Étape 8 sur 8

San Lázaro et la place Campo Redondo

Barrio de San Lázaro y Campo Redondo

La fin vérifiera la légende urbaine à l’aide d’un document d’archives et vous laissera parmi des rues apparues avant le quadrillage espagnol.

30 min
Étroit passage de San Lázaro avec des façades de pierre et des fanions.
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Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Étroit passages
  • Obélisque blanc
  • Armoiries d’Arequipa
  • Façade de l’église aux trois ouvertures pour les cloches

L’histoire du lieu

Taille du texte

D’étroits passages de San Lázaro convergent vers la place Campo Redondo. Ils sont apparus avant le quadrillage rectangulaire espagnol : il y avait ici un établissement des Yarabayas, des agriculteurs locaux qui utilisaient l’eau de canaux d’irrigation aménagés sur le flanc de la pente. La place lui servait de centre à ciel ouvert ; plus tard, on y faisait commerce et on y organisait des fêtes communautaires.

L’obélisque blanc, portant les armoiries d’Arequipa, a été érigé en l’honneur de la fondation de la ville. Le nom de la place conserve toutefois une erreur. Camporredondo est le nom de famille du capitaine espagnol Pedro Anzúrez de Camporredondo, que l’on a tenu pendant un siècle et demi pour le fondateur d’Arequipa. L’orthographe actuelle a séparé ce nom de famille en deux mots.

Anzúrez a bien pris part à l’événement dont San Lázaro a reçu son nom. Après une expédition infructueuse au Chili, le conquistador Diego de Almagro occupa Cuzco et fit prisonniers les frères de Francisco Pizarro. Libéré, Hernando Pizarro rassembla une armée pour reprendre la ville. Pour Anzúrez, capitaine de cavalerie, l’issue décidait s’il conserverait sa position parmi les hommes de Pizarro et s’il recevrait des soldats pour la prochaine expédition de conquête.

Le six avril mille cinq cent trente-huit, les adversaires s’affrontèrent près de sources salées non loin de Cuzco. Anzúrez portait l’un des étendards impériaux ; son frère Gaspar chevauchait à ses côtés. Les hommes de Pizarro l’emportèrent, Almagro fut fait prisonnier et, trois mois plus tard, il fut étranglé en prison puis décapité. Après la victoire, Anzúrez reçut un nouveau détachement et fut envoyé en expédition au-delà des versants orientaux des Andes.

Selon la version historique admise à Arequipa, le jour de la bataille tombait le jour de la fête de Lázaro. Lorsque les partisans de Pizarro s’établirent parmi les Yarabayas, ils y aménagèrent une chapelle en mémoire de leur victoire et la dédièrent à San Lázaro, Lázaro. Le nom de la chapelle passa à tout l’établissement. Il ne reste rien de cet édifice : l’actuelle église San Lázaro fut construite après les tremblements de terre de mille huit cent cinquante-cinq, et sa façade aux trois ouvertures pour les cloches date déjà de mille neuf cent cinquante-deux.

Au milieu du dix-huitième siècle, le chroniqueur Ventura Travada déclara que le porte-étendard Anzúrez était le fondateur d’Arequipa. D’autres auteurs répétèrent l’erreur, et un livre du doyen Juan Gualberto Valdivia la diffusa dans le pays comme matériel d’enseignement pour la jeunesse. Des fonctionnaires et des hommes de lettres associèrent le nom de famille du prétendu fondateur à cette place, auparavant appelée place Matorral, la place des Broussailles. Une plaque portant les noms des premiers habitants fut fixée sur l’obélisque.

En mille huit cent quatre-vingt-onze, le secrétaire du conseil municipal et enseignant Francisco Javier Delgado trouva dans les archives un fragment d’acte de fondation. Le premier volume des délibérations du conseil et l’acte original avaient disparu, mais une copie dans le deuxième volume désignait un autre homme : la ville avait été fondée par Garcí Manuel de Carbajal, qui exécutait une mission de Francisco Pizarro. La cérémonie se déroula près de l’actuelle Plaza de Armas ; Anzúrez n’y était pas.

La découverte de Delgado fut publiée, mais lors de l’aménagement de la place en mille neuf cent huit, la municipalité lui attribua officiellement le nom de Campo Redondo. La plaque de l’obélisque disparut plus tard. Restent les armoiries sculptées et le nom de famille de l’homme que le document retrouvé a écarté de la fondation d’Arequipa.

Sur place

Temps sur place30 min
Point suivantFin de l’itinéraire
Entréeaccès libre
Ouvrir dans Cartes

Les rues publiques sont accessibles vingt-quatre heures sur vingt-quatre ; il vaut mieux les parcourir de jour.

Vérifié : date non indiquée. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

C’est un quartier résidentiel, et non un décor de musée : ne bloquez pas les passages étroits ni les entrées des maisons. Pour la fin, les rues, la place et l’observation extérieure de l’église suffisent.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Terminez la promenade près de l’obélisque : d’ici, les étroits passages de San Lázaro resteront la dernière preuve que la ville n’a pas commencé par un quadrillage rectiligne.

Étape 8 sur 8Fin de l’itinéraire

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Centre historique d’Arequipa : place, monastère et San Lázaro » — 8 étapes, 1,8 km, 4 h 15 min.

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