Étape 8 sur 9

Palais Carignan

Palazzo Carignano

La salle provisoire dans la cour montrera comment les unificateurs de l’Italie se sont disputés sur le sort de l’armée des volontaires.

16 min
La façade ondulante en brique du Palais Carignan.
Marco Plassio · CC BY-SA 3.0; cropped/resized for app; ShareAlike applies
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Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Façade en brique
  • Cour intérieure
  • Salle ovale de l’ancienne chambre
  • Horloge et calendrier de l’ancienne salle

L’histoire du lieu

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Le dix-huit avril mille huit cent soixante et un, Giuseppe Garibaldi entra dans la salle qui se trouvait alors dans la cour intérieure du Palais Carignan. Le commandant des volontaires qui avaient conquis la Sicile et Naples représentait désormais l’une des circonscriptions de Naples. Avant le début de la séance, il prêta serment comme député et, quelques heures plus tard, faillit perturber les travaux du premier Parlement de l’Italie unifiée.

Le nom du palais vient des princes de Carignan, branche cadette de la maison de Savoie, qui reçut son titre de la ville piémontaise de Carignano. En mille six cent soixante-dix-neuf, le prince Emanuele Filiberto di Savoia-Carignano commanda cette résidence urbaine pour sa famille. Ses descendants, Carlo Alberto et Vittorio Emanuele II, y naquirent. Lorsque Carlo Alberto institua un Parlement élu du royaume de Sardaigne, l’ancienne salle ovale des fêtes du palais fut transformée en chambre des députés.

Après l’annexion de la Lombardie ainsi que des régions centrales et méridionales de l’Italie, les députés furent à l’étroit. En cent treize jours, des constructeurs élevèrent dans la cour une salle provisoire en bois et en fer : un amphithéâtre de mille places, couvert d’une haute verrière. Le dix-huit février mille huit cent soixante et un, le Parlement national y ouvrit ses travaux ; les députés approuvèrent ensuite une loi en vertu de laquelle Vittorio Emanuele II prit le titre de roi d’Italie.

Mais les hommes de Garibaldi, qui avaient apporté au roi la moitié du pays, avaient alors perdu leur propre armée. Le gouvernement de Camillo Cavour dissout l’Armée du Sud des volontaires et décida d’admettre ses officiers un par un, après examen de leur grade et de leurs services. Un officier qui partait avait droit à six mois de solde. Pour beaucoup, il fallait choisir entre poursuivre le service militaire et toucher les derniers fonds avant de retourner à leur ancien métier.

Garibaldi se présenta au Palais Carignan pour obtenir le rétablissement de ses unités en un corps distinct. Cavour, président du gouvernement, insistait sur une armée régulière unique, régie par des règles communes. Garibaldi accusa les ministres d’avoir humilié ses soldats et parla d’une « guerre fratricide » qu’ils avaient provoquée. Cavour se leva brusquement et exigea que cessent les insultes.

Les députés quittèrent leurs bancs et se réunirent en bas de l’amphithéâtre. Certains réclamaient que Garibaldi soit privé de la parole, d’autres criaient qu’un député avait le droit de parler. Le président de la Chambre se couvrit la tête : selon le règlement de l’époque, toute discussion devait alors cesser. La séance fut interrompue pendant un quart d’heure.

Après la pause, Garibaldi répéta sa demande de maintenir ses officiers en service. Deux jours plus tard, la majorité soutint une formule laissant la décision au gouvernement. L’Armée du Sud ne fut pas rétablie comme corps distinct : une partie des officiers fut admise après examen, les autres partirent. Vittorio Emanuele II organisa une rencontre entre Cavour et Garibaldi ; ils se serrèrent la main, mais ne dégagèrent plus de solution commune. Le six juin, Cavour mourut.

La salle en bois et en fer où ils s’étaient affrontés n’existe plus. Après le transfert du Parlement à Florence, elle fut démontée au printemps mille huit cent soixante-cinq. À l’intérieur du Palais Carignan subsiste l’ancienne chambre, plus petite : son horloge et son calendrier indiquent deux heures et demie, le vingt-huit décembre mille huit cent soixante, moment de la dernière séance avant le passage dans la salle provisoire. Les deux parties du palais abritent désormais le Musée national italien du Risorgimento.

Sur place

Temps sur place16 min
Point suivantPiazza San Carlo
Entréeavec billet ; façade en accès libre

Le Musée national italien du Risorgimento est ouvert mardi–dimanche 10:00–18:00 ; fermé le lundi ; dernière entrée à 17:00.

Vérifié : 24 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

La façade et l’inscription commémorative peuvent être observées sans visiter le musée. Les salles historiques et les espaces parlementaires exigent une entrée distincte ; ne comptez pas les voir au passage.

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Itinéraire terminé

Promenade terminée

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