Étape 7 sur 9

synagogue Klausen

Klausova synagoga / Klausen Synagogue

Ici, les professionnels des musées tenteront de préserver la provenance d’objets dont les propriétaires ont été privés de leurs collections.

15 min
Façade de la synagogue Klausen
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0 sur 9 terminé

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Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Le volume unique de la synagogue
  • La façade de la grande salle de prière
  • Le mur du cimetière voisin

L’histoire du lieu

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La synagogue Klausen se dresse seule, bien que son nom garde le souvenir de trois bâtiments. Dans les années soixante-dix du seizième siècle, Mordechai Maisel finança ici deux petites synagogues et une école privée. Ces maisons distinctes de prière et d’étude, les klaus, étaient dirigées par différentes personnes ; l’école fut confiée au rabbin Judah Loew. Lors de l’incendie de mille six cent quatre-vingt-neuf, les trois bâtiments brûlèrent. Shlomo Halish Kohen, organisateur de la reconstruction, réunit à leur emplacement une grande salle de prière. La construction fut achevée cinq ans plus tard, mais l’ancien nom fut conservé. Ainsi, le nom contient encore aujourd’hui les trois klaus disparus.

La nouvelle salle devint la plus grande synagogue de la Ville juive de Prague et la deuxième synagogue principale de la communauté. Les rabbins de la Communauté juive de Prague y officiaient, et les membres de la Fraternité funéraire, qui travaillait tout près, au Vieux Cimetière juif, y priaient. Mais le rôle muséal actuel de cette salle lui fut donné par des personnes auxquelles on ne permit pas de la voir ouverte comme musée.

Après l’interdiction des offices juifs en septembre mille neuf cent quarante et un, on commença à acheminer à Prague des livres, des tissus, de l’argenterie et des archives provenant de communautés fermées de Bohême et de Moravie. Après de longues négociations, la Communauté juive de Prague obtint l’autorisation d’enregistrer ces arrivages comme Musée juif central. Les institutions allemandes contrôlaient le travail, tandis que les spécialistes juifs s’en servaient pour décrire et préserver des objets qui avaient perdu leurs propriétaires.

La communauté invita Josef Polák, un professionnel expérimenté des musées, auparavant licencié d’une institution publique en raison de son origine juive, à diriger la collection. Polák tenait à ce que les objets ne restent pas là comme un chargement sans nom : les employés les photographiaient et indiquaient leur ancienne communauté, leur usage et leur provenance. Il conçut plusieurs expositions permanentes, mais n’eut le temps d’en réaliser presque entièrement qu’une seule, ici.

František Zelenka, architecte et décorateur de théâtre, aménagea l’espace. Après mille neuf cent trente-neuf, les théâtres cessèrent de lui donner du travail en raison de son origine, et la communauté l’engagea pour surveiller ses bâtiments. Avec Polák, il disposa dans la synagogue Klausen les objets d’argent et les tissus de manière à expliquer le déroulement de l’année juive, les rites familiaux et la vie quotidienne. L’exposition fut achevée en avril mille neuf cent quarante-trois. Pendant l’occupation, le musée ne fut pas ouvert aux visiteurs ordinaires.

Trois mois plus tard, Zelenka fut envoyé dans le ghetto de Terezín ; à l’automne de l’année suivante, il périt probablement sur le chemin d’Auschwitz. Le Gestapo arrêta Polák en août mille neuf cent quarante-quatre. On le vit pour la dernière fois à Auschwitz en janvier de l’année suivante, puis on perdit sa trace.

Après la guerre, l’exposition fut ouverte au public. Des expositions consacrées aux fêtes, aux rites et à la vie familiale revinrent dans cette salle et y demeurèrent jusqu’à l’été deux mille vingt-quatre. Aujourd’hui, le bâtiment n’ouvre que pour certaines expositions et certains concerts, et l’exposition permanente a été retirée avant la rénovation. Après celle-ci, le Musée juif de Prague entend y présenter de nouveau les coutumes et traditions juives, le même thème que Polák et Zelenka avaient déployé dans cette salle au printemps mille neuf cent quarante-trois.

Sur place

Temps sur place15 min
Point suivantPařížská et l'assainissement
Entréede l’extérieur

Fermée pour rénovation ; réouverture prévue au plus tard en 2028.

Vérifié : 26 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

Si l’intérieur est accessible, observez les images dans l’ordre : la succession de l’aide, de la visite au malade jusqu’au repas commémoratif, est importante. Vérifiez sur place les restrictions d’exposition.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Suivez le mur du cimetière jusqu’à la rue Pařížská.

Étape 7 sur 9Ensuite : Pařížská et l'assainissement

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Josefov et Vieille Ville : communautés et mémoire » — 9 étapes, 1,6 km, 2–3 h.

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