Regardez d’abord autour de vous
À remarquer
- Arches de brique
- Cours commerciales étroites
- Escaliers extérieurs
- Figure en bronze du jardinier
L’histoire du lieu
Des arches de brique, des cours étroites et des escaliers extérieurs composent ici un petit quartier commerçant, où cafés, boutiques et restaurants sont reliés par des passages entre les maisons. Sa base fut constituée de constructions en bois du dix-neuvième siècle qui avaient survécu ; à côté se retrouvèrent des briques, des portes et des éléments victoriens retirés de maisons dans d’autres parties d’Auckland. Le nom de Parnell désigna d’abord un lotissement foncier local, puis s’étendit à toute la banlieue et à la rue principale. Le samedi, ces cours se remplissent d’acheteurs grâce à une autorisation spéciale de commercer le week-end.
Dans les années mille neuf cent soixante-dix, Les Harvey se tenait souvent ici à genoux : vêtu d’un pull militaire et d’une casquette, il plantait des fleurs et posait lui-même des briques. Harvey était propriétaire immobilier et promoteur. Il rachetait les maisons délabrées de Parnell pour les louer à des commerçants, tout en conservant les modestes constructions en bois et en transformant les cours en passages entre les boutiques.
Il achetait à bas prix. Après la Seconde Guerre mondiale, Parnell était considéré comme un quartier pauvre et négligé ; certaines maisons tombaient déjà en ruine, et les promoteurs préféraient généralement démolir. Harvey transformait les logements en cafés, restaurants et petites boutiques. Il récupérait les matériaux lors d’autres démolitions à Auckland : de vieilles briques, des portes et des éléments de bâtiments victoriens arrivaient ici, dans les nouvelles extensions et les cours. C’est pourquoi l’actuel aspect « ancien » de Parnell Village résulte de véritables maisons du dix-neuvième siècle et de l’imagination de Harvey dans les années soixante-dix.
Le nom lui-même était apparu bien plus tôt. Le premier septembre mille huit cent quarante et un, le commerçant et spéculateur foncier Robert Tod acheta ici trois acres et, dès le quatre septembre, il annonçait trente-six parcelles découpées sous le nom de « Village of Parnell » — le village de Parnell. Il donna ce nom en mémoire de John Vesey Parnell, un participant irlandais à une mission protestante à Bagdad. Tod l’avait rencontré lorsqu’il fournissait des Bibles à cette mission. Les noms des parcelles voisines disparurent, tandis que le mot « Parnell » s’étendit à toute la banlieue et à la rue principale.
Harvey remit à l’honneur l’ancienne expression « Parnell Village » et la remplit de commerce. Il invitait des artisans et des vendeurs de rue, persuadait des connaissances d’ouvrir leurs propres établissements. À cette époque, les magasins néo-zélandais n’avaient pas le droit de fonctionner normalement le week-end, mais Parnell obtint l’autorisation de commercer le samedi. On commença à venir ici spécialement pour le week-end : d’abord chez les artisans et aux étals ouverts, puis dans les boutiques et les restaurants.
Les locataires trouvèrent des clients, et les biens bon marché de Harvey prirent brusquement de la valeur. Dans les années mille neuf cent quatre-vingt, Parnell était devenu un quartier prestigieux, les anciens habitants aux revenus modestes durent chercher un logement dans d’autres banlieues, et Harvey lui-même s’enrichit grâce aux locations commerciales.
Dans l’une des cours de brique se tient sa figure en bronze, installée par ses enfants en deux mille quatorze. Harvey y est représenté à genoux parmi les plantes, vêtu du même pull et de la même casquette dans lesquels le propriétaire de Parnell Village était pris pour un jardinier.
Sur place
Rue ouverte ; les horaires des magasins, cafés et galeries varient.
Vérifié : 28 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.Observez les détails depuis les passages publics : une partie des cours et des intérieurs appartient à des établissements en activité et à des espaces privés.
