Étape 6 sur 8

Albergue SCM

L’ancien refuge montre comment l’ancienne organisation des lieux a été adaptée au travail des artistes.

15 min
Cour et façade de l’Albergue SCM dans le quartier Saint-Lazare, à Macao.
Sakaori · CC BY 3.0; cropped/resized for app
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Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Façades jaunes
  • Cour intérieure
  • Ancien bâtiment d’habitation
  • Petite maison indépendante au fond

L’histoire du lieu

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L’ancienne confrérie catholique de la Santa Casa da Misericórdia tenait ici un refuge pour les femmes sans abri et les personnes démunies. Les bâtiments jaunes, avec leur cour intérieure, ont conservé son organisation : les résidentes étaient logées dans l’ancien bâtiment d’habitation, tandis que la cuisine voisine préparait les repas pour elles et pour les autres institutions de la confrérie. Pendant la Seconde Guerre mondiale, les chambres ont été confiées à des réfugiées portugaises venues de Shanghai.

En l’an deux mille, les dernières résidentes ont été évacuées d’ici. Les femmes âgées ont été transférées dans la Maison Notre-Dame-de-la-Miséricorde rénovée, et ces bâtiments ont fermé : il était devenu dangereux d’y vivre.

Le nom « Albergue SCM » signifie « Refuge de la Santa Casa da Misericórdia ». C’est le nom d’une ancienne confrérie catholique à laquelle appartient le complexe. Elle y logeait des femmes sans abri et des personnes démunies. Pendant la Seconde Guerre mondiale, la confrérie a accueilli dans ces chambres des réfugiées portugaises venues de Shanghai. Plus tard, le refuge est devenu une maison de retraite pour femmes. Plus de cent femmes âgées y vivaient simultanément, et les voisins ont donné au bâtiment un nom qui s’est révélé plus durable que le nom officiel : la « Maison des vieilles dames ».

Les locaux vidés sont restés fermés peu de temps. En deux mille un, la troupe de théâtre locale Comuna de Pedra a décidé d’y aménager un centre d’art. La première exposition a été consacrée aux anciennes résidentes. Les artistes ont retrouvé les femmes, recueilli leurs récits, leurs photographies et les documents restés dans les chambres. Pour l’inauguration, les anciennes résidentes sont revenues et ont elles-mêmes coupé le ruban. Dans cette maison où l’on décidait auparavant à leur place qui devait vivre où et dans quelle chambre, elles inauguraient désormais une histoire publique de leur propre vie.

L’expérience a duré moins de deux ans. Les planchers et les murs nécessitaient d’importants travaux de renforcement et, en janvier deux mille trois, les propriétaires ont ordonné aux artistes de libérer les bâtiments. La troupe a réuni des lettres de soutien et obtenu un autre local : une ancienne étable municipale. Elle y a poursuivi son travail sous le nom d’« Entrepôt des bœufs ».

Carlos Marreiros, architecte de Macao et membre de la Santa Casa da Misericórdia, s’est chargé des bâtiments dangereux. Il avait pour mission de renforcer les bâtiments et d’en préserver l’aspect ancien. Avec des ingénieurs, Marreiros a stabilisé les structures, conservé l’organisation de la cour et rendu aux façades leur couleur jaune traditionnelle. L’avenir du complexe n’était alors pas encore décidé : on a même envisagé d’y aménager un hôtel.

Vers deux mille sept, Marreiros a proposé de rendre de nouveau l’ancien refuge aux artistes, mais après une rénovation complète et avec une gestion permanente. Il a obtenu l’accord de la confrérie, a créé avec deux de ses membres une société de gestion et, en janvier deux mille neuf, un centre culturel a officiellement ouvert ici.

L’organisation des lieux montre ce qui a été préservé. À droite de l’entrée se trouve le plus ancien bâtiment d’habitation : il abrite désormais une galerie, une boutique et des ateliers de designers. À gauche se trouvait la cuisine, qui préparait les repas pour les résidentes et les autres institutions de la confrérie ; un restaurant y fonctionne aujourd’hui. Une petite maison indépendante, au fond de la cour, accueille des expositions, des conférences et des activités. Le nom du refuge est resté sur l’enseigne, et les chambres de la « Maison des vieilles dames » continuent d’être utilisées en commun — sauf que ce sont désormais des artistes qui viennent y travailler.

Sur place

Temps sur place15 min
Point suivant10 Fantasia
Entréede l’extérieur

La cour et les résidents ont des horaires différents ; vérifiez les expositions, les ateliers et le restaurant en cours avant votre visite.

Vérifié : date non indiquée. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

C’est un espace culturel intimiste, et non une attraction touristique de passage : respectez le silence et n’occupez pas la cour pour des prises de vue mises en scène. La possibilité d’entrer dans les bâtiments dépend du programme.

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Où aller ensuite ?

Retournez dans la rue et trouvez le portillon voisin portant le numéro 10.

Étape 6 sur 8Ensuite : 10 Fantasia

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« La colline de Guia et le quartier créatif Saint-Lazare » — 8 étapes, 2,8 km, 2–3 heures.

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