Regardez d’abord autour de vous
À remarquer
- Cinq coupoles
- Fenêtres en demi-cercle au-dessus des entrées
- Portiques monumentaux
- église de l’Entrée-à-Jérusalem
L’histoire du lieu
Cinq coupoles s’élèvent au-dessus du vaste bâtiment, et de grands portiques se dressent aux entrées. Autrefois, ce site était occupé par le principal temple de la ville ; l’actuelle cathédrale en a reçu le nom et la dédicace. Celle-ci renvoie à la Transfiguration évangélique, lorsque Christ révéla sa gloire divine à trois disciples. La cathédrale a maintenant été confiée au monastère Saints-Boris-et-Gleb, et des travaux de restauration y sont en cours.
Le plan initial de Karl Rossi ne prévoyait pas de fenêtres en demi-cercle au-dessus des entrées. Elles apparurent après la demande d’Efrem Morozov, chef élu de l’administration municipale, qui cherchait à obtenir des fonds et des modifications pour la construction. Morozov choisit le moment où Aleksandr Ier traversait Torjok et obtint l’accord de l’empereur.
À ce moment-là, les habitants de Torjok avaient déjà pris un risque sérieux. Depuis des temps anciens, le principal temple de la ville se dressait sur ce site, mais au début du dix-neuvième siècle, des briques tombaient de ses voûtes. En mille huit cent onze, Nikanor, supérieur du monastère Saints-Boris-et-Gleb et expérimenté dans les grands chantiers, se chargea de l’affaire. Il voulait démolir le bâtiment dangereux et élever une nouvelle cathédrale selon le plan de Rossi.
Nikanor ne disposait pas de capital prêt. Il demanda l’autorisation de recueillir des dons, d’utiliser les revenus des cierges et de démonter trois églises supprimées : l’église des Saintes-Myrophores, en pierre, pour ses briques, ainsi que les églises Saint-Philippe et Saint-Nikita, en bois, comme combustible pour cuire la chaux et les nouvelles briques. L’invasion de l’armée de Napoléon et la mort du gouverneur général de Tver, Georg Oldenbourgski, qui soutenait le projet, empêchèrent le début des travaux.
L’ancienne cathédrale fut néanmoins démontée. Au printemps mille huit cent quinze, alors qu’il fallait environ cent mille roubles, Nikanor disposait d’environ quatre mille roubles. La ville n’avait déjà plus de principal temple, et les fonds ne suffisaient pas pour le nouveau, même selon l’estimation la plus prudente.
Une autre menace fut découverte lors du tracé des fondations. Ivan Mokochev, élève de l’architecte, avait reporté le dessin sur le sol avec des erreurs. De retour à Torjok, les frères Fiodor et Vassili Ananine, des marchands qui gagnaient leur vie grâce à des contrats de construction, remarquèrent les inexactitudes et refirent le tracé. Mokochev exigea que tout soit laissé selon ses calculs et déposa une plainte. Nikanor et la commission de construction soutinrent les Ananine ; Mokochev fut écarté, et les frères commencèrent à poser les fondations corrigées.
Un an plus tard, les murs s’élevaient déjà nettement, mais les fonds recueillis s’épuisaient. Morozov s’adressa alors à l’empereur qui passait par là : il demanda l’autorisation d’ajouter des fenêtres en demi-cercle sous les frontons, que le projet de Rossi ne prévoyait pas. À la suite de cela, les marchands de Torjok adressèrent à Aleksandr Ier une requête d’aide. L’empereur ordonna de verser quatorze mille roubles. Au printemps mille huit cent dix-huit, cette aide était déjà dépensée, mais les travaux continuèrent. Nikanor mourut le même été. La cathédrale ne fut achevée qu’en mille huit cent vingt-deux.
Le maître-autel fut consacré à la Transfiguration évangélique, l’événement où Christ révéla sa gloire divine à trois disciples. L’actuelle cathédrale a hérité son nom du précédent temple, qui se dressait ici depuis des siècles. Aujourd’hui, le bâtiment appartient au monastère Saints-Boris-et-Gleb et est en restauration. Les fenêtres en demi-cercle au-dessus des entrées sont toujours en place : c’est la modification d’Efrem Morozov, approuvée par Aleksandr Ier lors de son passage par Torjok.
Sur place
Aucun horaire touristique régulier n’est publié ; l’observation extérieure est accessible en permanence, l’intérieur dépend des offices et des travaux de restauration.
Vérifié : 24 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.Ne comptez pas sur un accès libre sans confirmation distincte. Pour l’histoire principale, l’observation extérieure et la compréhension que l’ancien clocher est perdu suffisent.
