Étape 7 sur 9

Galerie Subalpine

Galleria Subalpina

Le passage quittera les salles de cour et du parlement pour une scène souterraine, où un petit cachet a ouvert une grande carrière.

9 min
Passage couvert de la Galerie Subalpine avec une toiture de verre.
Jorge Franganillo · CC BY 2.0; cropped/resized for app
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0 sur 9 terminé

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Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Toiture de verre
  • Galerie en balcon
  • Plaque de Pietro Carrera
  • Entrée du cinéma Romano

L’histoire du lieu

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Sous la toiture de verre s’étend un passage couvert avec des boutiques et des cafés, tandis qu’une galerie en balcon entoure la salle commerciale. Il fut construit avec l’argent de la Banque industrielle subalpine, c’est pourquoi le mot Subalpine est resté dans son nom ; outre le commerce, des locaux y furent réservés dès l’origine aux divertissements. Sous la salle, on donna d’abord des spectacles, puis un cinéma y fonctionna, et, après les destructions de guerre et la transformation, l’ancien intérieur disparut. L’entrée du cinéma Romano, à l’intérieur de la galerie, mène toujours à ces locaux souterrains.

En mille neuf cent vingt-quatre, Erminio Macario, âgé de vingt-deux ans, arriva au Théâtre Romano sous cette galerie. Jusque-là, il se débrouillait avec divers emplois : il avait eu le temps de travailler dans une usine de Turin, jouait dans des troupes de province et portait les décors avec les autres acteurs. Il lui fallait désormais un engagement rémunéré sur une scène de la ville.

Giovanni Molasso, danseur et impresario de théâtre, recrutait justement des artistes pour un programme de danses, de numéros comiques et de pantomimes. L’audition dura quelques minutes. Molasso engagea aussitôt Macario pour quinze lires par jour comme second comique, le partenaire chargé de soutenir l’interprète principal.

Dès les deux premières productions, c’est précisément le nouveau venu que le public adopta. Macario cessa d’être le second et devint le comique principal du programme. Quelques mois plus tard, il se produisait dans les grands théâtres de Milan. Au printemps de l’année suivante, Isa Bluette, vedette de la revue italienne, constituait sa propre troupe et lui proposa soixante lires par jour, avec six mois de travail garantis à Turin. Quatre ans plus tard, Macario prit la tête de sa propre compagnie. Les quinze lires de Molasso se révélèrent le prix d’entrée dans une profession à laquelle Macario consacra ensuite plus d’un demi-siècle.

Le théâtre se trouvait ici grâce à la configuration même de la galerie. L’ingénieur Pietro Carrera l’avait conçue comme un passage commercial couvert, avec des boutiques, des cafés et des locaux réservés aux divertissements. La construction fut financée par la Banque industrielle subalpine ; c’est d’elle que la galerie tira le mot « Subalpine » de son nom. Sur une plaque conservée, Carrera est désigné comme l’homme qui conçut le bâtiment et dirigea les travaux, et la banque avec ses associés comme ceux qui l’édifièrent. La galerie ouvrit en décembre mille huit cent soixante-quatorze.

Dans les locaux sous la salle commerciale, on donna d’abord des spectacles, puis le Cinématographe Lumière ouvrit, et, à partir de mille neuf cent seize, les variétés théâtrales furent de nouveau à l’affiche. C’est sur cette scène que Macario arriva. Après les destructions de guerre et la transformation de mille neuf cent cinquante-huit, l’ancien intérieur disparut. L’entrée du cinéma Romano se trouve toujours dans la galerie et marque cette adresse souterraine où Molasso fit figurer Macario au programme pour quinze lires par jour.

Sur place

Temps sur place9 min
Point suivantPalais Carignan
Entréepassage libre lorsque les grilles sont ouvertes

Passage public historique ; aucune publication ne confirme un horaire officiel unique, les grilles peuvent être fermées.

Vérifié : 24 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

La galerie reste un espace commercial en activité. Observez les intérieurs depuis le passage commun, et n’utilisez les tables, les cafés et la salle de cinéma qu’en tant que client de l’établissement concerné.

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Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Le centre savoyard de Turin : les palais de la première capitale de l’Italie » — 9 étapes, environ 3,1 km, 2 h 30 min.

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