Étape 7 sur 7

Place Kaiyuan

开元广场

La fin expliquera quelle époque historique les créateurs de la place ont transformée en scène contemporaine.

15 min
La place Kaiyuan dans la zone de l'avenue de Datang à Xi'an.
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Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • La figure de bronze de l'empereur
  • Huit colonnes rouges munies d'écrans
  • Les figures des dignitaires, des ambassadeurs et des musiciens

L’histoire du lieu

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La place a été conçue comme l'espace final de la ligne piétonne : dans son centre dégagé, on se promène, on se rassemble pour de grands événements et on assiste à des représentations. Sur les côtés s'élèvent huit colonnes rouges munies d'écrans, chacune haute de vingt mètres. Entre elles, les figures de bronze sont disposées par niveaux : le souverain en haut, puis les dignitaires, les ambassadeurs et les musiciens. Aucun édifice ancien lié à cette scène de cour n'a été conservé ici ; il reste son incarnation contemporaine et le nom de la place.

Le soir du quinze septembre deux mille dix, des monteurs soulevèrent à la grue un empereur de bronze haut de quatre mètres cinquante-neuf centimètres. La figure de Li Longji (empereur Xuanzong) descendit lentement sur la marche supérieure d'une composition haute de près de treize mètres. Onze jours plus tard, les constructeurs inaugurèrent la place Kaiyuan et achevèrent une chaîne de sculptures longue d'un kilomètre et demi, de la Grande pagode de l'Oie sauvage jusqu'à cette extrémité sud de la rue piétonne.

Les architectes attribuèrent à la place le rôle de scène finale. Au centre, ils laissèrent un espace pour les promeneurs, les représentations et les grands rassemblements, et, sur les côtés, ils installèrent huit colonnes rouges munies d'écrans, mesurant chacune vingt mètres de haut. Entre elles se déploie une cérémonie de cour : tout en haut, l'empereur ; plus bas, six dignitaires et vingt ambassadeurs étrangers ; plus bas encore, quarante-deux musiciens. La hauteur de la figure principale fut choisie pour l'association du neuf et du cinq, désignation traditionnelle de la dignité impériale. Les concepteurs indiquaient ainsi d'emblée à qui le nom de la place était dédié.

Kaiyuan est l'ère de règne de Li Longji (empereur Xuanzong), de l'an sept cent treize à l'an sept cent quarante et un. La scène la plus importante du début de cette époque se déroula dans la forteresse postale de Xinfeng, hors de la capitale. Xuanzong proposa le poste de premier ministre à Yao Chong, dignitaire expérimenté dont Xuanzong attendait qu'il corrige les usages de la cour. Yao Chong voulait la garantie qu'on le laisserait mener des réformes et posa une condition : il n'accepterait cette nomination que si l'empereur consentait à ses dix exigences.

Parmi elles figuraient le renoncement aux expéditions frontalières inutiles, l'exclusion des eunuques des affaires de l'État, la limitation des fonctions accordées à la parenté impériale, l'arrêt des nouveaux palais et temples, et une loi unique pour les nobles comme pour les non-nobles. Xuanzong se tut d'abord, et Yao Chong pensa être allé trop loin. L'empereur répondit alors qu'il acceptait les dix points et le nomma premier ministre.

Cet accord devint le programme des premières années de l'ère Kaiyuan. Yao Chong supprimait les fonctions superflues et tentait de fermer aux familles de la cour l'accès aux faveurs particulières. Les conséquences l'atteignirent lui aussi. Deux de ses fils acceptaient des cadeaux de solliciteurs, et l'un de ses proches subordonnés fut pris en flagrant délit de corruption. Environ trois ans après sa nomination, Yao Chong quitta son poste et proposa Song Jing pour lui succéder ; celui-ci poursuivit les transformations engagées. Xuanzong, lui, connut une époque que les historiens ultérieurs appelèrent la prospérité de Kaiyuan.

Ni cette conversation ni la cour de Xuanzong ne se trouvaient sur la place. Ses créateurs y ont assemblé une version contemporaine en bronze de l'époque : l'empereur se tient en haut, les fonctionnaires occupent la marche suivante, et les ambassadeurs comme les musiciens remplissent la base. Aucun vestige ancien de leurs décisions ne subsiste à cet endroit ; il reste le nom, la composition installée en deux mille dix et l'extrémité sud de la ligne de promenade, pour laquelle elle fut soulevée à la grue.

Sur place

Temps sur place15 min
Point suivantFin de l’itinéraire
Entréede l’extérieur

Zone piétonne ouverte ; le programme de rue et la foule dépendent du jour et de la saison.

Vérifié : date non indiquée. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

Il vaut mieux observer la place depuis plusieurs points : passez le long de plusieurs colonnes, puis éloignez-vous pour en avoir une vue d'ensemble. Dans la foule du soir, choisissez un repère bien visible avant de vous disperser.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

La promenade s'achèvera ici, à l'extrémité sud de la Cité de Datang qui ne dort jamais.

Étape 7 sur 7Fin de l’itinéraire

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« La Grande pagode de l'Oie sauvage et la « ville sans nuit » » — 7 étapes, environ 2,2 km, 2–3 heures.

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