Étape 6 sur 9

Musée de la momification

متحف التحنيط

Cette exposition intimiste remplacera les monuments royaux par une expérience vérifiable sur une technique ancienne.

25 min
Le Musée de la momification à Louxor.
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0 sur 9 terminé

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Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Canard momifié
  • Échantillon de natron
  • Instruments des embaumeurs
  • Canopes

L’histoire du lieu

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Sur le quai du Nil, l’ancien centre pour visiteurs a été transformé en musée, ouvert en mille neuf cent quatre-vingt-dix-sept. Le parcours en pente à travers la salle de plain-pied reprend le cheminement vers une chambre funéraire, et l’éclairage dirigé fait surgir de la pénombre certaines vitrines. Les dix-neuf vitrines présentent le parcours allant du traitement du corps à l’inhumation : outils pour les organes internes, natron desséchant, résines, tissus de lin, amulettes et récipients dans lesquels étaient placés les organes. Parmi les objets, les canopes et l’échantillon de natron se remarquent particulièrement.

L’objet le plus inattendu d’ici est né un demi-siècle avant le musée lui-même. C’est un canard ordinaire, momifié en mille neuf cent quarante-deux par deux chimistes.

Zaki Iskander travaillait au Service des antiquités d’Égypte. Il gagnait sa vie en étudiant la composition des objets découverts et en choisissant les moyens de les conserver : une erreur de restaurateur pouvait détruire un objet qui avait traversé plusieurs millénaires. Iskander voulait vérifier s’il était possible de reproduire les techniques des anciens embaumeurs sur un spécimen moderne. Alfred Lucas l’aida : ce chimiste anglais enseignait aux restaurateurs égyptiens à comprendre les matériaux des objets anciens.

Pour l’expérience, ils prirent un oiseau abattu. Le résultat ne pouvait pas être dissimulé derrière des formulations scientifiques : si les tissus commençaient à se décomposer, la méthode choisie ne fonctionnait pas. Le canard a été conservé et demeure intact depuis plus de quatre-vingts ans. L’expérience n’a pas révélé un unique « secret des momies » : les méthodes de traitement variaient d’une époque à l’autre. Elle a démontré quelque chose de plus limité et de plus utile : certaines opérations anciennes peuvent être reconstituées, répétées et vérifiées.

Pour Iskander, cette démarche devint une profession. En mille neuf cent cinquante-trois, il transféra un petit laboratoire de restauration au Musée égyptien du Caire et le transforma en centre de recherche, où chimistes, physiciens, géologues et biologistes travaillaient ensemble. Après la mort du savant, sa famille donna ses livres au Musée de la momification ; sa bibliothèque y porte son nom.

Le musée lui-même ouvrit en mille neuf cent quatre-vingt-dix-sept. Des professionnels égyptiens des musées transformèrent à cette fin l’ancien centre pour visiteurs du quai du Nil. La salle de plain-pied est aménagée sur le modèle d’une chambre funéraire : un passage en pente conduit aux objets exposés, et la lumière est dirigée vers des objets distincts. Dans dix-neuf vitrines sont réunis soixante-six objets, retraçant tout le parcours du corps, du traitement à l’inhumation : instruments pour extraire les organes internes, natron pour le dessèchement, résines, lin, amulettes et canopes — des récipients dans lesquels étaient conservés les organes du défunt.

Parmi ces soixante-six objets, seuls deux ont été fabriqués à l’époque moderne. Le premier est un échantillon de natron apporté d’Ouadi Natroun. Le second est le canard d’Iskander et de Lucas. Il repose sous verre près de momies humaines et animales, et l’étiquette du musée conserve le nom du chimiste et l’année de son expérience.

Sur place

Temps sur place25 min
Point suivantLe pylône et l’obélisque du temple de Louxor
Entréesur billet

Les sources officielles divergent : la page des billets et la liste des tarifs indiquent des créneaux matinaux et vespéraux, tandis que la page du musée mentionne aussi 09:00–14:00 et 17:00–21:00. Vérifiez la billetterie avant d’entrer.

Vérifié : date non indiquée. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

Cette exposition présente des restes humains : observez-la sans commentaires bruyants et n’utilisez pas de flash, si la photographie est autorisée.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Allez à l’entrée nord du temple de Louxor et arrêtez-vous devant l’obélisque.

Étape 6 sur 9Ensuite : Le pylône et l’obélisque du temple de Louxor

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Voie d’Opet : de Karnak au temple de Louxor » — 9 étapes, environ 4,2 km, 4–4,5 heures.

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