Regardez d’abord autour de vous
À remarquer
- Figure de bronze avec une palette
- Allée diagonale
- Large esplanade pavée
- Pelouse devant Trinity Church
L’histoire du lieu
Lorsque Huntington Avenue passait en diagonale entre la bibliothèque et Trinity Church, la place était divisée en deux triangles herbeux : les voitures occupaient le milieu, et les bords restaient aux piétons. Aujourd’hui, une allée diagonale à travers le large pavage reprend la direction de la route, tandis que la partie centrale se trouve au niveau des trottoirs. On y installe des étals fermiers, les services du Marathon de Boston et les célébrations de la Première Nuit ; une pelouse demeure devant Trinity Church, et un petit bosquet avec des places assises a poussé à côté.
L’homme de bronze avec une palette est John Singleton Copley, le principal portraitiste du Boston colonial. En mille huit cent quatre-vingt-trois, la ville donna son nom à la place. Auparavant, elle s’appelait Art Square, la place des arts : là où se trouve aujourd’hui l’hôtel se tenait alors le premier Museum of Fine Arts, Boston. Copley lui-même n’a pas vu cette place. Il partit pour l’Angleterre à la veille de la Révolution américaine et mourut quarante ans avant le début du remblaiement de Back Bay ; de son vivant, l’eau clapotait encore ici.
La place qui portait son nom resta longtemps divisée en deux triangles herbeux. Entre la bibliothèque et Trinity Church, Huntington Avenue la traversait en diagonale. Les voitures occupaient le milieu, et les piétons la contournaient par les bords.
En mille neuf cent soixante-cinq, le maire John F. Collins décida de transformer ce carrefour en lieu de rassemblement urbain. Il inclut la fermeture d’un tronçon de Huntington Avenue dans le plan général et lança un concours national. L’équipe gagnante proposa d’abaisser la partie piétonne sous le niveau des rues : des talus de terre et des murs devaient protéger les gens de la circulation. En mille neuf cent soixante-huit, la route fut supprimée, les deux triangles furent réunis, et des terrasses ainsi qu’un bassin en cascade furent aménagés en contrebas.
Le projet ne donna pas les résultats escomptés. Les murs et les dénivelés isolaient effectivement les automobiles, mais ils isolaient aussi la place elle-même des trottoirs. Depuis les rues alentour, on voyait mal ce qui se passait en bas ; des problèmes de sécurité apparurent, et les passants traversaient plus souvent l’espace par les bords. Collins obtint l’essentiel — Huntington Avenue n’est jamais revenue ici —, mais la place en contrebas créée à la suite de son concours ne dura qu’environ vingt ans.
Pour le centenaire de son nom, les habitants créèrent le Copley Square Committee. Ses membres organisèrent quatre discussions publiques, recueillirent des fonds auprès d’entreprises locales et lors de manifestations caritatives, puis lancèrent un nouveau concours. Cette fois, la partie centrale fut remontée au niveau des trottoirs, et l’on ajouta une pelouse, des arbres, des bancs et une fontaine. Après l’achèvement des travaux en mille neuf cent quatre-vingt-neuf, on put y installer des étals de marché, des scènes et les tentes du Marathon de Boston.
Lorsque la pelouse piétinée et les allées usées demandèrent de nouveau à être refaites, la ville mena, à partir de deux mille vingt, une enquête, trois réunions publiques et des discussions avec des associations de quartier. Le parc ouvert en mai deux mille vingt-six reçut une large esplanade pavée pour le marché fermier, la fête de la Première Nuit et les services du Marathon de Boston, une pelouse devant Trinity Church, un bosquet surélevé avec des places assises et quarante-six nouveaux arbres.
L’allée diagonale à travers le nouveau pavage reprend la direction de Huntington Avenue disparue. La chaussée que Collins avait supprimée au profit d’une place commune se devine désormais sous vos pieds.
Sur place
Place urbaine ouverte ; l’accès peut changer en raison d’événements.
Vérifié : 28 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.Observez la tour et l’hôtel depuis la place, sans vous attarder sur la chaussée. Les objets du mémorial spontané de 2013 ont été transmis aux archives ; ne les cherchez donc pas dans le parc.
