Regardez d’abord autour de vous
À remarquer
- Façade en pierre
- Cour de l’église
L’histoire du lieu
L’église Saint-Lazare a reçu ce nom en raison de l’hôpital qui se trouvait derrière elle. Des malades de la lèpre y vivaient, des soldats montaient la garde à l’extérieur et les patients recevaient une ration mensuelle. C’est ainsi que les anciennes chroniques chinoises décrivaient cette cour.
Il y a deux Lazare dans les Évangiles. Pour les hospices médiévaux, le plus important était surtout le pauvre de la parabole : couvert d’ulcères, il était couché à la porte d’un riche et espérait les restes de sa table. La tradition chrétienne a fait de Lazare le saint patron des personnes atteintes de lèpre, et leurs hôpitaux ont commencé à être appelés des lazarets.
L’hospice de Macao apparut après l’arrivée de Belchior Carneiro, évêque jésuite chargé d’organiser la mission catholique en Chine et au Japon. Il arriva en mai mille cinq cent soixante-huit. À cette époque, le diagnostic privait une personne de son travail, de son foyer et de sa place parmi les gens en bonne santé ; sans aumône ou ration établie, le malade n’avait pas de quoi vivre.
Carneiro recueillit des dons, ouvrit un hôpital qui accueillait chrétiens et non-chrétiens, et fonda la confrérie de la Santa Casa da Misericórdia pour aider les pauvres. Pour les malades de la lèpre, il aménagea un hospice séparé, plus tard transféré près de la chapelle Notre-Dame-de-l’Espérance. Des témoignages écrits rapportent que l’évêque soignait lui-même les patients. À une époque où l’on plaçait une garde armée à l’extérieur, Carneiro entrait à l’intérieur.
À cause de l’hospice, la chapelle fut appelée église Saint-Lazare. Lorsque le pape fonda le diocèse de Macao en mille cinq cent soixante-seize, c’est ici qu’on installa le premier siège de son évêque. Le voisinage était peu commode : l’église principale du diocèse se trouvait près d’un hôpital isolé, hors du principal établissement. Le siège fut donc transféré dans une nouvelle cathédrale, et l’église devint, à partir du dix-septième siècle, le centre de la communauté catholique chinoise.
Les malades furent emmenés d’ici à la fin du dix-neuvième siècle, et les bâtiments de la léproserie furent démolis. L’église reçut son aspect actuel en pierre après la reconstruction de mille huit cent quatre-vingt-six. Derrière elle, il n’y a plus ni salles de malades ni garde de soldats ; leur ancienne adresse est désormais indiquée par le nom de l’église en activité et par le nom de tout le quartier Saint-Lazare.
Sur place
Habituellement ouverte le matin et après la pause de midi ; vérifiez les horaires paroissiaux avant d’entrer.
Vérifié : date non indiquée. Vérifiez la source officielle avant votre visite.L’église est en activité : entrez en silence, choisissez une place sur le côté et ne visitez pas l’intérieur pendant l’office. Si l’accès est limité, vous pouvez voir les principaux éléments de la fin dans la cour et depuis la rue.
