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Corral del Carbón

Corral del Carbón

Montre comment une cour surveillée réunissait en un même lieu l’hébergement pour la nuit, la transaction et la perception d’une taxe.

15 min
Porte à arc outrepassé et sculptures arabes sur la façade du Corral del Carbón à Grenade
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Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • L’unique porte décorée
  • Les galeries supérieures avec leurs chambres
  • Les entrepôts du bas
  • Le bassin de pierre

L’histoire du lieu

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Au centre de la cour se trouve une vasque de pierre où l’on abreuvait autrefois les animaux ; de chaque côté s’étendent les galeries supérieures aux chambres étroites, et les entrepôts se trouvent en bas. Dans la première moitié du quatorzième siècle, cette cour était appelée la Nouvelle alhondiga, un caravansérail pour les marchands de passage. Plus tard, les marchands de charbon y apportaient leur marchandise et leurs animaux, puis conduisaient le charbon aux balances municipales ; cette activité quotidienne a fait s’imposer le nom actuel de Corral del Carbón. Bien que le charbon ne soit plus apporté ici, la vasque de pierre, les galeries et les pièces du bas montrent toujours l’aménagement de l’ancien établissement commercial.

Au-dessus de l’unique porte vivait l’alhondiguero, le responsable du caravansérail marchand. Il veillait à ce qu’aucun chargement n’entre ni ne sorte sans être enregistré. Sur chaque chargement, selon la marchandise et sa taille, le responsable percevait l’alcabala, une taxe commerciale destinée au trésor de la cour nasride. Les chambres au-dessus de l’entrée lui permettaient de surveiller la porte, et il n’y avait pas d’autre porte ici.

Dans la première moitié du quatorzième siècle, ce lieu s’appelait Al-Funduq al-Jadida, la Nouvelle alhondiga. Les sultanes nasrides possédaient le bâtiment et en tiraient un revenu. De là vient le décor de stuc, inhabituellement riche pour un caravansérail, au-dessus de l’entrée. Derrière les portes décorées commençait un établissement au confort très modeste.

Des marchands venaient ici de l’extérieur de Grenade, principalement avec du grain. Le Darro n’était pas encore enfoui sous une rue : un pont enjambait la rivière et permettait aux marchandises de parvenir aux marchés de la ville et à l’Alcaicería. Le marchand vivait de la vente du grain apporté et risquait à la fois son chargement, ses bêtes de somme et le gain de tout le voyage. L’alhondiga lui offrait un lieu surveillé près des acheteurs, et au trésor la possibilité de taxer cette marchandise.

L’ordre d’arrivée explique l’aménagement de la cour. Les animaux étaient laissés en bas, et les sacs y étaient également entreposés. On attribuait au marchand l’une des chambres des galeries supérieures — environ neuf mètres carrés, sans lit. On lui donnait une lampe, un seau, une natte et une cape. On ne servait pas de nourriture ici ; il ne pouvait préparer que ce que le pensionnaire avait apporté avec lui.

Au coucher du soleil, le responsable verrouillait la porte et ne la rouvrait pas avant l’aube. Les murs extérieurs ne comportaient presque aucune fenêtre, afin qu’on ne puisse pas atteindre les marchandises depuis la rue. Le marchand passait la nuit en haut, son grain restait en bas, et les animaux buvaient dans le bassin de pierre au centre de la cour. Le matin, on rouvrait la porte : une partie du grain était vendue ici, le reste était porté aux marchés de la ville. Le marchand obtenait un lieu pour commercer et passer la nuit près de sa marchandise ; le responsable louait les chambres et enregistrait les chargements ; le trésor prélevait la taxe.

Après le passage de Grenade aux chrétiens, on cessa d’héberger des marchands ici, mais les pièces du bas conservèrent leur fonction commerciale. Au dix-septième siècle, des marchands de charbon installaient leurs animaux dans la cour, entreposaient le charbon en bas et l’apportaient ici aux balances municipales. Cette activité répétée chaque jour donna au bâtiment son nom actuel : Corral del Carbón, la cour au charbon.

Il n’y a plus de charbon ici depuis longtemps. Il n’en reste que le nom, et de l’alhondiga du grain, l’unique porte, les chambres au-dessus des galeries, les entrepôts du bas et le bassin de pierre au milieu de la cour.

Sur place

Temps sur place15 min
Point suivantPlaza Bib-Rambla
Entréede l’extérieur

Tous les jours 09:00–20:00 (été) / 10:00–18:00 (hiver) ; entrée gratuite.

Vérifié : 17 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

En entrant dans la cour, éloignez-vous de la porte et ne vous attardez pas dans le passage. Il vaut mieux écouter au bord de la galerie, d’où l’on voit toute la structure du bâtiment.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Quittez la cour par l’unique porte et rejoignez la fontaine de Bib-Rambla.

Étape 1 sur 8Ensuite : Plaza Bib-Rambla

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Grenade : marchés, cathédrale et nouveau pouvoir » — 8 étapes, environ 2,3 km, 2 heures.

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