Étape 1 sur 7

Museo Larco

Museo Larco

Un objet familial ouvrira le chemin qui mène de la collection privée à l’archéologie péruvienne.

45 min
Vue extérieure du Museo Larco
Lyndsayruell · Public domain; cropped/resized for app
1234567

0 sur 7 terminé

Audioguide · voix enregistréeÉcouter l’histoire du lieu

Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Vase-portrait moche
  • Consoles en bois sculpté
  • Grilles de l’ancienne casona
  • Rayonnages ouverts de la réserve

L’histoire du lieu

Taille du texte

Le Museo Larco occupe une ancienne demeure seigneuriale du début du dix-huitième siècle. Lors de sa transformation, on y a apporté de Trujillo des grilles, des portes, des colonnes, des poutres et des consoles en bois sculpté, depuis cette même côte nord dont proviennent nombre des antiquités conservées ici. Trente mille objets en céramique sont placés sur les rayonnages ouverts de la réserve, et les visiteurs sont admis tout près d’eux.

En mille neuf cent vingt-trois, Rafael Larco Herrera, propriétaire de l’hacienda sucrière de Chiclín et collectionneur d’antiquités péruviennes, remit à son fils un vase en céramique. Un artisan moche y avait modelé la tête d’un prêtre ou d’un guerrier de haut rang : une coiffe ornée de têtes d’oiseaux, de grandes parures d’oreilles, un visage calme.

Ce vase était le reste d’une autre collection. Rafael Larco Herrera constata à quel point le Pérou ancien était peu représenté au musée du Prado de Madrid et donna à l’Espagne les objets qu’il avait réunis. Ils se trouvent aujourd’hui au Museo de América de Madrid. Il conserva pour lui un portrait moche, puis l’offrit à son fils.

Rafael Larco Hoyle était destiné à un tout autre métier. Sa famille l’envoya étudier aux États-Unis l’agriculture, l’ingénierie et la gestion, afin qu’il mécanise la production sucrière. De retour au Pérou, il prit la tête de l’entreprise familiale à Chiclín. L’hacienda lui procurait des revenus ; les antiquités exigeaient des dépenses pour les achats, les voyages et les fouilles.

Le vase offert changea ses occupations. Rafael Larco Hoyle commença à acquérir des trouvailles provenant des vallées de Chicama, de Moche, de Virú et de Santa. Le vingt-huit juillet mille neuf cent vingt-six, jour anniversaire de l’indépendance du Pérou, ce gérant de vingt-cinq ans ouvrit un musée directement à Chiclín. Il lui donna le nom de son père : Museo Larco. Plus tard, le fondateur expliqua qu’il voulait élever un monument à son père alors que celui-ci était encore vivant.

Les objets réunis posèrent à Rafael Larco Hoyle une tâche qu’il n’avait d’abord pas prévu d’entreprendre. Les archéologues des années vingt ne savaient pas identifier tout ce qui entrait dans la collection. De mille neuf cent trente-trois à mille neuf cent quarante et un, Rafael Larco Hoyle mena des fouilles en essayant de combler les lacunes ainsi révélées. En mille neuf cent quarante-six, il proposa une chronologie des cultures de la côte nord, avant même l’apparition de l’analyse au radiocarbone. Le collectionneur privé devint l’un des fondateurs de l’archéologie péruvienne.

Dans les années cinquante, il décida de transférer le musée à Lima, afin que la collection soit plus accessible aux visiteurs étrangers et aux chercheurs. Pour elle, Rafael Larco Hoyle acheta ici une ancienne demeure seigneuriale du début du dix-huitième siècle. Il transforma la casona en y installant des grilles, des portes, des colonnes, des poutres et des consoles sculptées sauvées de la maison des marquis de Herrera y Villarhermosa à Trujillo. C’est pourquoi l’actuel musée se trouve à Lima, tandis qu’une partie de ses éléments architecturaux est arrivée de cette même côte nord où furent réunis les premiers objets.

À la mort de Rafael Larco Hoyle, en mille neuf cent soixante-six, la collection comptait environ cinquante mille objets. Trente mille objets en céramique sont conservés dans des réserves auxquelles les visiteurs ordinaires sont admis. Quant au vase-portrait que son père avait gardé après avoir envoyé sa collection en Espagne, il se trouve dans l’exposition permanente, dans la salle des cultures du Pérou ancien. C’est de lui que sont nés à la fois cette collection et le nom complet du musée, aujourd’hui réduit à deux mots : Museo Larco.

Sur place

Temps sur place45 min
Point suivantLes jardins du Museo Larco
Entréesur billet

Officiellement : tous les jours 09:00–19:00, les 24/25/31 décembre et le 1 janvier 09:00–18:00.

Vérifié : 26 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

Une visite de musée distincte est nécessaire pour une découverte complète ; ne cherchez pas à couvrir toute la collection et choisissez quelques séries d’objets à comparer.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Sortez des salles vers la cour et arrêtez-vous près des terrasses du jardin.

Étape 1 sur 7Ensuite : Les jardins du Museo Larco

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Le Pérou ancien et les Libérateurs à Pueblo Libre » — 7 étapes, 2,5 km, 150 min.

Sans App Store ni Google Play

Installer Guide On Map comme application

Une icône apparaîtra sur l’écran d’accueil et le site s’ouvrira sans l’interface du navigateur.

Android · Chrome
  1. Si « Installer maintenant » apparaît, touchez-le puis confirmez.
  2. Sinon : menu ⋮ → « Installer l’application ».
iPhone · Safari
  1. Touchez le bouton « Partager » en bas de Safari.
  2. Choisissez « Sur l’écran d’accueil », puis « Ajouter ».
Icône sur l’écranMode plein écranItinéraires hors ligneProgression de la promenade