Regardez d’abord autour de vous
À remarquer
- Le dôme de l’église Saint-Nicolas
- Les armoiries des Kolovrat au-dessus du portail principal
- La porte séparée de la tour municipale
- Les armoiries de Malá Strana au-dessus de la porte
L’histoire du lieu
Le dôme de l’église Saint-Nicolas s’élève au-dessus du milieu de la place de Malá Strana. Avant l’église actuelle, il y avait ici une église paroissiale qui portait le nom du patron des marchands, des marins et des voyageurs ; un tel vocable était compréhensible pour le marché principal de Malá Strana. Les jésuites construisirent à côté une maison pour les membres de l’ordre ayant déjà prononcé leurs vœux définitifs et, pour ce complexe, démantelèrent douze maisons, une école, une rotonde et des cimetières. Depuis lors, l’église occupe le milieu du marché et la place se divise en partie haute et partie basse.
En mille six cent cinquante-quatre, le comte Václav Libštejnský z Kolovrat, âgé de vingt ans, ordonna que tout son héritage soit remis aux jésuites. Le jeune comte était déjà entré dans l’ordre, comptait vivre selon le vœu de pauvreté et voulait financer une église et une maison pour ses confrères à Malá Strana. Il cédait les domaines dans leur intégralité, se privant des revenus d’un propriétaire foncier.
À cette date, les jésuites disposaient déjà d’un emplacement pour construire. En mille six cent vingt-trois, ils reçurent l’ancienne église paroissiale située au milieu du marché principal de Malá Strana. Elle avait été consacrée dès mille deux cent quatre-vingt-trois à saint Nicolas. Nicolas fut évêque de la ville de Myre au quatrième siècle ; on le vénérait comme le patron des marchands, des marins et des voyageurs. Les documents n’expliquent pas pourquoi les habitants de la ville médiévale avaient choisi précisément ce vocable, mais un tel saint était compréhensible pour une église située sur une place de marché. L’église baroque hérita du nom de la précédente.
Václav ne vit pas l’église actuelle. Il mourut à Rome en mille six cent cinquante-neuf, à l’âge de vingt-cinq ans. Après sa mort, les biens légués servirent à la construction. Les jésuites élevèrent ici une maison professe — une résidence destinée aux membres de l’ordre ayant déjà prononcé leurs vœux définitifs — ainsi qu’une immense église. Pour ce complexe, ils démolirent douze maisons, l’ancienne école, la rotonde Saint-Venceslas, et fermèrent les cimetières. Le bâtiment occupa le milieu du marché et fixa la division de la place de Malá Strana en partie haute et partie basse.
Un parent de Václav, František Karel Libštejnský, avait un droit de préemption pour racheter les terres léguées. Il tenait à ce que la contribution de la famille reste visible, ajouta de l’argent et posa ses conditions : les Kolovrat recevraient un caveau familial et leurs armoiries apparaîtraient sur l’église. Les grandes armoiries au-dessus du portail principal sont le résultat de cet accord. Václav avait renoncé à son héritage au profit de l’ordre ; son parent veilla à ce que le nom de famille figure tout de même sur la façade.
La construction priva les habitants de Malá Strana d’une autre structure : avec l’ancienne église, les jésuites démantelèrent le clocher municipal, où un emplacement était réservé à la surveillance des incendies. Les conseillers de Malá Strana, responsables de la prévention des incendies, refusèrent de perdre leur tour d’observation. Les habitants gardaient encore en mémoire deux incendies dévastateurs du seizième siècle. Les conseillers obtinrent par l’intermédiaire de la chancellerie impériale que les jésuites construisent un remplacement à leurs frais et le remettent à la ville.
L’ordre éleva une tour élancée à côté du dôme de l’église, mais tenta de la relier à la crypte de l’église par un passage souterrain. À partir de mille sept cent cinquante-deux, cet accès fit l’objet d’un procès. Les historiens supposent qu’un passage direct aurait permis aux jésuites de conserver le contrôle de la tour ; les documents ne fournissent pas d’explication précise. Le tribunal donna raison à la ville. Les jésuites durent murer le passage, et la tour resta municipale.
La tour fut achevée en mille sept cent cinquante-cinq. Jusqu’en mille huit cent quatre-vingt-onze, un guetteur vivait tout en haut : en cas d’incendie, il en indiquait la direction avec une étoffe rouge le jour et une lanterne la nuit. Aujourd’hui, des offices se tiennent dans l’église, l’ancienne maison professe est occupée par l’université Charles, et l’on entre séparément dans la tour municipale. Les armoiries des Kolovrat subsistent au-dessus du portail de l’église ; au-dessus de la porte de la tour figurent les armoiries de Malá Strana et son propre numéro municipal.
Sur place
Église Saint-Nicolas : horaires saisonniers, en été généralement 9:00–18:00 sauf les vendredis/samedis où les horaires sont plus courts ; dernière entrée 15 minutes avant la fermeture.
Vérifié : 28 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.Traversez uniquement aux endroits autorisés et n’écoutez pas le récit sur la chaussée. L’église et le clocher peuvent avoir des modalités de visite distinctes.
