Étape 6 sur 8

mosquée-madrasa du sultan Hassan

مسجد ومدرسة السلطان حسن

Ici, la lutte personnelle du sultan se poursuivra dans un bâtiment conçu pour la prière, l’étude et la mémoire de son commanditaire.

15 min
Les hauts minarets et la façade de la mosquée-madrasa du sultan Hassan.
Charlie Phillips · CC BY 2.0; cropped/resized for app
12345678

0 sur 8 terminé

Audioguide · voix enregistréeÉcouter l’histoire du lieu

Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Le haut portail d’entrée
  • La cour centrale
  • Quatre iwans
  • Le mihrab et le mur du mausolée

L’histoire du lieu

Taille du texte

Le sultan an-Nâsir al-Hasan ordonna d’aménager sa propre tombe derrière le mur de la salle principale de prière. Lorsque l’on se tournait vers La Mecque, la future tombe du commanditaire se trouvait derrière le mihrab, dans la même direction. Pourtant, an-Nâsir al-Hasan n’y fut jamais inhumé.

C’est une mosquée, un établissement d’enseignement et un mausolée réunis en un seul complexe. De part et d’autre de la cour se trouvent quatre salles voûtées ouvertes, des iwans, et les écoles des quatre traditions juridiques sunnites les entouraient. On y enseignait l’interprétation du Coran, les hadiths et le droit ; on y entretenait les élèves et les orphelins ; le grand iwan servait de salle pour la prière collective du vendredi.

La construction commença en mille trois cent cinquante-six, à l’emplacement d’un palais d’émir près du marché aux chevaux de Rumayla, juste au pied de la Citadelle du Caire. An-Nâsir al-Hasan, jeune sultan d’Égypte, tentait de gouverner sans la tutelle des émirs plus âgés. Il fut placé une première fois sur le trône à l’adolescence et, lorsqu’il commença à prendre lui-même ses décisions, il fut renversé et maintenu en détention pendant près de trois ans. Après son retour, an-Nâsir al-Hasan écarta les anciens administrateurs et commença à élever des mamelouks personnellement dévoués à lui. Le complexe situé sur la route de la citadelle devait nourrir des centaines d’élèves, rassembler les citadins pour la prière et, après sa mort, conserver le nom de son fondateur.

Yalbugha al-Umari, son mamelouk et commandant de confiance, fut l’un des hommes élevés par an-Nâsir al-Hasan. Le sultan lui accorda le rang militaire le plus élevé, de riches revenus fonciers et un palais fortifié dominant Le Caire. Yalbugha dépensa ces ressources pour sa propre nombreuse troupe. An-Nâsir al-Hasan vit que l’homme qu’il avait élevé pour lui servir d’appui contre les anciens émirs pouvait désormais se passer de lui.

En mars mille trois cent soixante et un, le sultan tenta d’arrêter Yalbugha. Celui-ci s’était préparé à l’avance. Ses hommes défirent la troupe d’an-Nâsir al-Hasan près du Caire, encerclèrent le sultan dans la citadelle et, après sa tentative de fuite infructueuse, l’emmenèrent chez le vainqueur.

Ensuite, la succession fiable des événements s’interrompt. Les chroniqueurs s’accordent sur un point : personne ne revit an-Nâsir al-Hasan et son corps ne fut pas retrouvé. Al-Maqrîzî, qui écrivit plus tard, affirma que Yalbugha avait ordonné de torturer et de tuer le prisonnier, puis de cacher son corps sous une plate-forme de pierre près de sa maison, d’où il montait à cheval. Il n’existe pas de tombe connue à cet endroit ; il s’agit donc du témoignage d’un chroniqueur, et non d’un lieu d’inhumation confirmé.

Avec les émirs les plus âgés, Yalbugha installa un nouveau jeune sultan et prit le poste de commandant en chef. Il obtint aussi la maison de son ancien maître : peu après, Yalbugha épousa la veuve d’an-Nâsir al-Hasan. Pour an-Nâsir al-Hasan lui-même, l’issue fut la disparition et un tombeau vers lequel il n’y avait personne à porter.

Le dignitaire du palais Bashir al-Jamdar poursuivit les travaux du complexe. Plus tard, les deux fils d’an-Nâsir al-Hasan, Ahmad et Ismaïl Pacha, furent enterrés dans le mausolée. Derrière le mur du mihrab resta la chambre funéraire préparée pour le sultan ; ses enfants y reposent, mais le lieu de son propre enterrement demeure inconnu.

Sur place

Temps sur place15 min
Point suivantmosquée Al-Rifa'i
EntréeChef-d’œuvre mamelouk

Chaque jour 09:00–17:00 ; un billet combiné avec la mosquée Al-Rifa'i est valable. La page du MoTA indique, au 27.06.2026, 220 EGP pour les adultes étrangers et 110 EGP pour les étudiants.

Vérifié : 27 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

Renseignez-vous séparément de la citadelle sur les conditions de visite de l’intérieur. À l’intérieur, parlez à voix basse et n’entrez pas dans les zones fermées ; à l’extérieur, éloignez-vous suffisamment pour voir l’ampleur du complexe et sa proximité avec la forteresse.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Quittez le complexe médiéval pour son voisin plus tardif, de l’autre côté de la place.

Étape 6 sur 8Ensuite : mosquée Al-Rifa'i

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Le pouvoir au Caire : de la Citadelle de Saladin au Souk al-Silah » — 8 étapes, environ 3,9 km, 3–4 heures.

Sans App Store ni Google Play

Installer Guide On Map comme application

Une icône apparaîtra sur l’écran d’accueil et le site s’ouvrira sans l’interface du navigateur.

Android · Chrome
  1. Si « Installer maintenant » apparaît, touchez-le puis confirmez.
  2. Sinon : menu ⋮ → « Installer l’application ».
iPhone · Safari
  1. Touchez le bouton « Partager » en bas de Safari.
  2. Choisissez « Sur l’écran d’accueil », puis « Ajouter ».
Icône sur l’écranMode plein écranItinéraires hors ligneProgression de la promenade