Regardez d’abord autour de vous
À remarquer
- La figure de bronze de Camões
- La plume levée
- Les yeux fermés
- La fontaine au bassin à quatre pétales
L’histoire du lieu
Le monogramme de l’ancien nom du jardin est conservé sur la paroi de la fontaine dont le bassin a la forme de quatre pétales. Les services municipaux aménagèrent un jardin public sur la colline au milieu du vingtième siècle, alors que l’ancienne promenade du front de mer de Taipa s’étirait encore à son pied. Les documents officiels désignent le jardin comme le jardin de Carmo, tandis que les habitants l’appellent Carmo d’après l’église voisine Notre-Dame-du-Mont-Carmel. Après les remblais gagnés sur la mer, celle-ci se retrouva plus loin du pied de la colline, et l’ancien nom portugais du jardin signifiait « jardin de Carmo ».
Les deux yeux de l’homme de bronze, sur la plateforme supérieure, sont fermés. C’est Luís de Camões, poète et soldat portugais du seizième siècle, auteur du poème épique Les Lusiades. On le représente habituellement avec un œil abîmé : le poète l’a perdu pendant son service militaire. Ici, les deux paupières sont baissées, et c’est un choix délibéré du sculpteur.
En mille neuf cent quatre-vingt-dix-neuf, Wong Ka Long, originaire de Macao, achevait ses études à l’Académie des beaux-arts de Canton. Il avait vingt-deux ans, devait encore faire ses preuves dans le métier, et cette figure devait devenir son travail de diplôme. Son professeur lui proposa de créer une image qui lui rappellerait sa ville natale. Wong possédait une traduction chinoise des Les Lusiades et un billet de cinquante patacas portant le portrait de Camões. À partir de cette petite image, il devait modeler un homme en pied.
Wong hésitait sur son choix : un guerrier ou un poète. Son professeur insista pour le poète. En six mois, l’étudiant créa Camões en vêtements amples, semblables à une tenue de nuit, la plume levée et les yeux fermés. Wong expliqua plus tard qu’il l’imaginait seul, réveillé au milieu de la nuit pour un nouveau vers. Ainsi, le visage familier du billet reçut un corps et une pose qui n’y figuraient pas.
L’administration de Macao proposa de couler en bronze ce travail de diplôme et de l’installer précisément ici. La même année, les villas voisines étaient transformées en un complexe d’exposition consacré à la vie portugaise et macanaise. La figure du poète portugais prit place au sommet de la colline qui les domine. Lors de l’inauguration, Les Lusiades furent lus en portugais et en cantonais. Le travail de diplôme de Wong resta dans la ville comme monument permanent ; par la suite, il créa encore pour Macao toute une série de figures en bronze.
Les services municipaux transformèrent la colline elle-même en jardin public au milieu du vingtième siècle, lorsque l’ancienne promenade du front de mer de Taipa passait à son pied. Le nom portugais d’origine signifiait « jardin de Carmo » ; son monogramme abrégé est conservé sur la paroi d’une petite fontaine dont le bassin a la forme de quatre pétales. Officiellement, c’est le jardin de Carmo. Les habitants commencèrent à l’appeler Carmo d’après l’église voisine Notre-Dame-du-Mont-Carmel.
Après les remblais gagnés sur la mer, celle-ci s’éloigna du pied de la colline. En haut, Camões est resté avec les deux yeux fermés et, plus bas, se trouve la fontaine portant l’ancien nom du jardin, aménagé à l’époque où le rivage commençait encore ici.
Sur place
Le jardin est ouvert vingt-quatre heures sur vingt-quatre.
Vérifié : 27 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.Ne gênez pas les cérémonies de mariage et les séances photo ; les inscriptions et les détails décoratifs sont plus faciles à observer à la lumière du jour.
