Regardez d’abord autour de vous
À remarquer
- Salle de prière
- Espace pour les ablutions
- Éléments en bois
- Corps de bâtiment agrandis
L’histoire du lieu
Le terme jamek dans son nom indique sa fonction : c’est ici que la communauté se réunit pour la prière collective du vendredi. Des personnes se rassemblent dans la salle de prière, et un espace séparé pour les ablutions a été aménagé à côté ; les extensions et rénovations ultérieures ont agrandi le volume initial. Autrefois, une petite salle de prière ouverte se dressait sur ce terrain, avec un sol en planches et des poteaux faits de troncs de palmier nibong. Les poteaux en bois ne sont plus visibles, mais les actuels corps de bâtiment agrandis montrent à quel point l’ancienne salle était devenue exiguë.
Dans les années mille huit cent quatre-vingt, le marchand malaccais Haji Bachik bin Abdullah consacra à une maison de prière quatre parcelles de terrain lui appartenant. Il vivait du commerce et dirigeait les Malais du Kampung Ujong Pasir voisin : sur ses propres biens, Bachik réserva un endroit où ils pouvaient se réunir.
Kampung Baru, le « Nouveau Village », n’apparaîtra comme établissement malais officiel qu’en mille neuf cent. Plusieurs villages seront progressivement réunis sous une administration commune et, à la fin des années vingt, la terre donnée sera remise à cette administration sous forme de waqf, une parcelle définitivement affectée à la communauté religieuse.
Les habitants construisirent eux-mêmes la première salle de prière. C’était une salle ouverte en bois, avec un sol en planches et des poteaux faits de troncs de palmier nibong. Elle suffisait pour la prière quotidienne, mais la population grandissait et, le vendredi, la petite salle ne pouvait déjà plus accueillir tous ceux qui venaient.
Dans les années mille neuf cent cinquante, les familles de Kampung Baru décidèrent de réunir de l’argent pour un grand bâtiment. Il fut proposé à chacune de verser soixante ringgits, en une fois ou en plusieurs versements. La possibilité de payer par échéances était importante : la mosquée était construite avec l’argent des foyers, et non grâce aux fonds d’un seul riche mécène. En mille neuf cent cinquante-cinq, trente mille ringgits avaient été réunis, mais la collecte avançait trop lentement et le chantier risquait de s’arrêter. Les habitants créèrent alors un comité distinct pour les dons. Il porta le total à deux cent quatorze mille : le gouvernement du Selangor fournit quatre-vingt-dix mille, le reste provenant de contributions privées et des économies de la mosquée.
Le bâtiment fut conçu par l’architecte Lee Yoon Thim, et le chantier fut dirigé par l’entrepreneur Chan Khiew. À la place de la salle sur poteaux de palmier apparurent une vaste salle de prière et un espace séparé pour les ablutions. Plus tard, la mosquée fut encore agrandie et rénovée à plusieurs reprises.
L’ancien sol en bois et les poteaux de nibong ne sont plus là. Restent les quatre parcelles données par Bachik et la fonction inscrite dans le mot « jamek » : une mosquée du vendredi, où la communauté se réunit pour la prière collective du vendredi.
Sur place
C’est une mosquée en activité, et non un site touristique aux horaires de visite garantis. La visite extérieure est libre ; l’entrée dans la salle de prière n’est possible qu’avec autorisation, en tenue sobre et en dehors des heures de prière.
Vérifié : 29 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.C’est une mosquée en activité : habillez-vous sobrement, parlez à voix basse et n’entrez que là et aux moments où cela est autorisé. Pendant la prière, écoutez le récit depuis l’extérieur.
