Étape 3 sur 7

parc des Hippies

Parque de los Hippies

Ici, le nom populaire se révélera plus durable que les deux dédicaces officielles.

15 min
Photographie : le parc des Hippies, une place verdoyante avec des bancs, des arbres et une fontaine.
Nicolas Vigier · CC0 1.0 Universal; cropped/resized for app
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0 sur 7 terminé

Audioguide · voix enregistréeÉcouter l’histoire du lieu

Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • La plaque « parc Antonio José de Sucre »
  • Le buste de bronze
  • L’esplanade ouverte
  • Les bancs

L’histoire du lieu

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L’esplanade ouverte avec ses bancs a été conservée près de l’ancienne galerie commerciale de la Calle 60 ; un centre commercial ordinaire y fonctionne désormais. Autrefois, les pavillons bon marché voisins étaient occupés par des musiciens, des artistes et de petits commerçants qui devaient vivre de leurs propres commandes. Le parc lui-même restait alors un lieu négligé de rencontres fortuites, avant de devenir plus tard un espace de concerts gratuits, de lectures, de spectacles et de foires.

Le parc, à l’angle de l’Avenida Séptima et de la Calle 60, porte trois noms. Sur le mur près de l’angle nord-ouest, une plaque indiquant « parc Antonio José de Sucre » a été conservée. C’est ainsi qu’il fut nommé en mille neuf cent quarante-cinq, pour le cent cinquantième anniversaire de la naissance de Sucre, général de la guerre d’indépendance et commandant qui vainquit l’armée espagnole à Ayacucho. Pourtant, le buste de bronze situé dans le parc représente un autre homme. C’est le poète romantique colombien Julio Flórez ; son monument fut installé ici en mille neuf cent soixante-sept. À cause du buste, le lieu eut aussi le temps de s’appeler le parc Flórez.

Deux ans plus tard, ce nom fut éclipsé par des gens arrivés ici après un concert. Le trente et un mai mille neuf cent soixante-neuf, le nouveau groupe psychédélique Siglo Cero se produisit au théâtre La Comedia voisin. Les musiciens Humberto Monroy et Roberto Fiorilli cherchaient une nouvelle activité après la dissolution de Los Speakers, l’un des premiers groupes de rock colombiens. Le concert fut organisé par Álvaro Díaz et Edgar Restrepo, de jeunes promoteurs qui tentaient de prouver que la musique expérimentale locale pouvait être publiée sans grandes entreprises.

Tous les quatre étaient liés à la galerie commerciale de la Calle 60. Ils y ouvrirent une boutique et la maison de disques indépendante Discos Zodiaco. Dans le pavillon voisin, Tania Moreno et ses assistants dessinaient des affiches et les vendaient deux pesos pièce. Les loyers bon marché permettaient aux jeunes musiciens, artistes et vendeurs de vivre de leurs propres commandes. Le parc se trouvait à proximité, mais il était alors négligé et ne servait que de lieu de rencontre fortuit.

La salle de La Comedia se remplit et, après le spectacle, les auditeurs vinrent ici faire la fête. L’affaire ne se limita pas à une soirée. Les jeunes tondirent l’herbe, apportèrent de chez eux des plantes fleuries, peignirent les bancs et recouvrirent la fontaine de peintures à l’huile. Il leur fallait un endroit où se réunir sans billet ni propriétaire de l’établissement, et la galerie commerciale fournissait déjà les artistes, les affiches et un public régulier.

On se mit à y organiser des concerts gratuits, des lectures de poésie, des spectacles et des happenings, des représentations improvisées où scène et spectateurs n’étaient pas séparés à l’avance. Le week-end, le parc ne pouvait contenir tous ceux qui souhaitaient venir. La presse appelait hippies les musiciens de Bogota, les propriétaires de petites boutiques, les artistes et les jeunes aux cheveux longs : ils adoptaient le rock, la vie en communauté et le rejet des habitudes de la génération de leurs parents, mais ils gagnaient ici leur vie de manière très concrète, grâce aux disques, aux vêtements, aux affiches et aux objets artisanaux.

Le groupe initial se dispersa bientôt entre des groupes de musique, des communautés et de nouvelles occupations. La fontaine qu’ils avaient peinte ne subsista pas sous sa forme antérieure, et l’ancienne galerie à l’ouest du parc devint un centre commercial ordinaire. En revanche, le nom populaire survécut à Sucre comme à Flórez. Aujourd’hui, les institutions municipales elles-mêmes l’emploient ; des concerts, des représentations théâtrales et des foires artistiques ont de nouveau lieu sur l’esplanade. Sur la plaque est resté le général, sur le piédestal le poète, et le parc porte le nom des gens qui y apportèrent des plantes depuis leurs propres maisons et y installèrent une scène sans murs.

Sur place

Temps sur place15 min
Point suivantZona G gastronomique
Entréede l’extérieur

Parc urbain ouvert ; le confort et les événements dépendent de l’heure de la journée et des règles municipales en vigueur.

Vérifié : 28 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

C’est un espace public ouvert : veillez à vos effets personnels et ne gênez pas les visiteurs actuels. Pour le récit, il suffit de traverser le parc et de voir le monument.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Continuez vers le nord sur l’Avenida Séptima et tournez vers les rues de restaurants de la Zona G.

Étape 3 sur 7Ensuite : Zona G gastronomique

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Chapinero et Quinta Camacho : comment le nord de Bogota s’est construit » — 7 étapes, environ 7,8 km, 2-3 heures.

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