Étape 4 sur 8

La cachette d’armes de Nguyễn Đình Chiểu

Hầm chứa vũ khí bí mật

Cette maison fera passer l’histoire de la clandestinité des communiqués militaires sous le sol d’un salon ordinaire.

20 min
Ruelle du 3e arrondissement : contexte urbain réel de la cachette dissimulée, et non une photo de l’entrée ou de l’intérieur du bunker.
Vinnie Cartabiano · CC BY 2.0; cropped/resized for app
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0 sur 8 terminé

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Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Le couvercle formé de six carreaux de sol
  • Le verrou dissimulé
  • L’escalier
  • La chambre en béton

L’histoire du lieu

Taille du texte

Dans une maison d’habitation, près de l’escalier, se trouve un couvercle assemblé à partir de six carreaux de sol. Sous celui-ci a subsisté une chambre en béton de plus de huit mètres de long, de deux mètres de large et de deux mètres et demi de profondeur ; un verrou dissimulé ouvre un passage par lequel une personne pouvait se faufiler. Le sous-sol fut creusé sous le plancher pendant presque un an, et la terre fut emportée dans des boîtes en carton afin qu’un tas suspect ne s’accumule pas dans la cour. Après la guerre, la famille revint dans la maison et la cachette fut reconnue comme monument historique national.

En mille neuf cent soixante-cinq, Trần Văn Lai reçut pour mission de trouver une maison près de la résidence présidentielle du Sud Viêt Nam. Lai appartenait à la clandestinité de Saïgon, mais gagnait sa vie comme entrepreneur aisé en aménagement intérieur. Sous le nom de Mai Hồng Quế, il travaillait aussi au palais de l’Indépendance, possédait un laissez-passer et connaissait bien sa garde. Cette profession devait maintenant l’aider à acheminer des armes presque jusqu’à la cible de la future attaque.

Lai vendit ses deux villas, acheta trois maisons mitoyennes dans une ruelle près de Phan Đình Phùng et acquit des voitures. Un tel investissement était difficile à récupérer, même en cas de succès de l’opération. Dans l’une des maisons, il commença à creuser un sous-sol. Le jour, l’entrepreneur poursuivait son travail habituel et, la nuit, il descendait sous le plancher avec sa femme, Đặng Thị Thiệp. Elle avait environ vingt ans. Pendant presque un an, ils retirèrent la terre, la placèrent dans des boîtes en carton et l’emportèrent en voiture, afin qu’un tas suspect ne s’accumule pas dans la cour.

Ils obtinrent une chambre en béton de plus de huit mètres de long, de deux mètres de large et de deux mètres et demi de profondeur. L’entrée fut aménagée près de l’escalier. Le couvercle fut assemblé à partir de six carreaux de sol collés et muni d’un verrou dissimulé : soulevée d’un seul tenant, cette portion de plancher ouvrait une ouverture par laquelle une personne pouvait se faufiler.

Le travail de Lai explique à la fois le choix de cette maison et la manière de la remplir. Un entrepreneur du palais éveillait moins les soupçons des patrouilles qu’un camion inconnu venu des faubourgs. Les armes furent acheminées par lots, cachées dans des meubles en bois, des paniers et d’autres chargements domestiques. En plusieurs trajets, plus de deux tonnes furent rassemblées sous le plancher : des fusils automatiques, des grenades, des lance-grenades antichars et des centaines de kilogrammes d’explosifs. Tout cela se trouvait parmi des maisons d’habitation, à un quart d’heure de route du palais.

Dans la nuit du trente et un janvier mille neuf cent soixante-huit, quinze combattants du cinquième détachement de la clandestinité de Saïgon arrivèrent ici. Il s’agissait de petits groupes d’assaut urbains du Front national de libération du Sud Viêt Nam. Le commandant Trương Hoàng Thanh, connu dans la clandestinité sous le nom de Tô Hoài Thanh, devait conduire les hommes au palais de l’Indépendance. Les combattants sortirent les armes du sous-sol, les répartirent dans les voitures et quittèrent la ruelle à une heure et demie. Quinze minutes plus tard, les véhicules s’arrêtèrent devant la grille latérale du palais, dans la rue Nguyễn Du.

La charge explosive placée à la grille ne fonctionna pas. Le détachement ne put entrer, et le combat se poursuivit à l’extérieur. Au matin, sept hommes étaient morts, dont Trương Hoàng Thanh. Les huit restants, dont la moitié étaient blessés, se réfugièrent dans la maison voisine et tinrent encore presque une journée. Lorsque les munitions furent épuisées, sept furent faits prisonniers ; le huitième combattant mourut. Ainsi, sur les quinze hommes qui s’étaient armés dans ce sous-sol, aucun ne revint ici libre.

Quatre jours plus tard, la maison elle-même fut découverte. Les biens furent confisqués et Trần Văn Lai fut recherché. Il quitta Saïgon et continua à se cacher sous un faux nom ; Đặng Thị Thiệp resta seule pour élever leurs six enfants et gagnait sa vie par un petit commerce. Après la guerre, la famille revint dans cette maison et, en mille neuf cent quatre-vingt-huit, la cachette fut reconnue comme monument historique national.

Près de l’escalier se trouve encore le couvercle composé de six carreaux. Sous celui-ci a subsisté la chambre en béton d’où les armes de quinze hommes furent sorties quinze minutes avant le combat.

Sur place

Temps sur place20 min
Point suivantpagode Xá Lợi
Entréede l’extérieur

Petit établissement privé, sous forme de café ; l’accès peut varier, vérifiez le jour de votre visite et respectez les règles des propriétaires.

Vérifié : date non indiquée. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

N’entrez que si l’accès est explicitement autorisé et suivez les consignes des gardiens : l’espace est petit et mémoriel. Si la maison est fermée, contentez-vous de la voir depuis la rue.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Revenez à Bà Huyện Thanh Quan et tournez dans la rue Tú Xương vers la pagode.

Étape 4 sur 8Ensuite : pagode Xá Lợi

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« 3e arrondissement : mémoire, villas et pièces secrètes » — 8 étapes, environ 4,3 km, 2,5–3 heures.

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