Regardez d’abord autour de vous
À remarquer
- Les cabines de la roue
- Le terminal d’embarquement
- La place abaissée
- Le toit du terminal
L’histoire du lieu
La place située au pied de la roue a été spécialement abaissée sous le niveau de la promenade. Les architectes de Snøhetta et les ingénieurs de WSP ont dissimulé le terminal d’embarquement dans le relief, et intégré son toit au passage entre les boutiques et la zone de divertissement de Bluewaters. D’ici, les passagers accèdent aux quarante-huit cabines au-dessus de la place.
Deux mois avant l’ouverture, Ronald Drake, spécialiste du lancement de complexes de divertissement, fut nommé pour diriger cette installation. Il devait faire de la roue un lieu qui rapporte toute la journée : grâce aux billets ordinaires, aux cabines privées, aux dîners et aux célébrations. Un tour durait environ trente-huit minutes, et jusqu’à mille sept cent cinquante personnes pouvaient se trouver en même temps là-haut.
Le vingt et un octobre deux mille vingt et un, Drake et son équipe accueillirent les premiers passagers. Haute de deux cent cinquante mètres, la roue devint la plus haute parmi les grandes roues en service, et, en quelques mois, des centaines de milliers de visiteurs passèrent par le terminal.
En mars deux mille vingt-deux, la société de gestion suspendit l’embarquement pour des travaux d’amélioration. Elle promit d’abord de rouvrir la roue après le Ramadan. Puis l’échéance fut repoussée à l’été, ensuite au début de l’année suivante, et, en avril deux mille vingt-trois, la fermeture jusqu’à nouvel avis fut annoncée. Les guichets cessèrent de vendre des billets, les entrées depuis la place furent bloquées et des échafaudages apparurent autour de l’axe central. L’attraction pour laquelle cette partie de l’île avait été aménagée ne fonctionna que cinq mois.
Les propriétaires n’ont jamais indiqué la raison. TÜV, l’organisme allemand d’inspection qui avait participé aux contrôles de la structure, confirma avoir retiré sa certification, mais refusa d’expliquer les circonstances en raison d’un accord de non-divulgation. Les récits d’une fondation affaissée, de vibrations et d’un axe cassé restèrent des versions non confirmées.
Le vingt-cinq décembre deux mille vingt-quatre, des billets réapparurent sur le site sans cérémonie préalable. Le lendemain, les visiteurs furent admis dans les cabines, et les espaces fermés autour du terminal furent rendus aux piétons. L’interruption dura deux ans et neuf mois, soit plusieurs fois plus longtemps que la première période d’exploitation.
« Ain » signifie « œil » en arabe. Cet œil est de nouveau en mouvement : le guichet se trouve à la base, les passagers traversent la place, et chaque cabine revient au même terminal d’embarquement en trente-huit minutes.
Sur place
La roue est fermée jusqu’à nouvel avis ; la place est accessible vingt-quatre heures sur vingt-quatre
Vérifié : 22 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.Toute l’ampleur de la structure est visible depuis la place ; la promenade en cabine exige de vérifier séparément la disponibilité et de réserver.
