Étape 1 sur 8

tour de la Calahorra

Torre de la Calahorra

Ici, vous comprendrez pourquoi la lutte pour le passage a conduit à transformer des portes urbaines en château distinct.

12 min
Tour de la Calahorra crénelée avec une arche attenante du pont romain de Cordoue.
Graham Stanley · CC BY 2.0; cropped/resized for app
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Audioguide · voix enregistréeÉcouter l’histoire du lieu

Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Le contour de l’arche murée en fer à cheval
  • Les tours latérales
  • Les armoiries de Castille et de León
  • La route de contournement près du mur est

L’histoire du lieu

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À l’extérieur, des tours latérales sont accolées aux anciennes portes, et l’ensemble ressemble à une forteresse distincte près de l’accès au pont. L’entrée est surélevée au-dessus du sol : autrefois, un pont-levis y menait, et la route venant du passage fut détournée pour contourner le mur est. Sur la façade subsistent des armoiries avec deux châteaux et deux lions, tandis qu’à l’intérieur fonctionne aujourd’hui le Musée vivant d’al-Andalus.

Dans le mur nord de la tour de la Calahorra, du côté du pont, subsiste le contour d’une arche en fer à cheval murée. Autrefois, la route passait directement à travers elle. La tour servait de porte fortifiée : celui qui la tenait décidait qui pouvait accéder au pont et parvenir à la ville. L’origine du mot « calahorra » est discutée ; en al-Andalus, il désignait une importante tour isolée.

En mille trois cent soixante-sept, le roi de Castille Pedro Ier de Castille fit exécuter à Cordoue seize notables qu’il considérait comme des partisans de son demi-frère. Ce frère, Enrique de Trastámara, revendiquait le trône de Castille. Après les exécutions, Cordoue passa de son côté, et Pedro décida de reprendre la ville.

En mai mille trois cent soixante-huit, Pedro arriva du sud avec Muhammad V, l’émir de Grenade et son allié militaire. Le fleuve offrait aux assaillants une voie évidente : par la tour de la Calahorra et le pont. Les habitants de Cordoue se préparaient à les recevoir près des défenses urbaines et ne couvrirent pas suffisamment les remparts. Un commandant nommé Abenfalus mena vers la tour un important détachement d’arbalétriers. Ils prirent la tour de la Calahorra, avancèrent plus loin et ouvrirent six brèches dans les fortifications de l’ancien Alcázar des rois chrétiens. Les portes remplirent leur fonction littérale, mais elles étaient désormais contrôlées par les assiégeants.

Plus tard, un récit plus héroïque de la reprise de la tour se forma à Cordoue. Selon la tradition locale, la défense fut dirigée par Alonso Fernández de Montemayor, un chef militaire cordouan qui devait prouver qu’il ne livrerait pas la ville. Il aurait ordonné de détruire derrière ses hommes deux arches du pont, leur ôtant tout chemin de retraite. Aux côtés des guerriers combattaient les piconeros, des charbonniers qui gagnaient leur vie en fabriquant du combustible pour les cuisines et les braseros. Ils seraient allés au combat avec les serpes et les couperets dont ils se servaient habituellement pour tailler les broussailles. De là vient l’autre nom de l’affrontement : la bataille des piconeros.

Sous cette forme détaillée, il s’agit d’une tradition, non d’un témoignage fiable. Les sources proches des événements confirment l’assaut contre la tour de la Calahorra et admettent que le pont ait été endommagé, mais elles attribuent la retraite de l’armée alliée à une pluie torrentielle et à la crue du Guadalquivir. Pedro et Muhammad quittèrent Cordoue. En mars de l’année suivante, Pedro mourut à Montiel lors d’un affrontement avec Enrique, et son frère devint roi de Castille sous le nom d’Enrique II de Castille.

En passant ensuite par Cordoue, le nouveau roi ordonna de réparer le pont et d’agrandir la forteresse. Les bâtisseurs murèrent l’ancien passage direct, ajoutèrent des tours latérales aux anciennes portes et les transformèrent en château distinct. L’entrée fut surélevée au-dessus du sol et dotée d’un pont-levis, tandis que la route fut détournée pour contourner le mur est. Ils y placèrent aussi les armoiries de Castille et de León : deux châteaux et deux lions, que voyait quiconque entrait dans la ville.

Aujourd’hui, le Musée vivant d’al-Andalus est installé à l’intérieur. L’arche murée et les armoiries royales sont restées dehors : la première marque le chemin par lequel les assaillants entrèrent dans la tour de la Calahorra, les secondes l’homme sous lequel ce chemin fut fermé.

Sur place

Temps sur place12 min
Point suivantPont romain de Cordoue
Entréeextérieur ; musée avec billet

La visite extérieure est libre. Le musée est ouvert en juin–septembre de 10:00–14:00 et de 16:30–20:30.

Vérifié : date non indiquée. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

L’essentiel se comprend bien depuis l’extérieur ; prévoyez la visite du musée intérieur comme une visite distincte.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Passez de la tour de la Calahorra au pont et arrêtez-vous au-dessus du fleuve.

Étape 1 sur 8Ensuite : Pont romain de Cordoue

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Cordoue des califes et des rois : du pont à l’Alcázar » — 8 étapes, 2,2 km, 3 h 30 min.

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