Étape 5 sur 7

MUNCH

MUNCH

Cette étape relie le testament de guerre de l’artiste à l’acheminement inhabituel de deux toiles vers le nouveau musée.

20 min
MUNCH au bord de l’eau à Bjørvika après l’ouverture du musée.
Helge Høifødt · CC BY-SA 4.0; cropped/resized for app; ShareAlike applies
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Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Grandes lettres sur la façade
  • Tour de treize étages
  • Zone transparente de circulations
  • Mur maritime

L’histoire du lieu

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À Bjørvika, sur l’ancienne zone portuaire près de l’Opéra d’Oslo et du principal nœud de transport d’Oslo, un nouveau musée de l’artiste a vu le jour. Ses salles sont superposées dans une tour de treize étages : une partie opaque en béton protège les fonds, tandis que des circulations transparentes passent entre elle. Au mur maritime, l’espace est devenu suffisant pour montrer une bien plus grande part du patrimoine artistique de la ville.

Les grandes lettres de la façade composent le nom de famille de l’artiste — MUNCH. À l’intérieur, des dizaines de milliers de ses œuvres sont conservées, étudiées et exposées ; le musée organise aussi des expositions d’art contemporain, des concerts et des conférences. Le legs qu’Edvard Munch transmit à Oslo est à l’origine du musée, dans des circonstances où la préservation de ses tableaux ne pouvait plus être considérée comme allant de soi.

En avril mille neuf cent quarante, les troupes allemandes occupèrent la Norvège. Munch, âgé de soixante-seize ans, vivait dans le domaine d'Ekely, à la périphérie d’Oslo, et s’inquiétait du sort des œuvres qui remplissaient la maison, les ateliers et les dépendances. Les nazis avaient déjà retiré ses tableaux des musées allemands en les qualifiant d’« art dégénéré ». Neuf jours après l’invasion, l’artiste fit venir deux témoins et modifia son testament.

Munch gagnait sa vie en vendant des tableaux et des œuvres graphiques ; les tirages, que l’on pouvait imprimer à partir de pierres, de planches de bois et de plaques de cuivre, procuraient des revenus particulièrement importants. Ces matrices restaient le capital de travail de l’artiste : elles pouvaient encore produire de nouveaux exemplaires d’images connues. Dans son testament, Munch légua à la municipalité d’Oslo des tableaux, des dessins, des gravures et les formes d’impression elles-mêmes, mais interdit d’en tirer de nouveaux exemplaires. Il limita également la vente des feuilles restantes. La ville recevait les œuvres et les instruments, sans pour autant obtenir le droit de multiplier indéfiniment le legs.

Munch n’avait pas d’enfants. Il laissa de l’argent et des lettres à sa sœur Inger, et à Oslo presque tout ce qu’il avait créé et qui se trouvait à Ekely. En janvier mille neuf cent quarante-quatre, les tableaux furent transportés à l’hôpital de Dikemark et cachés là aux nazis. Quelques semaines plus tard, l’artiste mourut. Après la guerre, la municipalité accepta son legs et décida, en mille neuf cent quarante-six, de construire un musée distinct. Le premier bâtiment ouvrit à Tøyen dix-sept ans plus tard.

Avec le temps, il devint trop exigu. Bjørvika, ancienne zone portuaire voisine de l’Opéra d’Oslo et du principal nœud de transport d’Oslo, fut choisie pour le nouveau musée. Les architectes Juan Herreros et Jens Richter superposèrent les salles : il en résulta une tour de treize étages, avec une partie fermée en béton pour les tableaux et une zone transparente de circulations. On peut y montrer une part bien plus grande du legs de Munch, mais deux toiles exigèrent une solution particulière avant même l’ouverture.

« Le Soleil » et « Les Chercheurs » occupent des dizaines de mètres carrés. Munch les gardait dans un atelier ouvert ; la toile fine et l’épaisse couche de peinture supportaient mal les vibrations. Pendant plusieurs mois, des restaurateurs consolidèrent la peinture qui se détachait. Puis des ouvriers hissèrent les caisses à travers le toit de l’ancien musée, les installèrent inclinées sur un long camion, les transportèrent sous les lignes de tramway et les transbordèrent à Sørenga sur une barge.

Les tableaux arrivèrent par l’eau au mur maritime du MUNCH actuel. Une grue les éleva à plus de vingt-six mètres de hauteur et les fit entrer par une ouverture spécialement laissée au sixième étage — haute de plus de sept mètres, mais large de seulement soixante centimètres. Les deux toiles sont désormais suspendues dans une salle haute de deux étages. Leur point d’entrée est impossible à distinguer depuis l’extérieur : une fois le legs de Munch à l’intérieur, l’ouverture fut murée pour toujours.

Sur place

Temps sur place20 min
Point suivantDeichman Bjørvika
Entréesur billet

Le musée fonctionne selon un cycle hebdomadaire et le programme des expositions ; les horaires du soir peuvent être plus longs que d’ordinaire, vérifiez donc les horaires et les billets pour le jour de votre visite.

Vérifié : 15 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

La façade et la position du musée dans le panorama sont visibles sans entrer. La collection se trouve à l’intérieur ; prévoyez donc séparément sa visite, les expositions et les éventuelles files d’attente.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Revenez vers l’Opéra d’Oslo et tournez en vous éloignant de l’eau vers la bibliothèque.

Étape 5 sur 7Ensuite : Deichman Bjørvika

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Oslo sur le fjord : Hôtel de ville d’Oslo, forteresse d’Akershus et Bjørvika » — 7 étapes, 4,3 km, 2,5–3 heures.

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