Étape 9 sur 9

Palais universitaire

Palais Universitaire

La fin déplacera la conversation de la ville frontière vers la salle où l'expérience personnelle de la guerre est devenue un projet de protection internationale des droits.

18 min
Façade du Palais universitaire à Strasbourg.
Kent Wang · CC BY 4.0; cropped/resized for app
123456789

0 sur 9 terminé

Audioguide · voix enregistréeÉcouter l’histoire du lieu

Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • La colonnade de la façade principale
  • Le large escalier d'honneur
  • Le fronton du palais
  • La plaque sur la première séance du Conseil de l'Europe

L’histoire du lieu

Taille du texte

Le Palais universitaire a ouvert en mille huit cent quatre-vingt-quatre comme bâtiment principal de l'Université impériale de Strasbourg allemande. Historiens, historiens de l'art et théologiens y étudient désormais. Pourtant, à l'été mille neuf cent quarante-neuf, l'aula universitaire devint pendant un mois la première chambre parlementaire du Conseil de l'Europe. La nouvelle organisation ne disposait pas encore de son propre bâtiment, et Strasbourg avait été choisie comme ville où le passé français et allemand devait céder la place à la coopération.

Le dix août, le président provisoire, l'homme politique français Édouard Herriot, y ouvrit la première séance de l'Assemblée consultative du Conseil de l'Europe. Paul-Henri Spaak, ministre belge des Affaires étrangères qui voulait que les représentants des parlements européens passent sans tarder de la cérémonie au travail, en fut élu premier président.

Le principal débat commença neuf jours plus tard. Pierre-Henri Teitgen, juriste français et ancien membre de la Résistance française, exigea la préparation immédiate d'une convention qui obligerait les États à respecter les droits fondamentaux. Pour lui, ce n'était pas une question abstraite. Durant l'occupation, Teitgen publiait un journal clandestin, fut arrêté par la Gestapo, passa quinze jours en interrogatoires et évita d'être envoyé en Allemagne en perçant le toit d'un wagon et en sautant en marche.

Teitgen insistait pour que les actes des États fassent l'objet d'un contrôle juridique. Avec lui, le projet fut défendu par l'avocat écossais David Maxwell Fyfe, ancien procureur adjoint britannique au procès de Nuremberg. Il présida le comité qui, en quatorze séances, établit la liste des droits à protéger et proposa de créer une Commission européenne des droits de l'homme et une Cour européenne des droits de l'homme. Le sept septembre, Teitgen présenta le résultat dans cette aula et, le lendemain, les délégués adoptèrent son rapport : soixante-quatre voix contre une, avec vingt et une abstentions.

Les ministres réduisirent ensuite le projet et rendirent facultatif le droit de recours individuel, mais ils ne purent plus enterrer la proposition. Le quatre novembre mille neuf cent cinquante, les États signèrent la Convention européenne des droits de l'homme. Teitgen devint plus tard lui-même juge de la Cour européenne des droits de l'homme qu'elle avait créée.

Le Conseil de l'Europe s'installa bientôt dans un bâtiment distinct près de l'Orangerie, et l'aula revint à l'université. À l'intérieur de l'entrée principale, une plaque indique l'adresse précise du début de cette histoire : la première séance de l'Assemblée consultative du Conseil de l'Europe eut lieu ici, le dix août mille neuf cent quarante-neuf.

Sur place

Temps sur place18 min
Point suivantFin de l’itinéraire
Entréede l’extérieur

Visite extérieure sans horaires. L'accès aux intérieurs du bâtiment universitaire dépend du fonctionnement de l'établissement, des événements et de la sécurité ; ne les prévoyez pas comme incontournables.

Vérifié : 24 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

C'est une université en activité, et l'accès à l'intérieur peut dépendre de sa vie actuelle. Ne gênez pas les cours : la façade et la place devant elle suffisent pour conclure le récit.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Terminez la promenade près du palais, où la perspective impériale aboutira à l'histoire de la protection européenne commune des droits.

Étape 9 sur 9Fin de l’itinéraire

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Strasbourg entre France et Allemagne : Grande Île et Neustadt » — 9 étapes, 4,6 km, 3 h 10 min.

Sans App Store ni Google Play

Installer Guide On Map comme application

Une icône apparaîtra sur l’écran d’accueil et le site s’ouvrira sans l’interface du navigateur.

Android · Chrome
  1. Si « Installer maintenant » apparaît, touchez-le puis confirmez.
  2. Sinon : menu ⋮ → « Installer l’application ».
iPhone · Safari
  1. Touchez le bouton « Partager » en bas de Safari.
  2. Choisissez « Sur l’écran d’accueil », puis « Ajouter ».
Icône sur l’écranMode plein écranItinéraires hors ligneProgression de la promenade