Regardez d’abord autour de vous
À remarquer
- Bâtiments d’usine
- Cour commune
- Tour du centre d’art
- Parking
L’histoire du lieu
15, rue Cetinjska, est aujourd’hui aménagée comme une multitude d’établissements distincts autour d’un espace commun. C’est l’organisation d’une cour d’usine : les matières premières y étaient livrées et la bière en était expédiée, tandis que les bâtiments de production, les entrepôts et les ateliers étaient disposés sur les côtés.
La première brasserie artisanale, à l’angle des rues Cetinjska et Skadarska, fut ouverte vers mille huit cent cinquante par l’entrepreneur belgradois Filip Đorđević. L’entreprise changea plusieurs fois de mains et subit des pertes. En mille huit cent quatre-vingt-huit, la famille Bajloni acheta l’établissement : c’est elle dont le nom est resté attaché au marché voisin.
La direction de la brasserie fut confiée à Jakov Bajloni, un négociant qui avait appris dans sa jeunesse le métier de tonnelier dans l’une des brasseries de Vienne. Ses compétences avaient ici une valeur littérale : la bière était vendue et transportée dans des fûts en bois, et il fallait concurrencer l’usine, bien plus grande, de Đorđe Vajfert. Jakov décida d’investir l’argent de la famille dans l’agrandissement, bien que les deux propriétaires précédents n’aient déjà pas réussi à faire prospérer cette entreprise.
Il racheta les terrains voisins, commanda du matériel en Autriche-Hongrie et en Allemagne, et construisit une malterie. L’eau fut d’abord acheminée ici par leur propre conduite depuis le Danube ; plus tard, des puits artésiens furent forés à l’intérieur de l’enceinte de l’usine. Les Bajloni embauchaient des tonneliers, des forgerons, des menuisiers, des mécaniciens et des bourreliers ; certains artisans vivaient directement sur le site de l’usine. Ainsi, autour de l’ancienne petite brasserie, se forma tout un ensemble avec des ateliers, des logements, des écuries et des entrepôts. En un peu plus de deux décennies, la production fut multipliée par plus de dix, et l’entreprise dépassa la brasserie de Vajfert.
La production, sous différentes appellations, se poursuivit ici jusqu’en deux mille six. Après la vente du complexe, on cessa d’y brasser de la bière et les locaux se vidèrent. Neuf ans plus tard, l’organisateur Marko Radojković et son équipe de l’association culturelle Kišobran cherchaient un lieu permanent pour Zaokret. Pendant six ans, ils avaient organisé des soirées musicales et de petits événements culturels dans des lieux appartenant à d’autres ; ils n’avaient pas de local à eux.
Le dix-sept décembre deux mille quinze, l’équipe ouvrit Zaokret dans l’ancienne brasserie. Ils n’avaient ni les moyens ni l’espace nécessaires pour un grand centre culturel ; ils aménagèrent donc un bar où ils pouvaient organiser des concerts, des émissions de radio, des ateliers créatifs et des soirées avec des DJ. Après eux, des locataires investirent les autres bâtiments, débarrassant les pièces des gravats de chantier. Les différents locaux de l’usine permettaient à chaque équipe de mener son propre programme, tandis que la cour commune permettait de passer de l’un à l’autre sans ressortir dans la rue.
Zaokret se trouve toujours près de l’entrée. Autour de l’ancienne cour d’usine, des bars, des salles de concert, une galerie et un magasin de disques sont en activité ; le centre d’art Kula est ouvert dans la tour, et le milieu de la cour est toujours occupé par un parking.
Sur place
La cour et les établissements fonctionnent selon les horaires des locataires et des événements en cours ; le passage général et l’accès à certains espaces peuvent changer.
Vérifié : 1 juillet 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.La cour vit au rythme des établissements et des événements qui s’y trouvent ; n’essayez pas de contourner les portes fermées, car le périmètre extérieur se lit lui aussi.
