Étape 7 sur 7

stade panathénaïque

Παναθηναϊκό Στάδιο / Panathenaic Stadium (Kallimarmaro)

La fin ramènera l’histoire des Jeux ressuscités à une seule course et à un homme que personne ne considérait comme favori.

15 min
stade panathénaïque
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Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Gradins blancs de marbre
  • Piste en forme de fer à cheval
  • Statue de Geórgios Avérof
  • Ligne d’arrivée

L’histoire du lieu

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Les rangées blanches de marbre entourent une piste en forme de fer à cheval et remontent les pentes de la dépression entre les collines. L’aspect actuel a été restitué en s’appuyant sur la disposition antique révélée par les fouilles ; la restauration a été financée par l’entrepreneur Geórgios Avérof, dont la statue se dresse à l’entrée. La piste accueille encore les coureurs qui achèvent le parcours classique depuis Marathon.

Ce fer à cheval de marbre blanc porte le nom d’une ancienne fête athénienne. Les Panathénées étaient organisées en l’honneur d’Athéna pour les habitants de toute la ville ; vers l’an trois cent trente avant notre ère, l’homme politique athénien Lycurgue aménagea, pour les compétitions, un stade dans le creux entre deux collines. Quatre siècles et demi plus tard, le riche Athénien Hérode Atticus finança des gradins de marbre. Puis les compétitions cessèrent, les constructions furent démontées et, au dix-neuvième siècle, il ne restait ici qu’une dépression aux fondations enfouies.

Le stade redevint nécessaire lorsqu’Athènes se vit confier les premiers Jeux olympiques de 1896, internationaux et modernes. L’entrepreneur Geórgios Avérof accepta de financer la restauration, et l’architecte Anastásios Metaxás reproduisit le plan antique révélé par les fouilles. La statue d’Avérof, à l’entrée, montre à qui les rangées blanches doivent d’exister. Les Athéniens appellent aussi le stade Kallimármaro, « le beau marbre ».

L’une des nouvelles disciplines olympiques n’avait pas de modèle antique. Les athlètes antiques n’organisaient pas de courses de marathon. Le philologue français Michel Bréal se rappela la légende d’un messager qui avait apporté à Athènes la nouvelle de la victoire sur les Perses à Marathon, et proposa d’organiser une course de là jusqu’à la ville. Bréal commanda une coupe d’argent pour le vainqueur.

Parmi les participants grecs se trouvait Spyrídon Loúis, du village de Maroússi. Avec son père, il livrait de l’eau minérale dans Athènes et gagnait sa vie avec ses jambes bien avant de prendre le départ. Son ancien commandant dans l’armée, Geórgios Papadiamantópoulos, se souvenait avec quelle facilité le soldat supportait les longues marches et le persuada de participer. Loúis ne termina la course de sélection qu’à la cinquième place. Il n’était pas sportif professionnel et n’était pas considéré comme favori.

En avril mille huit cent quatre-vingt-seize, dix-sept hommes s’élancèrent de Marathon. Le Français Albin Lermusiaux et l’Australien Edwin Flack, qui avait déjà gagné à Athènes deux distances plus courtes, restèrent longtemps en tête. Aucun des deux ne tint jusqu’au bout. Flack abandonna à environ trois kilomètres de l’arrivée, et Papadiamantópoulos partit au galop vers le stade pour annoncer que Loúis approchait le premier.

À ce moment-là, les participants grecs avaient laissé aux étrangers presque toutes les épreuves d’athlétisme. Aussi le cri « Hellène ! Hellène ! » annonçait-il aux spectateurs une nouvelle tout à fait précise : un Grec était en tête. Lorsque Loúis apparut dans le passage, l’héritier du trône Constantin de Grèce et Georges de Grèce coururent à sa rencontre et l’accompagnèrent jusqu’à l’arrivée. Le vendeur d’eau franchit la ligne en deux heures cinquante-huit minutes et cinquante secondes. Le deuxième coureur arriva ici plus de sept minutes après lui.

Loúis reçut la coupe Bréal, une récompense olympique et de nombreux cadeaux promis. Ses portraits se vendaient dans les boutiques athéniennes, les commerçants donnaient son nom à leurs marchandises, et sa victoire resta la seule première place grecque en athlétisme lors de ces Jeux. Pourtant, Loúis retourna à Maroússi, reprit son travail habituel et ne participa plus jamais à des compétitions.

Aujourd’hui encore, l’arrivée du marathon sur le parcours classique de Marathon à Athènes se situe sur la piste du stade panathénaïque. Les coureurs entrent dans le même fer à cheval de marbre où les deux princes avaient autrefois rejoint, dans le passage, le porteur d’eau de Maroússi.

Sur place

Temps sur place15 min
Point suivantFin de l’itinéraire
Entréesur billet

Mars-octobre 08:00-19:00; novembre-février 08:00-17:00; vérifiez les changements liés à la météo ou aux événements.

Vérifié : 28 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

L’intérieur se visite séparément ; le marbre chauffe et réfléchit le soleil, et la montée dans les rangées demande de la prudence et des chaussures confortables.

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Où aller ensuite ?

Restez près du fer à cheval de marbre : la promenade s’achèvera à l’arrivée olympique.

Étape 7 sur 7Fin de l’itinéraire

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Athènes d’État et olympique » — 7 étapes, 2,8 km, 90 min.

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