Étape 3 sur 7

Jardin national d’Athènes

Εθνικός Κήπος / National Garden

Cette étape montrera comment le territoire fermé du palais est devenu un parc public sans perdre son ancien système d’irrigation.

15 min
Entrée et végétation du Jardin national d’Athènes
George E. Koronaios · CC BY-SA 4.0; cropped/resized for app; ShareAlike applies
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0 sur 7 terminé

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Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Les palmiers à l’entrée principale
  • Les rigoles d’irrigation à ciel ouvert
  • Les bassins
  • Le fauteuil métallique à multiples faces

L’histoire du lieu

Taille du texte

Sous les arbres s’étend l’ancien jardin du palais, où l’eau organise tout l’espace. Les rigoles à ciel ouvert et les bassins reçoivent le flux de l’ancien aqueduc athénien, qui recueille l’eau au pied du mont Hymette, et le conduisent naturellement de la partie nord élevée vers la partie sud plus basse. L’aqueduc fut aménagé du temps du gouverneur athénien Pisistrate au sixième siècle avant notre ère, et il reste encore aujourd’hui la principale source d’irrigation.

En mille huit cent trente-neuf, la reine Amalia fit venir de Gênes quinze mille plantes ornementales. L’épouse de vingt ans du premier roi grec, Othon, voulait aménager derrière le palais alors en construction un jardin semblable à ceux qu’elle connaissait en Europe centrale. Mais Athènes était devenue capitale peu auparavant, autour du palais s’étendait une terre sèche, presque dépourvue d’arbres, et la ville manquait même d’eau potable.

Amalia confia les plantations à des agronomes et à des jardiniers, mais surveillait elle-même les travaux. Dans ses lettres à son père, elle racontait presque chaque jour combien son jardin avait grandi. Sur une élévation rocheuse, on installa un fauteuil métallique à multiples faces : la reine s’y asseyait et observait les plantations. Cette « pierre d’Amalia » est conservée dans la partie nord-est du jardin.

Les plantes importées s’acclimataient mal. Certaines ne résistèrent pas à l’été athénien et, durant l’hiver mille huit cent cinquante, une forte gelée détruisit presque tous les agrumes. Les jardiniers replantèrent, ajoutèrent des pins, des cyprès et des plantes venues de Sounion et d’Eubée. En mille huit cent cinquante-deux, ils avaient étendu les plantations jusqu’aux limites actuelles, tracé des allées sinueuses et aménagé des bassins, des canaux et de petites clairières.

Le plus difficile était de se procurer de l’eau. L’écrivain français Edmond About, qui vivait alors à Athènes, accusait le palais d’avoir pris plusieurs réservoirs municipaux pour l’arrosage. Il écrivit : « Les Athéniens souffrent, mais la pelouse se porte à merveille. » C’était une pique d’un contemporain, mais elle renvoyait à un différend compréhensible : les habitants achetaient leur eau, tandis que, derrière la grille du palais, on arrosait l’herbe et des arbres étrangers.

La grille avait son importance. Amalia créait le Jardin royal pour sa famille. Les citadins n’étaient admis qu’après le départ du roi et de la reine pour leur promenade équestre du soir. Si Amalia tardait, les portes pouvaient ne pas ouvrir avant la nuit. Il restait aux visiteurs très peu de temps pour parcourir des allées entretenues notamment grâce à une eau dont toute la ville avait besoin.

En mille huit cent soixante, on découvrit ici, pendant des travaux, un ancien aqueduc de Pisistrate, aménagé du temps du gouverneur athénien Pisistrate au sixième siècle avant notre ère. Ses galeries souterraines recueillaient l’eau au pied du mont Hymette. Par des rigoles de pierre et à travers les bassins, l’eau descendait naturellement de la partie nord élevée du jardin vers sa partie sud plus basse. Cet aqueduc reste encore aujourd’hui la principale source d’irrigation.

Deux ans après cette découverte, Othon fut contraint d’abdiquer. Amalia partit avec lui et ne revint plus en Grèce. La famille royale suivante conserva le jardin derrière le palais. Il ne devint un parc public d’État qu’en mille neuf cent vingt-trois, lorsque les portes commencèrent à ouvrir du lever au coucher du soleil. Quatre ans plus tard, l’ancien Jardin royal reçut officiellement le nom de Jardin national d’Athènes.

À l’entrée principale, du côté de l’avenue Vasilíssis Amalías, se dressent de hauts palmiers plantés de la main même de la reine en mille huit cent quarante-deux. Derrière eux, les allées croisent des rigoles d’irrigation à ciel ouvert : le public entre par les anciennes portes du palais, tandis que, sous les arbres, l’eau de l’ancien aqueduc athénien continue de circuler.

Sur place

Temps sur place15 min
Point suivantZappéion
Entréede l’extérieur
Ouvrir dans Cartes

Tous les jours, du lever au coucher du soleil ; en cas d’urgence, les horaires peuvent être modifiés par des avis affichés aux entrées.

Vérifié : 28 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

Restez sur les allées ouvertes et préservez les plantes ; il est facile de perdre son orientation à l’intérieur, alors consultez la carte aux embranchements.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Traversez le jardin jusqu’aux portes sud et continuez vers la colonnade du Zappéion.

Étape 3 sur 7Ensuite : Zappéion

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Athènes d’État et olympique » — 7 étapes, 2,8 km, 90 min.

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