Étape 7 sur 7

Cathédrale de la Sainte-Trinité d’Auckland

Holy Trinity Cathedral / St Mary’s-in-Holy Trinity

La fin montrera le différend architectural que les constructeurs n’ont pas dissimulé derrière une seule façade.

15 min
Intérieur de la Cathédrale de la Sainte-Trinité d’Auckland
Bjankuloski06 · CC BY 4.0; cropped/resized for app
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Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Large toiture plissée
  • Parois de verre de la nef
  • Chœur de brique rouge
  • Vitrail de l’escalier

L’histoire du lieu

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La cathèdre de l’évêque d’Auckland se trouve parmi les stalles qui se font face ; c’est de ce siège que la cathédrale tient son nom. On y célèbre les vêpres et, les dimanches, lors des concerts et des réunions municipales, le mobilier de la grande salle est déplacé selon les besoins. Au-dessus de l’entrée s’étend une large toiture plissée, et le vitrail de l’escalier montre la femme qui a légué un héritage à la cathédrale et l’architecte.

La Cathédrale de la Sainte-Trinité d’Auckland réunit deux parties très différentes. La salle avant est couverte d’une large toiture plissée et entourée de verre ; derrière elle commencent la brique rouge, les arcs brisés et le haut chœur néogothique. Cette jointure garde la trace d’un conflit dans lequel un architecte perdit la commande principale, un autre attendit trois décennies la réalisation de son projet, et les habitants utilisèrent tout ce temps une demi-cathédrale.

En avril mille neuf cent cinquante-neuf, les travaux étaient dirigés par Charles Towle, l’architecte qui avait remporté le concours avant même la Seconde Guerre mondiale et qui cherchait à faire construire un grand édifice néogothique. L’argent avait été légué par Mina Tate Horton, héritière d’une fortune gagnée par son père dans un journal et une entreprise sucrière. Elle avait légué les trois quarts de ses biens restants à la cathédrale, à certaines conditions : le projet devait être choisi par concours, commencé dans le délai fixé et mené à son terme. Sinon, les fonds passaient à l’université, aux écoles et aux institutions caritatives.

Trois mois après le début des travaux, Charles Towle eut une crise cardiaque. Il fut remplacé par Malcolm McKenzie, un architecte en exercice qui voulait conserver le projet du concours et poursuivre le chœur de brique dans le même style. Richard Toy, professeur d’architecture et auteur de plusieurs églises modernes, fut invité comme consultant. Il avait perdu le concours précédent ; il proposa alors une large nef — une salle pour la communauté — avec une toiture plissée très pentue et de grandes parois de verre.

Le doyen George Rae Monteith était chargé de faire en sorte qu’Auckland ait enfin une cathédrale en activité. Il soutint Richard Toy et fit adopter son projet malgré la décision du comité de la cathédrale. Deux membres du comité démissionnèrent. Malcolm McKenzie perdit la commande et affirma que le remplacement du projet du concours violait les conditions du testament de Mina Tate Horton. Il comparait la nef moderne à une tour de refroidissement de centrale électrique et continua à la critiquer jusqu’à la fin de sa vie.

En mille neuf cent soixante-trois, les travaux s’arrêtèrent. Le chœur de brique avec son autel fut néanmoins achevé et remis au culte en mille neuf cent soixante-treize, mais il n’y avait presque pas de place pour les fidèles. L’ouverture de la future nef fut fermée par une construction provisoire. Ce n’est qu’en mille neuf cent quatre-vingt-douze que les constructeurs revinrent aux plans de Richard Toy. La nef fut achevée trois ans plus tard, peu après la mort de l’architecte, alors âgé de quatre-vingt-quatre ans.

La séparation demeure dans l’organisation actuelle. Dans le chœur de brique se trouvent des stalles qui se font face et la cathèdre, le siège de l’évêque d’Auckland, dont dérive le mot même « cathédrale ». On y célèbre les vêpres. Dans la vaste nef ont lieu les eucharisties du dimanche, des concerts et des réunions municipales ; son mobilier peut être déplacé selon les événements. Le nom de la Sainte-Trinité est expliqué par la rosace de l’ancien chœur : l’œil représente Dieu le Père, la croix rouge le Fils et la colombe le Saint-Esprit.

Le vitrail de l’escalier, à l’intérieur, représente Mina Horton et Richard Toy. L’autel conçu par Malcolm McKenzie est resté dans la partie de brique. Leur conflit reste visible là où l’arc de brique rencontre la nef de verre.

Sur place

Temps sur place15 min
Point suivantFin de l’itinéraire
Entréeaccès libre

lun.-sam. 10:00-15:00, dim. 12:00-15:00 ; les offices et les événements peuvent modifier l’accès.

Horaires par jour
Lu10:00–15:00
Ma10:00–15:00
Me10:00–15:00
Je10:00–15:00
Ve10:00–15:00
Sa10:00–15:00
Di12:00–15:00
Vérifié : 28 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

L’ensemble reste un lieu de culte ; vérifiez les conditions d’accès, respectez le silence et ne photographiez pas les personnes sans autorisation.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Terminez la promenade à la jointure de la brique et du verre : ici, Auckland laissera son conflit non résolu.

Étape 7 sur 7Fin de l’itinéraire

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Pukekawa et Parnell : parc, mémoire, architecture » — 7 étapes, 3,7 km, 2 heures.

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