Étape 9 sur 9

Monumento a la Patria

Monumento a la Patria

La fin ramènera tout l’itinéraire à la question de savoir à qui appartient la forme urbaine après qu’une autre personne l’a remplie de son contenu.

18 min
Monumento a la Patria avec un arc de pierre, des colonnes et des reliefs.
amanderson2 · CC BY 2.0; cropped/resized for app
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Audioguide · voix enregistréeÉcouter l’histoire du lieu

Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Demi-cercle de pierre
  • Figure de la Patrie
  • Relief de la ceiba
  • Rangées de figures historiques

L’histoire du lieu

Taille du texte

À l’extrémité nord du Paseo de Montejo, l’arc de pierre rassemble sur un seul mur l’histoire mexicaine. Dans le profond relief, parmi les blocs saillants, se côtoient des conquérants, des moines, des combattants de l’indépendance, des réformateurs et des révolutionnaires. Au milieu, on distingue l’image de la Patrie et la ceiba d’où partent des scènes de différentes époques. Le drapeau mexicain est hissé au-dessus de ce mur, car il sert de monument à tout le pays.

Le demi-cercle de pierre devant vous est né d’un différend entre deux auteurs, et les traces de ce différend occupent presque toute sa surface.

En mille neuf cent quarante-trois, l’architecte yucatèque Manuel Amabilis remporta un concours pour un monument au drapeau mexicain. Il devait être installé dans un tout autre lieu, là où les avenues Itzaes et Colón se rejoignaient à angle droit. Amabilis conçut un mur semi-circulaire lisse. Le long de sa base devait courir une large frise avec des allégories de différentes époques. Au centre d’un côté, l’architecte plaça une figure féminine de la Patrie et, de l’autre, une ceiba d’où partaient des scènes de l’histoire mexicaine.

Le sculpteur colombien Rómulo Rozo fut invité à réaliser la taille. Il reçut un travail d’exécutant, mais, dans sa maquette, il modifia le dessein lui-même. Au lieu d’une surface lisse, Rozo représenta une maçonnerie de pierres saillantes et remplaça les allégories générales par des personnages historiques reconnaissables. Des conquérants et des moines, des participants à la lutte pour l’indépendance, des réformateurs et des révolutionnaires apparurent ainsi sur le mur. Le monument à un seul symbole devenait une histoire de pierre de tout le pays.

L’administration du gouverneur Ernesto Novelo Torres approuva la maquette de Rozo et déplaça la construction vers l’extrémité nord du Paseo de Montejo. Amabilis tenta de rétablir le projet du concours, car il risquait à la fois sa commande publique et le droit d’être appelé auteur. À la fin de mille neuf cent quarante-cinq, il fut écarté. De son travail antérieur subsistèrent les fondations, l’évacuation des eaux et les contours principaux du demi-cercle.

La refonte multiplia le coût par environ dix et étira la construction sur plus d’une décennie. Rozo continua à tailler la pierre sous plusieurs gouverneurs qui se succédèrent. En janvier mille neuf cent quarante-six, un rapport officiel appelait déjà l’ouvrage Monumento a la Patria, un monument à la Patrie.

Lorsque l’inauguration fut proche, Amabilis publia une lettre dans un journal. Il y énuméra les modifications de Rozo, refusa de reconnaître la sculpture comme faisant partie de son projet et rappela que le gouvernement avait mis fin à son contrat. Deux mois plus tard, en avril mille neuf cent cinquante-six, le monument fut inauguré sous le nom de Rozo.

Le mur lisse pour lequel Amabilis s’était battu n’existe pas ici. Il reste le demi-cercle, la Patrie et la ceiba qu’il avait imaginés ; entre eux, Rozo plaça des rangées de personnages et d’événements précis. C’est précisément pour cela que le drapeau mexicain est toujours hissé au-dessus du monument et qu’il est appelé monument de toute la Patrie.

Sur place

Temps sur place18 min
Point suivantFin de l’itinéraire
Entréede l’extérieur

Le monument est constamment visible depuis le trottoir extérieur du rond-point ; la plateforme centrale est entourée d’une circulation intense.

Vérifié : date non indiquée. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

Examinez la taille depuis le côté extérieur du rond-point et ne vous dirigez pas vers le monument à travers le flux de voitures. Il vaut mieux découvrir les détails progressivement, en contournant le périmètre extérieur accessible.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Terminez la promenade auprès du demi-cercle de pierre, où le chemin depuis l’ancienne place s’achèvera sur un différend concernant la paternité du nouveau symbole de Mérida.

Étape 9 sur 9Fin de l’itinéraire

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Mérida : de la place coloniale au boulevard du henequen » — 9 étapes, 3,7 km, 3 h 30 min — 4 h 15 min.

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