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Grand-Place

Grand-Place / Grote Markt

Un aperçu général reliera le marché, le tribunal de la ville et les fêtes à un même espace ouvert.

12 min
Panorama de la Grand-Place à Bruxelles
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Audioguide · voix enregistréeÉcouter l’histoire du lieu

Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Façade de l’Hôtel de Ville
  • Maison du Roi en face de l’Hôtel de Ville
  • Plaque de bronze à l’entrée de la Maison du Roi
  • Plaques urbaines portant les deux noms de la place

L’histoire du lieu

Taille du texte

Sur les plaques urbaines autour de la place figurent deux noms. Le français « Grand-Place » signifie la grande place, le néerlandais « Grote-Markt » signifie le grand marché. Au douzième siècle, les habitants appelaient cet endroit le Marché d’en bas. On y commerçait, on y annonçait les décisions du conseil municipal, on y accueillait les souverains et on y organisait des cortèges. Aujourd’hui, le même espace ouvert est utilisé pour le tapis de fleurs, le cortège historique de l’Ommegang, les concerts et l’arbre de Noël.

Le tribunal de la ville siégeait à l’Hôtel de Ville de Bruxelles, tandis que les sentences étaient exécutées à l’extérieur, devant les habitants. L’exécution la plus célèbre eut lieu ici le cinq juin mille cinq cent soixante-huit.

Le roi d’Espagne Philippe II régnait alors aussi sur les Pays-Bas habsbourgeois, dont faisait partie l’actuelle Belgique. Il exigeait la persécution des protestants et limitait la participation de la noblesse locale au gouvernement. Lamoral, comte d’Egmont, le servait comme gouverneur royal de la Flandre et de l’Artois. Il commandait les troupes royales, vainquit les Français à Gravelines et obtint en récompense l’administration de ces provinces. Philippe de Montmorency, comte de Hornes, était amiral et membre du Conseil d’État. Sa position et son traitement dépendaient eux aussi du roi.

Tous deux restaient catholiques. Egmont condamnait les attaques des calvinistes contre les églises et réprimait leurs détachements armés. Avec Hornes, il cherchait à adoucir les persécutions religieuses et à préserver les usages locaux. Egmont se rendit même en Espagne pour convaincre Philippe II en personne. Le roi l’écouta, mais maintint sa politique antérieure.

Après les saccages d’images religieuses, Philippe envoya aux Pays-Bas le duc d’Albe, un chef militaire chargé de réprimer la résistance. Albe invita Egmont et Hornes à Bruxelles, soi-disant pour des consultations. Hornes vint et offrit même un cheval au nouveau gouverneur. Le neuf septembre mille cinq cent soixante-sept, les deux hommes furent arrêtés.

Le tribunal extraordinaire institué par Albe accusa les comtes de haute trahison et de soutien aux protestants. Leur ancien service au roi, leur foi catholique et leurs hauts titres ne modifièrent pas la sentence. Les biens d’Egmont furent confisqués ; sa femme chercha refuge dans un monastère avec ses onze enfants.

Les comtes passèrent leur dernière nuit dans le bâtiment en face de l’Hôtel de Ville de Bruxelles. Le matin, ils furent conduits à l’échafaud dressé devant son entrée et décapités. Albe comptait intimider ses adversaires par l’exécution publique de deux des plus nobles serviteurs royaux. Au lieu de cela, des gravures représentant l’échafaud se répandirent en Europe, et l’indignation s’accrut dans les Pays-Bas. L’insurrection armée avait déjà commencé, et la mort de catholiques fidèles au roi donna à l’insurrection armée deux martyrs célèbres.

À l’entrée du bâtiment en face de l’Hôtel de Ville de Bruxelles est accrochée une petite plaque de bronze en français et en néerlandais. Elle est installée à l’endroit où l’échafaud fut érigé pour Egmont et Hornes.

Sur place

Temps sur place12 min
Point suivantMaisons des guildes
Entréede l’extérieur

La place ouverte est accessible en permanence ; les événements municipaux peuvent temporairement modifier les passages, la visibilité des façades et la densité de la foule.

Vérifié : 1 juillet 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

Éloignez-vous d’abord vers le bord de la place pour voir tout le périmètre, puis approchez-vous de la Maison de l’Étoile. Il peut y avoir du monde près du relief ; vous pouvez l’observer sans toucher la surface.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Dirigez-vous vers les façades au-dessus desquelles se voit la poupe de navire de la Maison du Cornet.

Étape 1 sur 6Ensuite : Maisons des guildes

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Le vieux centre de Bruxelles : la place, la Bourse de Bruxelles et Manneken-Pis » — 6 étapes, env. 0,9 km, 1,5–2 h.

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