Regardez d’abord autour de vous
À remarquer
- La loggia supérieure
- Le large passage sous l’arche
- Les galeries latérales incurvées
- Le blason de cuivre au-dessus de l’ouverture centrale
L’histoire du lieu
L’arche de Meloncello se dresse en travers de la route Saragozza : un large passage est laissé en bas, tandis que la loggia supérieure passe au-dessus et que des galeries de portique incurvées et asymétriques y aboutissent des deux côtés. La construction fut achevée en mille sept cent trente-deux. Au-dessus de l’ouverture centrale, on voit le blason de cuivre de la famille Monti Bendini, qui paya une part importante des travaux. Le nom même de Meloncello est plus ancien que l’arche : dès le dixième siècle, il désignait le ruisseau local et sa vallée, bien que l’origine de ce mot reste discutée.
En mille sept cent quatorze, on proposa à plusieurs architectes bolonais de relier ici deux tronçons déjà construits du portique. Une galerie de plaine arrivait depuis la ville, l’autre descendait de la colline. Entre elles passait la route Saragozza. Les conditions étaient strictes : les pèlerins et la procession annuelle avec l’icône devaient rester sous un toit, tandis que les voitures devaient passer sans s’arrêter. Carlo Francesco Dotti gagnait alors sa vie comme capomastro, directeur de travaux : il dirigeait de petits chantiers et des réparations. Il avait déjà passé la quarantaine, mais n’avait encore jamais reçu de grande commande indépendante. Parmi tous les participants, lui seul proposa de séparer les circulations par la hauteur. Les pèlerins traverseraient la route par le haut, les voitures passeraient sous eux. Dotti réserva les pièces latérales à des remises pour carrosses : les riches Bolonais pouvaient y laisser leur équipage et parcourir à pied le dernier tronçon. C’est précisément pour ce projet pratique que la commande lui fut confiée.
Il existait aussi un projet plus spectaculaire. L’architecte de théâtre Francesco Galli Bibiena proposa une construction grandiose, mais les commanditaires la jugèrent trop coûteuse. La première version de Dotti lui-même paraissait beaucoup plus modeste : un passage diagonal, couronné d’une coupole. Pourtant, le dessin définitif de mille sept cent dix-huit était tout autre. Dans une note manuscrite, Dotti reconnaissait avoir remanié le projet d’un architecte non nommé. Les chercheurs supposent qu’il s’agissait de Bibiena, bien qu’aucune preuve documentaire ne l’établisse.
Dotti plaça le passage en travers de la route et y raccorda les galeries existantes par des tracés courbes et asymétriques. C’est ainsi qu’apparurent la loggia supérieure, le large passage en bas et les détours du portique sur les côtés. La construction fut achevée en mille sept cent trente-deux.
L’issue du concours changea aussi la position de Dotti lui-même. Alors que l’arche était encore en construction, on lui confia l’édification du sanctuaire de San Luca d’après le projet d’un autre. Dès l’année suivante, les documents le désignent non plus comme capomastro, mais comme architecte ; il remplaça le projet initial du sanctuaire par le sien.
Le blason de cuivre au-dessus de l’ouverture centrale appartient à la famille Monti Bendini, qui paya une part importante des travaux. Quatre autres blasons semblables sont placés à l’intérieur de la loggia. Le nom de l’arche est bien antérieur à l’arche elle-même : le ruisseau local et sa vallée portaient le nom de Meloncello dès le dixième siècle. L’origine du mot reste discutée.
Le chemin couvert se poursuit encore aujourd’hui par la galerie supérieure, tandis que la route Saragozza passe dessous. Les deux flux circulent exactement comme l’avait proposé le maître qui s’était présenté au concours sans grand édifice à son actif.
Sur place
Le passage est ouvert en permanence ; la circulation sous l’arche n’est pas interrompue.
Vérifié : 28 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.Arrêtez-vous à l’intérieur de la galerie et comparez le niveau piéton supérieur avec la route en contrebas. Ne vous avancez pas vers la circulation pour prendre une photo.
