Étape 8 sur 8

parc Forestal

Parque Forestal

La fin expliquera pourquoi l’ancienne plaine inondable a été donnée aux arbres plutôt qu’aux quartiers urbains.

12 min
Allée rectiligne ombragée sous les frondaisons des arbres du parc Forestal.
Carlos Figueroa Rojas · CC BY-SA 4.0; cropped/resized for app; ShareAlike applies
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0 sur 8 terminé

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À remarquer

  • Longues allées
  • Rangs rectilignes de platanes
  • Bande verte le long du Mapocho

L’histoire du lieu

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Le parc s’étire le long du Mapocho en une étroite bande verte, et les allées régulières de platanes suivent le bord de l’ancien lit de la rivière. Lorsque la rivière fut enfermée entre des berges plus étroites, l’ancienne plaine inondable resta ici. Elle fut transformée en un long jardin urbain, avec des plantations denses et une lagune artificielle, aménagé parallèlement à l’eau.

En mille huit cent quatre-vingt-douze, l’avocat et professeur de droit civil Paulino Alfonso publia une brochure intitulée « Que faut-il faire des terres du Mapocho ? ». Il militait pour que la rive libérée soit consacrée à un parc accessible à tous. Alfonso gagnait sa vie grâce au droit et à l’enseignement ; ses outils furent des calculs et des arguments juridiques sur la destination de cette nouvelle terre urbaine.

Cette terre était effectivement nouvelle. À la fin du dix-neuvième siècle, des ingénieurs avaient enfermé le Mapocho dans un lit plus étroit. Sur la rive sud, il restait environ vingt îlots de l’ancienne plaine inondable : un espace encombré de déchets et de gravats. Mais un terrain vague au centre de la ville représentait aussi des parcelles coûteuses. En mille huit cent quatre-vingt-quinze, l’administration des travaux publics proposa d’y poursuivre la construction, en ne laissant le long de la rivière qu’une avenue paysagée. Des voisins influents cherchaient eux aussi à faire diviser le territoire en parcelles.

Les partisans du parc au Parlement contraignirent le gouvernement à soumettre le sort de la rive à une commission distincte. Elle fut présidée par Enrique Cousiño, intendant de Santiago, qui devait transformer un conflit de longue date en projet prêt à être réalisé. En décembre mille neuf cents, la commission commença ses travaux et, trois mois plus tard, présenta le plan d’un grand jardin public. L’architecte paysagiste français Georges Dubois traça de longues allées le long de la rivière, prévit des plantations denses et une lagune artificielle. Le premier avril mille neuf cent un, son dessin fut approuvé. Les parcelles à bâtir ne virent jamais le jour ; Paulino Alfonso prit plus tard la tête de la commission qui suivait l’aménagement du parc.

Le président Herman Riesco voulut donner au nouveau parc le nom d’Enrique Cousiño, mais l’intendant refusa. L’actuel parc O’Higgins s’appelait déjà alors parc Cousiño, en l’honneur de son cousin Luis Cousiño, et Enrique ne voulait pas d’un deuxième nom de famille. Le nom littéral s’imposa : parc Forestal, c’est-à-dire le parc forestier.

Sa forme allongée suit encore le bord de l’ancien lit du Mapocho, et les rangées rectilignes de platanes prolongent les lignes de Dubois. Une courte rue Paulino Alfonso débouche sur le côté sud du parc ; l’auteur de la première proposition reçut une rue, tandis que le lieu créé selon son idée reçut le nom des arbres plantés ici.

Sur place

Temps sur place12 min
Point suivantFin de l’itinéraire
Entréeaccès libre

Parc urbain ouvert, sans horaires fixes de musée publiés ni entrée payante. Pour l’itinéraire, utilisez les heures de jour.

Vérifié : 29 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

Les monuments se trouvent dans différentes parties du parc, et il n’est pas nécessaire de les chercher tous. Pour la fin, il est plus important de marcher le long de l’allée et de ressentir son lien avec la rivière.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Terminez la promenade parmi les platanes, sur le terrain que la ville n’a pas cédé à la construction.

Étape 8 sur 8Fin de l’itinéraire

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Santa Lucía, quartier Lastarria et Musée national des beaux-arts du Chili : une ville pour le public » — 8 étapes, environ 2,8 km, 2 h 45 min — 3 h.

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