Étape 6 sur 7

Une roseraie à la place des entrepôts de riz

Nakanoshima Park Rose Garden

L’histoire de cette parcelle expliquera d’où vient la terre sous la partie orientale de l’île.

20 min
Roseraie de Nakanoshima
Mr.Naka guutarabunko · CC0; cropped/resized for app
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Audioguide · voix enregistréeÉcouter l’histoire du lieu

Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Les parterres de la roseraie
  • Les deux bras de rivière
  • Les allées de la partie orientale de l’île

L’histoire du lieu

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La roseraie occupe la partie orientale de Nakanoshima : les allées et les parterres se trouvent entre deux bras de rivière, sur une terre qui n’existait pas encore ici autrefois. Lorsque cette parcelle fut rattachée à l’ancien parc municipal, on y aménagea un jardin de promenade. Après le réaménagement de deux mille neuf, environ trois cent dix variétés de roses y furent réunies et les plantations furent réparties selon l’histoire de leur sélection. La terre sous les parterres est arrivée ici lors de travaux sur la rivière et devint bien plus tard la base du jardin.

Jusqu’à la seconde moitié du dix-neuvième siècle, une rivière coulait à l’emplacement de l’actuelle roseraie. L’ancienne Nakanoshima se terminait plus à l’ouest, près de la salle publique centrale d’Osaka. À son extrémité se trouvait le complexe d’entrepôts de la famille Yamazaki, propriétaires du petit domaine de Nariwa, dans l’actuelle préfecture d’Okayama. C’est de là que venait l’ancien nom du cap : Yamazaki-no-hana.

Les paysans versaient aux propriétaires fonciers une part de leur récolte en riz, mais il fallait de l’argent pour régler les fournisseurs et les créanciers. Les régisseurs apportaient les sacs à Osaka et organisaient des enchères. Le marchand qui payait recevait un reçu de riz : il pouvait retirer la marchandise de l’entrepôt indiqué grâce à ce reçu. Les reçus étaient revendus, parfois plusieurs fois, tandis que les sacs restaient sur place. Nakanoshima était donc commode précisément en tant qu’île étroite entre deux bras de rivière : les bateaux arrivaient aux entrepôts et les négociants travaillaient près du marché du riz.

En mille huit cent soixante et onze, les anciens domaines furent supprimés. Leurs complexes d’entrepôts passèrent à l’État, puis furent vendus. Quatorze ans plus tard, une crue du Yodo inonda une immense partie d’Osaka, emporta plus de mille cinq cents maisons et détruisit les ponts qui franchissaient les bras de rivière de la ville.

Ōhashi Fusatarō, alors âgé de vingt-quatre ans, se préparait à devenir juriste à Tokyo. Lorsqu’il apprit que son village natal, aujourd’hui un quartier d’Osaka, figurait parmi les lieux inondés, il revint et se consacra à une seule cause : obtenir une refonte complète du lit du Yodo. Ōhashi gagnait sa vie dans le commerce du riz, devint député de la préfecture et se rendit pendant des années dans la capitale avec des pétitions. Il dépensait ses propres fonds pour ces déplacements et cette campagne ; la maison familiale fut finalement saisie pour dettes, et Ōhashi dut vivre dans des maisons louées.

En mille huit cent quatre-vingt-seize, le Parlement approuva une loi permettant de commencer les travaux. L’ingénieur Okino Tadao prépara un projet de nouveau chenal et d’ouvrages de protection. La construction nécessitait les terrains d’environ trois mille propriétaires ; Ōhashi les persuadait d’accepter l’expropriation de leurs parcelles. Les ouvriers transportaient vers l’extrémité orientale de Nakanoshima la terre extraite lors du curage de la rivière. L’île fut ainsi prolongée au-delà de l’ancien cap et de la ligne de l’ancien pont de Namba, en étendant peu à peu le remblai jusqu’à Tenjinbashi.

Sur l’ancienne partie de l’île, la ville avait déjà ouvert son premier parc public. Le nouveau remblai y fut rattaché et, en mille neuf cent quatre-vingt, une roseraie y fut aménagée. Après le réaménagement de deux mille neuf, elle accueillit environ trois cent dix variétés, les parterres étant répartis selon l’histoire de la sélection des roses.

L’entrepôt de la famille Yamazaki se trouvait plus à l’ouest, à l’ancienne extrémité de l’île. Il ne reste rien de ses bâtiments. Sous les allées et les parterres de la roseraie repose la terre extraite lors des travaux qu’Ōhashi avait cherché à obtenir après l’inondation.

Sur place

Temps sur place20 min
Point suivantLa salle publique
Entréede l’extérieur

La floraison dépend de la saison et de la météo. S’il y a peu de fleurs, lisez les étiquettes des variétés et observez comment les plantations organisent le parcours sur l’ancien terrain des entrepôts.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Traversez la roseraie et continuez vers le bâtiment en briques rouges.

Étape 6 sur 7Ensuite : La salle publique

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Château d’Osaka et Nakanoshima : le pouvoir au bord de l’eau » — 7 étapes, 4.1 km, 3 h 30 min.

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