Étape 1 sur 7

Monument chorégique de Lysicrate

Μνημείο Λυσικράτη

Vous comprendrez ici le prix d’une victoire dans un concours choral athénien et les noms que la ville conservait dans la pierre.

10 min
Monument chorégique de Lysicrate cylindrique, avec des colonnes corinthiennes sur un piédestal carré
Nagaremono · CC BY 3.0; cropped/resized for app
1234567

0 sur 7 terminé

Audioguide · voix enregistréeÉcouter l’histoire du lieu

Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Monument circulaire en marbre
  • Colonnes corinthiennes
  • Frise avec Dionysos et les pirates
  • Fleur de pierre sur le toit

L’histoire du lieu

Taille du texte

De fines colonnes corinthiennes entourent le corps circulaire de marbre, et au-dessus d’elles, sur le toit, une fleur de pierre sculptée est conservée. Elle portait autrefois un trépied de bronze ; de telles récompenses se dressaient nombreuses sur cette route, et c’est pourquoi la rue était appelée rue des Trépieds. Les autres trépieds ont disparu et la plupart des bases de pierre ont été démontées. Ce cylindre a aussi survécu parce que les capucins l’ont intégré à leur couvent, en y aménageant une porte, une salle de lecture et une bibliothèque.

En trois cent trente-cinq — trois cent trente-quatre avant notre ère, les Athéniens chargèrent le riche citoyen Lysicrate de préparer, pour les Grandes Dionysies de la cité, un chœur de garçons de la phylè Acamantide, l’un des groupes en lesquels se divisaient les citoyens d’Athènes. Lysicrate devint chorège. C’est ainsi qu’on appelait l’homme qui payait l’entretien du chœur pendant les répétitions, les costumes, le musicien et l’enseignement. La cité choisissait les chorèges parmi les riches : on sait que Lysicrate possédait des terres dans le district minier de Laurion.

Les garçons interprétaient un dithyrambe, chant choral en l’honneur de Dionysos, associé à la musique et au mouvement. Le poète Lysiade les instruisait, et Théon jouait de la flûte. Les chœurs des différentes phylès rivalisaient entre eux ; les dépenses restaient à la charge du chorège quel que fût le résultat, et la victoire lui apportait une reconnaissance publique.

Le chœur de Lysicrate remporta la victoire. Le chorège ne reçut pas de prix en argent : la récompense était un grand trépied de bronze. Pour l’exposer, Lysicrate paya aussi ce monument de marbre. Voilà son usage et son nom. Devant nous se trouve le socle d’un trophée théâtral, et l’inscription sous le toit annonce le résultat du concours : l’Acamantide a vaincu parmi les garçons, Lysicrate était chorège, Lysiade instruisait le chœur et Théon jouait de la flûte.

Sur la frise, Dionysos punit des pirates marins qui avaient tenté de l’enlever : ses compagnons les poussent vers la mer, tandis que les pirates eux-mêmes se transforment en dauphins. Le dithyrambe vainqueur était probablement lié à ce mythe. Ni le texte ni la musique n’ont survécu, et l’inscription ne donne pas les noms des garçons. La pierre a immortalisé les adultes dont l’argent, les vers et la musique avaient rendu la représentation possible.

Lysicrate choisit l’emplacement de son trophée près du théâtre de Dionysos, sur la route où les vainqueurs installaient leurs trépieds. La rue des Trépieds en a reçu son nom. Beaucoup de monuments de ce type se dressaient ici ; les récompenses de bronze ont disparu et la plupart des bases de pierre ont été démontées.

Un nouvel usage a aidé le monument chorégique de Lysicrate à survivre. En mille six cent soixante-neuf, des moines capucins l’achetèrent et l’intégrèrent aux murs de leur couvent des Capucins d’Athènes. Ils déplacèrent une cloison de marbre, y aménagèrent une porte et transformèrent l’étroite pièce circulaire en salle de lecture et bibliothèque. Cette transformation endommagea la structure antique, mais les moines l’utilisèrent et l’entretenaient. Lorsque le couvent fut détruit pendant la guerre d’indépendance grecque, ses bâtiments disparurent, mais le cylindre de marbre resta. Plus tard, il fut dégagé et restauré.

Sur le toit se trouve encore une fleur de pierre sculptée qui servait de support à la récompense. Le trépied de bronze lui-même n’y est plus. Il reste les noms de Lysicrate, du maître et du musicien, ainsi qu’une ligne sur la victoire des garçons que l’inscription n’a jamais nommés.

Sur place

Temps sur place10 min
Point suivantRue des Trépieds
Entréede l’extérieur

Le monument se trouve sur une place ouverte et est accessible jour et nuit ; visite extérieure uniquement.

Vérifié : 28 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

La frise est située haut et très usée : faites d’abord le tour du monument et observez les silhouettes sous différents angles.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Laissez le monument derrière vous et engagez-vous dans le tracé de l’ancienne rue des Trépieds.

Étape 1 sur 7Ensuite : Rue des Trépieds

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Les vieilles Athènes : Pláka, Anafiotika et Monastiráki » — 7 étapes, environ 2,7 km, 2–3 heures.

Sans App Store ni Google Play

Installer Guide On Map comme application

Une icône apparaîtra sur l’écran d’accueil et le site s’ouvrira sans l’interface du navigateur.

Android · Chrome
  1. Si « Installer maintenant » apparaît, touchez-le puis confirmez.
  2. Sinon : menu ⋮ → « Installer l’application ».
iPhone · Safari
  1. Touchez le bouton « Partager » en bas de Safari.
  2. Choisissez « Sur l’écran d’accueil », puis « Ajouter ».
Icône sur l’écranMode plein écranItinéraires hors ligneProgression de la promenade