Étape 8 sur 8

La Recoleta et la Plaza Pedro de Anzúrez

La Recoleta y Plaza Pedro de Anzúrez

Le point final mettra face à face le lieu contesté de la fondation de la ville et l’exécution documentée dans un monastère temporairement transformé en caserne.

30 min
L’église et la place de La Recoleta, vues à travers une large arche blanche.
Franz Barjak · Public Domain; cropped/resized for app
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Audioguide · voix enregistréeÉcouter l’histoire du lieu

Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Église blanche
  • Cour du monastère
  • Haut mur du monastère
  • Plaque commémorative

L’histoire du lieu

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La place porte deux noms. Dans la conversation, on l’appelle La Recoleta, d’après le monastère franciscain qui se trouve devant elle. Son nom officiel honore Pedro de Anzúrez, capitaine espagnol auquel la tradition de la ville attribue la fondation de La Plata. Cette même tradition situe l’acte de fondation de la ville sur cette terrasse, au pied de Churuquella. Aucun acte de cette cérémonie n’a été conservé, et les historiens discutent à la fois de la date et de la possibilité qu’Anzúrez se soit alors trouvé ici. La place a reçu son nom pour le rôle de fondateur que lui reconnaît la ville ; l’adresse exacte de l’événement reste non prouvée.

Le mot « Recoleta » explique pourquoi les franciscains s’établirent à la lisière de la zone bâtie d’alors. Par « récollection », ils désignaient une maison vouée à une vie retirée et plus austère. Au début du dix-septième siècle, Francisco de Morales, un franciscain chargé d’établir une telle maison, fonda ici une petite église et la cour conventuelle de Santa Ana de Montesión. Le haut versant séparait les frères du centre habité.

Un peu plus de deux siècles plus tard, les cellules retirées reçurent une autre fonction. En mille huit cent vingt-six, Antonio José de Sucre, président de la nouvelle république, ordonna de réduire les petites communautés monastiques. Les franciscains furent transférés à Potosí, et le complexe de La Recoleta fut remis à l’armée pour servir de caserne. C’est pour cela que le président renversé fut amené ici, et non dans la prison de la ville.

Pedro Blanco Soto était officier de carrière et président provisoire, désigné par l’Assemblée le vingt-six décembre mille huit cent vingt-huit. Quelques mois plus tôt, il avait agi aux côtés du général péruvien Agustín Gamarra, dont l’armée était entrée en Bolivie. Les adversaires de Pedro Blanco Soto le considéraient comme un homme placé là par Gamarra. Le colonel Mariano Armaza et le lieutenant-colonel José Ballivián s’employaient à l’écarter et, le dernier jour de l’année, ils s’emparèrent du président. À l’Assemblée, Pedro Blanco Soto fut accusé d’avoir lui-même appelé les troupes péruviennes. L’Assemblée n’eut pas le temps de prendre une décision sur cette accusation : le prisonnier fut envoyé aux casernes de La Recoleta.

Pedro Blanco Soto passa six jours à la tête de la république. Dans le monastère, il fut enfermé dans une cellule près de la cour intérieure. Selon le récit ultérieur de l’officier qui commandait alors la garde, on avait lu par avance aux soldats un ordre : si des partisans tentaient de libérer le prisonnier, les soldats ne devaient pas le livrer vivant. Selon la version de cet officier, vers minuit, une sentinelle annonça que des gens étaient apparus près du haut mur. Pedro Blanco Soto dormait sur un plancher de bois. Il se leva et se dirigea vers la porte pour savoir ce qui se passait. La sentinelle le repoussa avec sa baïonnette et tira ; les militaires qui entrèrent ensuite poursuivirent la mise à mort.

La garde annonça que le prisonnier avait tenté de s’évader. Des témoignages ultérieurs rendirent cette version contestée. Dans une lettre testamentaire de mille huit cent quarante-sept, le capitaine Basilio Herrera reconnut avoir exécuté la mise à mort sur l’ordre d’Armaza. Il n’a pas été possible d’établir qui avait porté chacun des coups. Pedro Blanco Soto mourut dans la nuit précédant le premier janvier mille huit cent vingt-neuf, et l’Assemblée confia la présidence à José Miguel de Velasco.

En mille huit cent trente-sept, le gouvernement rendit le complexe aux franciscains. L’église blanche devant la place fut considérablement remaniée plus tard, mais les cours intérieures conservent d’anciennes parties du monastère. Une communauté franciscaine y est de nouveau installée aujourd’hui, et une partie des locaux est ouverte comme musée. À l’intérieur, une plaque commémorative signale le lieu de l’assassinat de Pedro Blanco Soto ; depuis la place, on ne voit ni sa cellule ni cette plaque.

Sur place

Temps sur place30 min
Point suivantFin de l’itinéraire
Entréeaccès libre ; musée avec billet

La place et le point de vue extérieur sont librement accessibles. Musée du monastère : lun–ven 09:00–11:30 et 14:30–16:30 ; sam 09:00–11:30 ; dim fermé ; visite uniquement avec guide.

Vérifié : 24 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

Le panorama est accessible indépendamment de l’accès aux locaux du monastère. Après la montée, accordez-vous le temps de reprendre votre souffle et regardez la ville par couches, et pas seulement comme un décor pour une photographie.

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Où aller ensuite ?

Arrêtez-vous au bord de la place : la promenade s’achèvera sur la vue des façades blanches, dont vous saurez désormais distinguer les histoires différentes.

Étape 8 sur 8Fin de l’itinéraire

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Le Sucre blanc et la lutte pour le droit de gouverner » — 8 étapes, 2,6 km, 4 h.

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