliothèque.

Étape 4 sur 7Ensuite : Bibliothèque universitaire de Bologne

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Via Zamboni : le quartier universitaire de Bologne » — 7 étapes, environ 1,5 km, 1,5–3 heures.

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