Regardez d’abord autour de vous
À remarquer
- Plateforme d’observation ouverte
- Auvent transparent
- Plaine de Chiang Mai
L’histoire du lieu
Au-dessus de la partie sud du monastère Wat Phra That Doi Suthep, la terrasse de montagne s’ouvre sur la plaine de Chiang Mai. On vient ici pour la vue lointaine ; autrefois, des jumelles s’y trouvaient, mais la pluie et le brouillard les dégradaient rapidement. À présent, une légère toiture transparente couvre la plateforme, et les salles inférieures devaient accueillir un musée consacré au monastère ainsi que des pièces pour les hôtes importants.
En deux mille quatorze, les habitants de Chiang Mai discutaient de la vue dans l’autre sens. Les visiteurs de cette terrasse observaient la ville étendue en contrebas, tandis que, depuis la plaine, on apercevait à côté du chedi doré un autre sommet en construction : le dôme d’une nouvelle tour d’observation.
Le motif des travaux était pratique. Sur l’esplanade ouverte se trouvaient des jumelles qui se dégradaient sous la pluie et dans le brouillard de montagne. Le comité du temple décida de remplacer une bibliothèque abandonnée par un bâtiment doté d’une plateforme d’observation protégée, d’un musée consacré à l’histoire de Doi Suthep et de salles pour les hôtes importants. Le dôme devait avoir la forme de la couronne de Kue Na. Le budget atteignit vingt millions de bahts et les travaux durèrent deux ans.
Lorsque la structure s’éleva au-dessus du côté sud du monastère, elle se mit, depuis certaines rues de Chiang Mai, à paraître plus haute que le chedi et à le masquer en partie. Pour les habitants, cela revêtait une importance particulière : le stupa doré avait été construit pour que le sanctuaire soit visible depuis la ville au pied de la montagne. Des défenseurs du patrimoine de Lanna publièrent des photographies et exigèrent que la tour soit remaniée.
Wallop Namwongprom, chargé des relations avec le public au sein du comité du temple, invita des journalistes et leur montra les plans. Il expliqua que la tour se situait plus bas que le chedi sur le versant et ne paraissait donc plus haute que depuis certains points. À ce moment-là, le bâtiment était achevé à plus de soixante-dix pour cent. Le comité avait déjà réduit sa hauteur de huit mètres et refusait d’abord d’annuler le projet : trop d’argent donné et de travail y avaient été investis.
La discussion se poursuivit avec l’abbé et les spécialistes du Département des beaux-arts, qui protégeait l’ensemble historique. Au début de juin, le comité du temple céda : les constructeurs démontèrent le sommet doré, renoncèrent à l’étage supérieur et à l’ancienne chaire qu’ils comptaient y exposer. Les salles inférieures furent conservées et le toit transformé en terrasse ouverte, avec un auvent transparent contre la pluie.
Au-dessus de la plateforme panoramique, un second sommet doré n’apparut jamais. Du conflit, il reste son absence : la ville est toujours visible d’ici depuis la terrasse ouverte, et les habitants en contrebas ont conservé la vue sur un seul chedi doré.
Sur place
Ouverte pendant les heures d’ouverture du temple ; meilleur moment : tôt le matin et le soir
Vérifié : 28 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.Ne franchissez pas les barrières pour prendre une photo et gardez à l’esprit que les nuages ou la brume peuvent transformer complètement la vue.
