Étape 2 sur 8

Château Frontenac

Fairmont Le Château Frontenac

L’hôtel relie l’image touristique de la vieille ville à une réunion secrète en temps de guerre.

14 min
Château Frontenac
Bernard Gagnon · CC BY-SA 4.0; cropped/resized for app; ShareAlike applies
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0 sur 8 terminé

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Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Le toit pentu
  • Les tours fortifiées
  • La plaque commémorative
  • La façade de l’hôtel

L’histoire du lieu

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En août mille neuf cent quarante-trois, le sergent-major canadien Émile Couture était chargé de la chancellerie au Château Frontenac. Il distribuait du papier aux participants aux réunions à huis clos et, après les séances, ramassait les feuilles restantes. Un matin, Couture trouva un document qui indiquait explicitement les dates possibles d’un débarquement en Europe occidentale, le nombre de troupes et de navires, ainsi que des données sur la couverture aérienne.

Couture porta sa découverte à son commandant. Washington et Londres confirmèrent qu’une feuille secrète avait effectivement été perdue. Le sergent-major et son supérieur furent appelés d’urgence à Washington et durent prêter serment de garder le silence. Un an plus tard, alors que le débarquement avait déjà eu lieu, ils reçurent tous deux des médailles de l’Empire britannique pour avoir gardé le secret. Les militaires ne révélèrent ni qui avait laissé le document dans l’hôtel ni ce qu’il en était advenu.

Si cette feuille se trouvait ici, c’était à cause de la première conférence de Québec. Le gouvernement canadien annula toutes les réservations, évacua les clients et ferma entièrement l’hôtel au public. La Gendarmerie royale du Canada gardait les entrées. Les délégations britannique et américaine furent logées dans les chambres, une partie des locaux fut réservée aux communications et au service de presse, et les chefs d’état-major combinés se réunissaient chaque jour dans les salles.

Le président américain Franklin Roosevelt et le Premier ministre britannique Winston Churchill devaient décider où diriger les principales forces alliées. Les militaires britanniques cherchaient à poursuivre l’offensive par l’Italie et la Méditerranée. Les chefs d’état-major américains craignaient que cette voie ne mobilise les navires de débarquement, les avions et les divisions nécessaires à l’invasion de la France. Au Château Frontenac, ils arrêtèrent un compromis : les opérations en Italie continueraient, mais le débarquement par la Manche, sous le nom de code d’opération Overlord, recevrait la priorité dans la répartition des forces. C’est ici que son plan général fut approuvé et que sa préparation détaillée fut autorisée. Il fallut repousser l’échéance prévue ; le six juin mille neuf cent quarante-quatre, les troupes alliées débarquèrent en Normandie.

Les tours fortifiées devant vous n’ont rien à voir avec le dix-septième siècle. Les dirigeants du Chemin de fer Canadien Pacifique commencèrent à construire l’hôtel en mille huit cent quatre-vingt-douze afin que de riches voyageurs viennent à Québec à bord de leurs trains. L’architecte Bruce Price donna au bâtiment les traits des châteaux de la Loire français. Le toit pentu, les tourelles et l’emplacement au-dessus de la falaise aidaient à vendre aux touristes l’image d’une vieille ville française. L’hôtel ouvrit en mille huit cent quatre-vingt-treize et remplit toujours sa fonction d’origine.

Les cheminots tirèrent son nom de Louis de Buade, comte de Frontenac, gouverneur de la Nouvelle-France. Il administra deux fois la colonie depuis le Château Saint-Louis, résidence du gouverneur qui se dressait sur ce cap. L’hôtel actuel ne fut jamais sa demeure : il fut construit près de deux siècles après sa mort.

La plaque commémorative du Château Frontenac mentionne Roosevelt, Churchill et le Premier ministre canadien William Lyon Mackenzie King, qui recevait les délégations en tant qu’hôte. Émile Couture n’y figure pas. Dans le communiqué officiel concernant sa médaille, la raison de la distinction tenait en deux mots : « Services rendus ».

Sur place

Temps sur place14 min
Point suivantPlace d’Armes
Entréede l’extérieur

Hôtel en activité. L’observation extérieure est libre depuis les rues publiques et la terrasse ; les visites du bâtiment sont soumises à des conditions distinctes et ne sont pas nécessaires pour l’itinéraire de base.

Vérifié : 29 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

C’est un hôtel en activité ; ne comptez donc pas pouvoir visiter librement tous les espaces. Pour cette étape, la façade et la silhouette depuis la terrasse suffisent.

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Où aller ensuite ?

Laissez l’hôtel derrière vous et dirigez-vous vers la fontaine de la place.

Étape 2 sur 8Ensuite : Place d’Armes

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Vieux-Québec : du promontoire au fleuve » — 8 étapes, environ 1,3 km, 2–3 heures.

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