Étape 4 sur 7

Zappéion

Ζάππειον Μέγαρο / Zappeion Megaron

C’est ici que le projet olympique prendra une forme matérielle : un édifice d’exposition, financé et légué par un homme venu de loin.

15 min
Façade du Zappéion à Athènes
Dimboukas · CC BY-SA 3.0; cropped/resized for app; ShareAlike applies
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0 sur 7 terminé

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À remarquer

  • Colonnade semi-circulaire
  • Cour intérieure circulaire
  • Dalle portant le nom d’Evángelis Záppas

L’histoire du lieu

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L’homme dont le Zappéion porte le nom ne s’est pas rendu une seule fois à Athènes de son vivant. Sa tête seule y arriva après sa mort.

Evángelis Záppas participa à la guerre d’indépendance grecque, puis s’installa en Valachie, sur le territoire de l’actuelle Roumanie. Il y fit fortune grâce à la terre, à l’agriculture et à des entreprises commerciales. Au milieu du dix-neuvième siècle, Záppas apprit le projet de faire renaître les Jeux olympiques et, en mille huit cent cinquante-six, écrivit au roi Othon : il prendrait les dépenses à sa charge, les vainqueurs recevraient des prix en argent et les compétitions deviendraient régulières.

Le roi transmit la proposition au ministre des Affaires étrangères, Aléxandros Rízos Rangavís. Le ministre défendait une fête tout autre. Les jeux athlétiques lui semblaient être une survivance de l’Antiquité ; selon lui, la Grèce moderne avait besoin d’une exposition de produits agricoles, de biens industriels et de réalisations techniques. Záppas insista pour les compétitions, mais accepta l’exposition. C’est ainsi que naquirent les Olympies, fêtes nationales où la course et la lutte côtoyaient des concours de machines, de tissus, de vins et de céréales. Cette association exigeait deux espaces : un stade pour les athlètes et, à côté, un grand bâtiment d’exposition.

Les premières Olympies eurent lieu en mille huit cent cinquante-neuf, alors que ni le stade ni le bâtiment d’exposition n’étaient encore prêts. Záppas suivait l’affaire depuis la Roumanie et envoya aussitôt deux mille florins autrichiens pour les frais d’organisation. Il n’avait pas d’enfants et assura la poursuite des jeux par testament. Presque toute sa fortune était destinée aux Olympies, et son cousin Konstantínos Záppas en devenait l’exécuteur testamentaire. Evángelis ordonna séparément de construire près du stade un « vaste établissement » pour les expositions. Il nota même que tout Grec avait le droit de contraindre les exécuteurs, par voie judiciaire, à respecter ces conditions.

Le testament contenait aussi des instructions concernant son propre corps. Záppas devait d’abord être enterré en Roumanie. Quatre ans plus tard, ses restes devaient être exhumés : les os situés sous le cou seraient envoyés dans son Labovo natal, et sa tête dans le nouveau bâtiment olympique d’Athènes. Il comptait probablement que quatre ans suffiraient à la construction.

Záppas mourut en mille huit cent soixante-cinq. Il fallut attendre encore vingt-trois ans avant que le bâtiment soit achevé. Konstantínos dépensa les fonds légués, se disputa avec les entrepreneurs et mena les travaux jusqu’à l’inauguration, en mille huit cent quatre-vingt-huit. La tête d’Evángelis fut alors apportée de Roumanie et emmurée dans la cour intérieure circulaire. Sur la dalle est inscrit : « Ici repose la tête d’Evángelis Záppas ».

Lors de la cérémonie d’inauguration, on organisa une exposition industrielle et artistique. Le comité annula les compétitions sportives annoncées. Mais la destination du bâtiment ne se limitait pas à cela. En mille huit cent quatre-vingt-seize, lors des premiers Jeux olympiques internationaux de 1896, un tournoi d’escrime se tint dans les salles du Zappéion. Le projet de l’homme mort depuis déjà trente et un ans fut enfin réalisé ici même : le palais d’exposition accueillit les athlètes, et le stade voisin les autres compétitions.

Le nom vient du patronyme Záppas. Derrière lui se trouvent deux cousins : Evángelis laissa l’argent et des instructions détaillées, Konstantínos les transforma en bâtiment. C’est pourquoi le Zappéion se trouve sur le chemin de l’ancien Jardin national d’Athènes au stade. Aujourd’hui, derrière la colonnade se tiennent des conférences, des foires du livre et des expositions artistiques et commerciales : cette partie des Olympies que le ministre Rangavís avait autrefois ajoutée au projet sportif. Et, dans la cour intérieure, demeure la tête de l’homme qui avait ordonné par testament d’ériger cet édifice précisément ici.

Sur place

Temps sur place15 min
Point suivantarc d’Hadrien
Entréede l’extérieur

La visite extérieure est libre ; l’intérieur dépend du programme des événements.

Vérifié : 28 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

Le bâtiment peut être occupé par un événement, mais l’essentiel de l’architecture et le monument peuvent être observés de l’extérieur ; ne comptez pas sur une entrée libre.

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Où aller ensuite ?

Rejoignez l’avenue Vasilíssis Amalías et dirigez-vous vers l’arche derrière laquelle les colonnes sont visibles.

Étape 4 sur 7Ensuite : arc d’Hadrien

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Athènes d’État et olympique » — 7 étapes, 2,8 km, 90 min.

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