Étape 2 sur 8

avenue du Nord

Հյուսիսային պողոտա

L’avenue permettra de comparer le tracé sur l’ancien plan avec la rue construite plusieurs générations plus tard.

20 min
Façades en pierre et partie piétonne de l’avenue du Nord
Armineaghayan · CC BY-SA 4.0; cropped/resized for app; ShareAlike applies
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Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Large corridor piétonnier
  • Pavage de pierre
  • Escalators vers la galerie souterraine
  • Bâtiment des musées à l’extrémité sud

L’histoire du lieu

Taille du texte

L’avenue du Nord est aménagée comme un large corridor piétonnier dont on a conservé la mesure des anciens dessins : environ vingt-sept mètres entre les façades. Deux niveaux souterrains se trouvent sous le pavage de pierre ; l’un est occupé par une galerie commerciale, l’autre est resté destiné aux automobiles, c’est pourquoi des escalators descendant s’ouvrent au milieu du passage. En haut, on y habite et on y travaille ; en bas, on y fait ses achats, tandis que des cafés et des magasins s’étirent le long du passage lui-même.

À la fin de l’année mille neuf cent quatre-vingt-dix-neuf, Narek Sargsyan, tout juste nommé architecte en chef d’Erevan, demanda à être reçu par le président Robert Kotcharian. Sargsyan apporta le projet d’une rue qui n’existait pas dans la ville, bien que les architectes en discutassent depuis plusieurs générations. Il cherchait à obtenir l’autorisation de couper le centre en diagonale et de relier la place de la République à la place devant le Théâtre national académique d’opéra et de ballet Alexandre-Spendiarian.

Le premier à tracer cette ligne fut Alexander Tamanyan, l’architecte chargé d’établir le plan général de la nouvelle capitale arménienne. En mille neuf cent vingt-quatre, on prévoyait de reconstruire Erevan pour en faire une ville de cent cinquante mille habitants. Tamanyan plaça sur un même axe les deux principaux centres : la place administrative avec la Maison du gouvernement et la place devant la Maison du peuple, l’actuel Théâtre national académique d’opéra et de ballet Alexandre-Spendiarian. La partie sud de l’axe partait du centre administratif vers la gare, la partie nord vers le théâtre. C’est de là que vient le nom de l’avenue : elle en constituait la moitié nord.

Tamanyan était responsable de la conception en tant que principal urbaniste de la ville et conçut lui-même les bâtiments aux deux extrémités de la future rue. Mais il n’eut pas le temps de la faire passer entre eux. L’argent manquait, des quartiers déjà constitués se trouvaient sur le tracé prévu, et l’architecte mourut en mille neuf cent trente-six. Plus tard, des architectes soviétiques présentèrent à plusieurs reprises de nouvelles variantes. Des concours eurent lieu, des maquettes furent discutées, mais la rue resta sur le papier.

Sargsyan décida d’associer précisément son nom professionnel à cette ancienne conception : il fut nommé à la tête de l’équipe d’auteurs et était désormais responsable du résultat construit. En mai deux mille, le conseil d’urbanisme approuva son concept. Puis vint une décision du gouvernement, les parcelles furent réparties entre plusieurs groupes de conception et des investisseurs privés furent sollicités. La construction commença en deux mille deux. En novembre deux mille sept, l’avenue du Nord fut officiellement ouverte.

Les auteurs conservèrent presque littéralement une mesure des dessins de Tamanyan : la largeur du corridor piétonnier est d’environ vingt-sept mètres. Ils adaptèrent tout le reste à un quartier commercial du début du vingt et unième siècle. Des appartements et des bureaux furent installés aux étages supérieurs, des magasins et des cafés le long du passage, et deux niveaux souterrains furent aménagés sous le pavage de pierre. Plus tard, le niveau supérieur du parking fut transformé en galerie commerciale, tandis que le niveau inférieur fut laissé aux automobiles. C’est pourquoi des escalators au milieu de l’avenue descendent vers le bas.

Il s’avéra néanmoins impossible d’achever la liaison directe entre les deux places. Après la mort de Tamanyan, un bâtiment abritant le Musée d’histoire d’Arménie et la Galerie nationale d’Arménie fut construit sur la place de la République ; cet obstacle n’existait pas dans le plan initial de l’architecte. L’avenue du Nord l’aborde en diagonale, mais ne débouche pas directement sur la place : près du bâtiment des musées, le chemin se décale vers la rue Abovian.

Sur place

Temps sur place20 min
Point suivantL’Opéra et la place de la Liberté
Entréeaccès libre

Espace urbain piétonnier ; accessible vingt-quatre heures sur vingt-quatre, des restrictions temporaires sont possibles en raison d’événements et de travaux.

Vérifié : 24 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

Parcourez l’avenue dans toute sa longueur : il ne reste presque aucune trace des anciennes cours, et c’est précisément cette cohérence visuelle qui exige un regard critique.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Continuez vers le haut, jusqu’à la façade semi-circulaire de l’Opéra.

Étape 2 sur 8Ensuite : L’Opéra et la place de la Liberté

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Erevan de Tamanyan : de la place de la République au Matenadaran » — 8 étapes, 3,3 km, 4 h 20 min.

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