Étape 2 sur 8

place du Magistrat

Магистратски трг

Ici, l’administration municipale deviendra le lieu d’une lutte brève et tout à fait pratique pour une administration élue.

20 min
Place piétonne avec des bâtiments historiques et des cafés.
Dekanski · CC BY-SA 4.0; cropped/resized for app; ShareAlike applies
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0 sur 8 terminé

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Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Maison classiciste numéro trois
  • Façade de l’ancien magistrat
  • Bâtiment municipal numéro un
  • Sortie vers la rue Gospodska

L’histoire du lieu

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Sur la place, près de la rue Gospodska, subsiste la stricte façade classiciste de l’ancienne administration municipale. Dans cette maison, on examinait les litiges judiciaires, on s’occupait de la police, on embauchait des employés, on surveillait le marché et les gardes de nuit : les décisions prises ici concernaient la boutique, l’atelier et les opérations commerciales. Plus tard, l’administration fut transférée, le tribunal fut installé dans ses murs, et le nom de la place resta celui de l’ancien occupant de la maison. L’administration municipale travaille maintenant à côté, mais l’ancien magistrat se trouve toujours au numéro trois.

La maison classiciste au numéro trois fut construite pour le magistrat municipal. En mars mille huit cent quarante-huit, les habitants de Zemun contraignirent le magistrat à abandonner ses fonctions. Ils réclamaient une administration élue à la place de fonctionnaires dépendant du commandement militaire, et élurent aussitôt un conseil de trente membres.

On appelait ici magistrat l’administration municipale, qui s’occupait à la fois de la police et des affaires judiciaires. Zemun faisait partie des Confins militaires, une bande de localités de la monarchie des Habsbourg soumises à l’ordre militaire. Au-dessus du magistrat se trouvait le Commandement général. À la fin du dix-huitième siècle, il nommait déjà parmi les officiers, le plus souvent des capitaines, le chef de la ville.

Pour un habitant de Zemun, le différend sur l’organisation du magistrat commençait bien avant les slogans politiques. On y examinait les dettes et les contrats, on y nommait les employés municipaux, on y surveillait le marché et les gardes de nuit. La boutique, l’atelier et l’opération commerciale dépendaient des décisions des fonctionnaires. Et remplacer ces fonctionnaires, c’était s’opposer à la chaîne militaire qui les nommait.

Au printemps mille huit cent quarante-huit, des révolutions traversaient toute l’Europe. Les habitants de Zemun profitèrent du moment pour rendre les affaires de la ville à des représentants élus. Mais cela ne mit pas fin au conflit. En mai, des députés serbes à Sremski Karlovci proclamèrent la Voïvodine serbe autonome et créèrent le Comité populaire principal, un gouvernement provisoire. À Zemun, on élut un comité propre à la ville, composé de sept personnes. Ces sept hommes voulaient soumettre l’administration quotidienne aux nouvelles institutions élues.

Le comité retira au magistrat les affaires administratives et policières, s’occupa des finances et de l’administration urbaine. Dans les documents de police, on se mit à employer la langue serbe, tandis que le magistrat continua de mener les procédures judiciaires en allemand. Ce changement de langue était tout à fait pratique : une plainte, une ordonnance ou un procès-verbal pouvait désormais être lu par quelqu’un qui avait auparavant besoin d’un interprète.

Le Commandement général exigea le rétablissement de l’ancien magistrat. Le vingt-neuf novembre mille huit cent quarante-huit, celui-ci fut rétabli, mais il fut désormais impossible d’annuler entièrement les élections de mars : aux côtés des anciens fonctionnaires, on maintint vingt-quatre conseillers élus. Deux systèmes fonctionnaient ainsi simultanément. Le magistrat conserva le tribunal, tandis que le comité de sept personnes disposait de la police, des finances et des affaires municipales. En décembre, il assuma même les fonctions du commandement militaire local.

Ainsi, les habitants de Zemun ne se contentèrent pas de remplacer les personnes assises derrière les bureaux. Ils répartirent les pouvoirs d’une institution qui réunissait auparavant l’administration municipale, la police et le tribunal. Pendant plusieurs mois, le comité qu’ils avaient élu décida de qui relevaient les employés et dans quelle langue les documents étaient rédigés.

Le dénouement fut apporté par le commandement militaire. En août mille huit cent quarante-neuf, Zemun fut soumis au commandement croato-slavon de Zagreb. Le vingt-trois août, le comité de sept personnes cessa ses activités. À la fin de l’année, l’ancienne organisation du magistrat fut rétablie, et Zemun ne fut pas intégré à la Voïvodine serbe créée alors. Les conseils élus par les habitants avaient eu le temps d’administrer la ville, mais ils ne purent conserver ces pouvoirs.

Tout cela se déroula dans la maison classiciste conservée au numéro trois, construite pour le magistrat quelques années avant la révolution. L’administration municipale y fut installée jusqu’en mille huit cent soixante et onze, puis on y installa le tribunal. C’est de cette maison que la place reçut le nom de place du Magistrat. L’ancien magistrat se trouve au numéro trois, tandis que l’administration municipale actuelle travaille juste à côté, au numéro un.

Sur place

Temps sur place20 min
Point suivantLa rue Gospodska et la maison à chronogramme
Entréeaccès libre

Place urbaine ouverte ; les bâtiments et institutions alentour suivent leurs propres horaires.

Vérifié : 1 juillet 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

L’histoire de cette étape se lit depuis la place ; ne comptez pas entrer dans les bâtiments administratifs et ne gênez pas le passage au croisement.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Empruntez la rue Gospodska et cherchez au-dessus du portail de la maison numéro six une plaque portant une inscription.

Étape 2 sur 8Ensuite : La rue Gospodska et la maison à chronogramme

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Zemun : vieille ville et rive du Danube » — 8 étapes, ≈4,0 km, 3–3,5 heures.

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