Étape 9 sur 9

Palazzo San Giorgio

Palazzo San Giorgio

La conclusion ramènera la richesse des palais à son fondement : les emprunts d’État, les impôts et le commerce portuaire.

25 min
La façade peinte du Palazzo San Giorgio près du port.
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Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Façade peinte
  • Figure de saint Georges
  • Dragon
  • Partie médiévale du palais

L’histoire du lieu

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L’histoire de l’actuel Palazzo San Giorgio est étroitement liée à la dette municipale : au début du quinzième siècle, Gênes devait tant à ses propres citoyens que l’ancien système d’emprunts ne tenait plus dans le trésor de la ville. La République empruntait de l’argent à des marchands et à d’autres riches citadins et, en échange, autorisait les créanciers à percevoir certains impôts jusqu’au remboursement de la dette. Chaque groupement de ce type était appelé une compera. Les emprunts se multipliaient, les recettes étaient déjà promises à différentes personnes, et les intérêts de certaines dettes atteignaient huit, neuf et dix pour cent.

En mille quatre cent sept, Gênes était gouvernée au nom du roi de France par le maréchal Jean II Le Meingre, dit Boucicaut. Il devait rendre à nouveau solvable le trésor de la ville. À son instigation, les anciens et les responsables financiers nommèrent une commission qui regroupa de nombreux emprunts en une seule dette à sept pour cent. Ceux qui n’étaient pas d’accord récupérèrent l’argent qu’ils avaient investi. Les autres créanciers acceptèrent un revenu moindre et formèrent leur propre groupement, la Casa delle Compere e dei Banchi di San Giorgio. Saint Georges était le saint patron de la ville ; c’est de cette institution que le palais tire son nom actuel.

Pour les créanciers, il s’agissait d’un capital familial investi dans des parts de dette, qui pouvaient être vendues et transmises aux héritiers. En échange de la baisse du taux d’intérêt, ils obtinrent le droit de tenir eux-mêmes les comptes et de percevoir les impôts affectés à la dette. Les protecteurs qu’ils élisaient — les administrateurs de la Casa delle Compere e dei Banchi di San Giorgio — vérifiaient les recettes et répartissaient les versements. Plus tard, la République leur confia le financement des travaux publics, la frappe de la monnaie et l’administration de certaines possessions d’outre-mer.

Leurs bureaux furent installés précisément ici. Le bâtiment se dressait déjà près du port médiéval et s’appelait le Palazzo del Mare. Il avait été commandé au milieu du treizième siècle par Guglielmo Boccanegra, capitaine du peuple, c’est-à-dire dirigeant civil élu de Gênes. Il voulait disposer d’une résidence publique permanente au lieu de tenir les réunions dans le palais archiépiscopal et dans des palais privés, et choisit un emplacement près du commerce portuaire.

Après la destitution de Boccanegra, les fonctionnaires adaptèrent le palais à d’autres fonctions. À partir de mille trois cent quarante, la douane y travaillait : dans la cour, on entreposait les marchandises qui attendaient le paiement du droit de douane, et à l’étage, on tranchait les litiges concernant les prélèvements et les exonérations. Les créanciers de la République se retrouvèrent dans le bâtiment où l’on enregistrait les marchandises et calculait les impôts qui leur procuraient des revenus. En mille quatre cent cinquante et un, le palais leur fut entièrement remis.

Les dirigeants de la Casa delle Compere e dei Banchi di San Giorgio l’agrandirent vers la mer et commandèrent la peinture de la façade. Les fresques actuelles ont été entièrement refaites, mais la figure centrale reprend le sujet qu’ils avaient choisi : saint Georges, en armure, terrasse le dragon.

Au début du vingtième siècle, Stefano Canzio, premier président du Consortium autonome du port, insista pour que la nouvelle administration portuaire occupe ce palais et achève sa restauration. Depuis mille neuf cent quatre, le port est à nouveau administré depuis ici. Aujourd’hui, derrière la façade ornée de saint Georges se trouvent les bureaux de l’Autorité du système portuaire de la mer Ligure occidentale.

Sur place

Temps sur place25 min
Point suivantFin de l’itinéraire
Entréeextérieur ; intérieur dans le cadre d’un programme spécial

Les façades sont accessibles en permanence ; l’intérieur ouvre pour les visites et les programmes spéciaux selon un calendrier distinct.

Vérifié : date non indiquée. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

La conclusion se découvre entièrement depuis l’extérieur. En observant les différents côtés du palais, traversez les rues avec attention et n’entrez pas dans les locaux de service.

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Où aller ensuite ?

Terminez la promenade près du port, où les créanciers de la République tenaient autrefois ses comptes et où se trouve aujourd’hui l’administration portuaire.

Étape 9 sur 9Fin de l’itinéraire

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Palais et dettes de Gênes : Via Garibaldi, Via Balbi et le port » — 9 étapes, 2,7 km, 4 h 15 min.

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