Regardez d’abord autour de vous
À remarquer
- Le bâtiment blanc de style néogothique
- Les portes de l’entrée principale
L’histoire du lieu
Cette église blanche de style néogothique fut construite pour la plus ancienne communauté épiscopale méthodiste africaine du Sud. Au rez-de-chaussée se trouve une salle où les paroissiens se réunissent en semaine. Après la guerre de Sécession, ils fondèrent à Charleston deux autres églises de leur tradition ; c’est pourquoi on commença à appeler la plus ancienne l’Église épiscopale méthodiste africaine Emanuel. La communauté choisit le nom Emanuel en mille huit cent soixante-cinq, lorsqu’après de longues réunions clandestines, elle put de nouveau prier ouvertement.
Le soir du dix-sept juin deux mille quinze, douze personnes se réunirent dans la salle paroissiale du rez-de-chaussée. C’était une rencontre ordinaire du mercredi pour étudier la Bible. Ce soir-là, Myra Thompson dirigeait l’étude pour la première fois : elle venait tout juste d’être autorisée à prêcher et avait demandé à son amie Polly Sheppard de venir la soutenir. Le pasteur principal Clementa Pinckney était assis avec les autres.
Lorsqu’un jeune homme blanc inconnu entra, Sharonda Coleman-Singleton, ministre du culte, signala le visiteur au pasteur. Pinckney le fit asseoir à côté de lui, lui donna une Bible et une fiche avec le sujet de l’étude. Il s’appelait Dylann Roof. Il avait choisi à l’avance la plus ancienne église épiscopale méthodiste africaine du Sud, appris d’un paroissien que l’on s’y réunissait le mercredi pour étudier la Bible, et était venu tuer des Noirs. Roof comptait attiser la haine raciale et précipiter une guerre entre Blancs et Noirs.
Son choix explique l’appellation « Église épiscopale méthodiste africaine Emanuel ». Après la guerre de Sécession, les paroissiens de cette communauté fondèrent à Charleston deux autres églises épiscopales méthodistes africaines ; c’est pourquoi on commença à appeler la plus ancienne l’Église épiscopale méthodiste africaine Emanuel. La communauté adopta le nom Emanuel, qui signifie « Dieu avec nous », en mille huit cent soixante-cinq, lorsqu’elle put reprendre ouvertement les services religieux après des décennies de réunions clandestines. L’actuel bâtiment blanc de style néogothique fut construit en mille huit cent quatre-vingt-onze.
Roof passa environ quarante-cinq minutes avec le groupe. Lorsque les participants se levèrent et fermèrent les yeux pour la dernière prière, il ouvrit le feu. Tywanza Sanders, âgé de vingt-six ans, comprit que sa mère et sa nièce de onze ans étaient encore sous la table. Il se leva pour détourner l’attention du meurtrier, lui demanda pourquoi il faisait cela et lui dit que personne ici ne lui voulait de mal. Roof l’abattit. Il laissa délibérément Polly Sheppard en vie pour qu’elle raconte l’attaque.
Neuf personnes furent tuées, celles que l’on appelle aujourd’hui les Emanuel Nine : le pasteur Clementa Pinckney ; Myra Thompson, qui dirigeait l’étude pour la première fois ; les ministres du culte Sharonda Coleman-Singleton, Depayne Middleton-Doctor et Daniel Simmons Sr. ; la bibliothécaire Cynthia Graham Hurd ; Ethel Lance, employée de l’église ; Susie Jackson, ancienne d’une vaste famille paroissiale et choriste ; Tywanza Sanders, qui s’était levé de sous la table pour sa mère et la fillette.
Roof fut arrêté le lendemain matin. Les jurés le reconnurent coupable de crimes racistes, de meurtres et d’entrave au libre exercice de la religion ; en mille neuf cent dix-sept, un tribunal fédéral le condamna à mort et à la réclusion à perpétuité pour les autres chefs d’accusation. Dès deux jours plus tard, des proches de plusieurs victimes s’adressèrent à lui lors d’une audience judiciaire et dirent lui pardonner conformément à leur foi. Quatre jours après les meurtres, les paroissiens rouvrirent les portes de l’Église épiscopale méthodiste africaine Emanuel et célébrèrent le service du dimanche.
En juin deux mille vingt-cinq, dix ans après l’attaque, une réunion commémorative eut lieu dans la même salle paroissiale où Myra Thompson avait dirigé l’étude de la Bible pour la première fois et où Clementa Pinckney avait donné à l’inconnu une Bible et une fiche d’exercice.
Sur place
Visites de groupe uniquement sur demande pour les groupes d’au moins dix personnes : mardi—samedi 10:00—15:00, sauf le premier samedi du mois. Pas de visites individuelles. Le service du dimanche commence à 10:00.
Vérifié : 1 juillet 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.Considérez ce lieu comme un lieu de culte en activité : ne comptez pas y entrer sans invitation, parlez doucement et laissez de l’espace aux paroissiens.
