Étape 4 sur 9

Corps principal du palais des Chahs de Chirvan

Şirvanşahlar sarayı

La disposition des pièces montrera comment, sous un même toit, tenaient la famille du souverain, le service du palais et le trésor de l’État.

28 min
Corps de pierre et terrasses du palais des Chahs de Chirvan.
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Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Les fenêtres étroites du rez-de-chaussée
  • Les larges fenêtres de l’étage
  • Les façades de pierre du corps principal

L’histoire du lieu

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Le corps de pierre réunissait sous un même toit la résidence des souverains et l’administration de la ville. Derrière les fenêtres étroites du rez-de-chaussée, on gardait les provisions et l’on logeait les serviteurs et les services domestiques ; les ouvertures plus larges de l’étage signalent les appartements de la famille et des proches. Le trésor, administré depuis cette maison, y était lui aussi conservé.

Au printemps de mille cinq cent un, la défense de Bakou était dirigée par une femme dont les chroniqueurs n’ont pas conservé le nom. Elle était l’épouse de Gazi-bey, fils du Chah de Chirvan Farruh Yassar. Les Chahs de Chirvan étaient les souverains du Chirvan, l’État auquel appartenait Bakou. Gazi-bey rassemblait les restes de l’armée dans des forteresses de montagne ; sa femme assuma donc à la fois la défense de la ville et son administration.

Le corps principal était précisément adapté à une telle cour. Les vingt-sept pièces du rez-de-chaussée abritaient les serviteurs, les services domestiques et les réserves. Les vingt-cinq pièces de l’étage étaient occupées par le souverain, sa famille et ses proches. Le trésor de la dynastie était lui aussi conservé à Bakou. Derrière les remparts se trouvait la maison depuis laquelle on administrait la ville et où l’on disposait de quoi financer sa défense.

La cause du siège remonte au règne de Khalilullah Premier, sous lequel l’ensemble palatial fut construit au quinzième siècle. En mille quatre cent soixante, ses troupes tuèrent le cheikh Djunayd, chef de la confrérie religieuse des Séfévides, qui avait rassemblé des partisans armés et envahi le Chirvan. Vingt-huit ans plus tard, le fils de Djunayd, le cheikh Haydar, conduisit de nouveau un détachement à travers ces terres. Farruh Yassar contribua à le vaincre, et Haydar mourut lui aussi.

Le fils de Haydar, Ismaïl, grandit parmi des personnes qui considéraient les cheikhs morts comme leurs guides spirituels. Il cherchait à conquérir son propre trône et commença sa campagne en vengeant son père et son grand-père. À la fin de mille cinq cents, Ismaïl vainquit l’armée de Farruh Yassar et ordonna de tuer le Chah de Chirvan fait prisonnier. Bakou devint l’objectif suivant : il y restait un port pratique sur la mer Caspienne, le palais et le trésor de ses adversaires.

L’épouse de Gazi-bey refusa de livrer la ville. Elle ordonna d’exécuter l’envoyé d’Ismaïl, qui cherchait à la persuader de capituler, puis Abd al-Fattah Bey, le daruga de Bakou, c’est-à-dire l’administrateur de la ville, arrivé avec la même exigence et les mêmes menaces. La résistance obligea Ismaïl à envoyer des renforts, puis à venir lui-même devant les murs de Bakou.

Les assiégeants percèrent les fortifications, mais les habitants bouchèrent la brèche avec du feutre et la tinrent encore trois jours. Après un nouvel assaut, les troupes d’Ismaïl entrèrent dans la ville. Soixante-dix nobles de Bakou sortirent à la rencontre du vainqueur, des Corans à la main, des épées au cou et des linceuls derrière eux : ils montraient ainsi qu’ils se remettaient à son jugement. Ismaïl épargna les suppliants contre un important « prix du sang », mit fin au massacre et ordonna d’emporter les trésors des Chahs de Chirvan. L’or, les bijoux et le trésor furent sortis du palais vers son camp.

Le sort ultérieur de la femme qui dirigeait la défense est inconnu. Les Chahs de Chirvan régnèrent encore comme souverains dépendants jusqu’en mille cinq cent trente-huit, mais l’ancienne richesse ne fut pas rendue au palais. Dans le corps principal, la répartition de leur cour est restée visible : les fenêtres étroites du bas appartenaient aux pièces réservées aux provisions et au service, les larges fenêtres du haut aux appartements de la famille. Au printemps de mille cinq cent un, le rez-de-chaussée perdit le trésor, et la maîtresse de l’étage disparut des chroniques sans y laisser même son nom.

Sur place

Temps sur place28 min
Point suivantDivankhana
Entréesur billet

Le complexe du palais est ouvert tous les jours de 10:00–19:00 ; un billet unique inclut les principaux sites du complexe.

Vérifié : date non indiquée. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

Le palais compte de nombreux escaliers et passages entre les niveaux. N’essayez pas d’embrasser le complexe depuis un seul point : contournez le corps de bâtiment et comparez les étages aux fonctions différentes des pièces.

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Où aller ensuite ?

Traversez la cour supérieure vers le pavillon octogonal.

Étape 4 sur 9Ensuite : Divankhana

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Icheri Sheher avant le boom pétrolier » — 9 étapes, environ 1,6 km, 3 h 45 min.

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