Étape 3 sur 8

cathédrale Santa Maria del Fiore

Cattedrale di Santa Maria del Fiore

Cette étape montrera pourquoi une attaque publique n’a pas apporté aux conspirateurs le pouvoir sur la ville.

15 min
Façade de la cathédrale Santa Maria del Fiore.
Kevin Poh · CC BY 2.0; cropped/resized for app
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Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Le dôme
  • Le chœur sous le dôme
  • La sacristie des Messes nord
  • La porte de bronze de Luca della Robbia

L’histoire du lieu

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Le dôme au-dessus de la cathédrale Santa Maria del Fiore couvre l’église où l’évêque de Florence officiait avec le clergé, tandis que les fonctionnaires et les familles nobles se rassemblaient pour les grandes messes. Le nom de la cathédrale rappelle Sainte Marie de la Fleur : il unit ici le culte de la Vierge Marie, le lys des armoiries de la ville et l’ancien nom de Florence. Sous le dôme, le chœur séparait autrefois une partie de l’office du reste de l’espace, mais il fut reconstruit ; dans la sacristie nord subsiste la lourde porte de bronze de Luca della Robbia.

Le vingt-six avril mille quatre cent soixante-dix-huit, le banquier Francesco de’ Pazzi et son complice Bernardo Bandini vinrent chercher Giuliano de Médicis. Il leur fallait l’amener à la messe solennelle dans la cathédrale : les conspirateurs comptaient y tuer simultanément Giuliano et son frère aîné, Lorenzo de Médicis.

La veille, les deux frères devaient assister à une réception à la villa Médicis à Fiesole, la petite ville située au-dessus de Florence. Giuliano ne vint pas, en raison d’un malaise, et le double meurtre préparé échoua. Les conspirateurs transférèrent alors l’attaque ici. Un grand office urbain offrait une rare occasion de surprendre les frères ensemble, parmi la foule, à un moment connu d’avance.

Florence demeurait une république, et les Médicis ne portaient pas de titres princiers. Pourtant, leur banque, leurs liens de parenté et leurs partisans dans les conseils de la ville permettaient à Lorenzo et Giuliano d’orienter les décisions les plus importantes. Les Pazzi entretenaient une autre grande banque. La rivalité s’accentua lorsque Lorenzo refusa de financer l’achat de la ville d’Imola par le pape Sixte IV pour son neveu. Les Pazzi fournirent l’argent et obtinrent une part des affaires financières papales qui avaient auparavant appartenu aux Médicis. En même temps, Lorenzo empêchait Francesco Salviati, allié des Pazzi, d’entrer en fonction comme archevêque de Pise. Le meurtre des frères devait ouvrir aux conspirateurs la voie du gouvernement de la république.

La cathédrale Santa Maria del Fiore était le siège de l’évêque de Florence et un lieu d’offices pour toute la ville. Son nom signifie « Sainte Marie de la Fleur » : la cathédrale est dédiée à la Vierge Marie, mère de Jésus, et la fleur renvoie au lys des armoiries de Florence ainsi qu’au nom même de la ville. Ce nom fut officiellement fixé en mille quatre cent douze. Lors des offices, le clergé, les fonctionnaires municipaux et les familles nobles s’y réunissaient : c’était précisément le public dont les conspirateurs avaient besoin, puisqu’ils comptaient rallier les habitants à leur cause après le meurtre.

Le transfert de l’attaque dans une église consacrée faillit ruiner le plan avant même le premier coup. Lorenzo devait tuer Giovanni Battista da Montesecco, un militaire expérimenté au service des alliés des Pazzi. Montesecco refusa. Les sources ne permettent pas de déterminer avec certitude si la crainte du sacrilège ou sa connaissance personnelle de Lorenzo l’arrêta. Il fallut chercher un remplaçant à la hâte. Deux clercs, qui avaient accepté de participer au complot mais maniaient mal les armes, furent affectés à Lorenzo.

Le signal fut l’élévation de l’hostie, le pain consacré pour la communion. Lorsque le prêtre la leva au-dessus de l’autel et que les gens s’agenouillèrent, Bandini et Francesco de’ Pazzi se jetèrent sur Giuliano près du chœur, sous le dôme. Ils lui portèrent dix-neuf coups de couteau ; il mourut sur place. Les deux clercs frappèrent Lorenzo, mais ne réussirent qu’à le blesser au cou. Francesco Nori, qui dirigeait une succursale de la banque des Médicis et accompagnait Lorenzo, le protégea de son corps. Bandini tua Nori, tandis que les compagnons de Lorenzo eurent le temps de conduire le blessé à travers le chœur jusqu’à la sacristie des Messes nord, une pièce de service où l’on conserve les vêtements liturgiques et où l’on prépare les offices. Ils fermèrent derrière eux une lourde porte de bronze.

Les habitants ne soutinrent pas les conspirateurs. Francesco de’ Pazzi et l’archevêque Salviati furent capturés et pendus le jour même. Montesecco tomba lui aussi aux mains de leurs adversaires, consigna des aveux et fut décapité le quatre mai. Les biens de la famille Pazzi furent confisqués, ses parents exilés, et le conseil municipal ordonna de détruire leurs armoiries et de retirer leur nom des archives officielles. Lorenzo resta l’unique chef de la famille Médicis et, après l’échec du complot, sa position à Florence se renforça.

Le chœur près duquel Giuliano mourut fut reconstruit plus tard, et les clôtures que voyaient les participants à la messe n’existent plus. La sacristie des Messes a été conservée. La porte de bronze réalisée par Luca della Robbia a également été conservée : c’est celle que les compagnons de Lorenzo fermèrent entre le Médicis blessé et ses poursuivants.

Sur place

Temps sur place15 min
Point suivantOrsanmichele
Entréede l’extérieur

La cathédrale a ses propres horaires d’entrée et peut fermer en raison des offices religieux ; l’accès au dôme et aux objets associés du complexe se fait selon des créneaux et des billets distincts.

Vérifié : 27 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

Il vaut mieux observer le dôme non pas tout près de la façade, mais depuis une partie dégagée de la place. La montée et la visite des objets associés du complexe se planifient séparément.

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Où aller ensuite ?

Descendez la via dei Calzaiuoli jusqu’à Orsanmichele.

Étape 3 sur 8Ensuite : Orsanmichele

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Florence entre la cathédrale Santa Maria del Fiore et le Ponte Vecchio : argent et pouvoir » — 8 étapes, environ 1,3 km, 2–2,5 heures.

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