Regardez d’abord autour de vous
À remarquer
- Colonnes
- Façade grecque
- Portique principal
L’histoire du lieu
Derrière le portique principal aux colonnes grecques siège aujourd’hui le Conseil national d’Autriche, la chambre élue du Parlement autrichien. Lors des combats pour Vienne, l’ancienne salle de la Chambre des seigneurs d’Autriche brûla et fut détruite par l’artillerie. L’actuelle salle fut reconstruite au même endroit et inaugurée en mille neuf cent cinquante-six. À l’extérieur, la façade grecque de l’ancien bâtiment a été conservée.
Derrière les colonnes, Theophil Hansen aménagea deux salles pour les chambres du Reichsrat, le Parlement autrichien de la partie autrichienne de la monarchie des Habsbourg. Après la dissolution de cette dernière, le Conseil national d’Autriche élu occupa l’ancienne salle de la Chambre des seigneurs d’Autriche. C’est précisément là que, le quatre mars mille neuf cent trente-trois, un bulletin mal signé contribua à interrompre les travaux du parlement pendant douze ans.
Les cheminots recevaient alors leur salaire en plusieurs fois. Ils répondirent par une grève de deux heures, et le gouvernement par des sanctions, pouvant aller jusqu’aux licenciements. Le Conseil national d’Autriche se réunit pour décider s’il fallait punir des personnes qui dépendaient de ce salaire et risquaient de perdre leur emploi. La proposition d’alléger les sanctions fut adoptée par quatre-vingt-une voix contre quatre-vingts.
Lors de la vérification, on découvrit qu’un député social-démocrate avait, par erreur, utilisé la carte nominative de son voisin. L’urne contenait deux cartes portant le même nom et aucune portant l’autre. Le président du Conseil national d’Autriche, Karl Renner, social-démocrate qui cherchait à préserver la décision adoptée, considéra le vote comme valable : les deux députés étaient présents et leur intention était connue. Les partisans du gouvernement s’y opposèrent. Sans la carte contestée, il y avait égalité, et la proposition n’était donc pas adoptée.
Renner démissionna de la présidence : lors d’un nouveau vote, il voulait retrouver le droit de vote dont le président ne disposait pas selon les règles de l’époque. Le deuxième président, Rudolf Ramek, chrétien-social qui cherchait à obtenir un nouveau vote, prit sa place. Ne parvenant pas à le faire organiser, Ramek démissionna lui aussi. Le troisième président, Josef Straffner, représentant de l’opposition pangermaniste, les suivit. À dix heures du soir, il ne restait plus dans la chambre personne qui puisse diriger la séance. Le règlement prévoyait l’absence d’un président, mais non la démission simultanée des trois : la séance ne pouvait ni se poursuivre ni être dûment levée.
Le chancelier fédéral Engelbert Dollfuss exploita cette faille du règlement. Il déclara que le parlement avait lui-même cessé ses travaux et commença à édicter des décrets sur la base d’une loi d’urgence datant de mille neuf cent dix-sept. Neuf jours plus tard, Straffner tenta de réunir de nouveau les députés et d’élire des présidents. Dollfuss ordonna à la police de bloquer les entrées de ce bâtiment ; une partie des députés ne fut pas admise à l’intérieur. Le Conseil national d’Autriche librement élu ne siégea plus ici. L’année suivante, les sociaux-démocrates furent interdits, et une assemblée nommée par le gouvernement ne reçut que le droit de discuter et d’approuver les lois préparées pour elle.
Le vingt-neuf avril mille neuf cent quarante-cinq, Renner revint ici comme chef du gouvernement provisoire. Il insista pour que la première séance se tienne dans le parlement bombardé. En décembre, un nouveau Conseil national d’Autriche élu se réunit ici et, le lendemain, les députés élirent Renner président fédéral.
La salle dont il était parti en mille neuf cent trente-trois n’existe plus : lors des combats pour Vienne, l’ancienne Chambre des seigneurs d’Autriche brûla et fut détruite par l’artillerie. L’actuelle salle du Conseil national d’Autriche fut construite au même endroit et inaugurée en mille neuf cent cinquante-six. À l’extérieur, la façade grecque de Hansen a été conservée ; derrière elle siège une chambre pour laquelle il est désormais déterminé à l’avance qui occupera le fauteuil de la présidence s’il devient vacant.
Sur place
Vérifiez sur le site du parlement le Visitor Center, les visites guidées, les exigences relatives aux pièces d’identité et les jours de séance
Vérifié : date non indiquée. Vérifiez la source officielle avant votre visite.La fontaine et la façade principale se voient bien depuis l’extérieur. Les salles de séance et les expositions se visitent selon des règles distinctes ; ne prévoyez pas d’entrer sans vérification.
